
L’Orchestre de chambre de Paris se joue du miroir Webern Beethoven.
La ville de Vienne est le berceau d’indéniables révolutions artistiques. À l’aube du XIXe siècle, Beethoven y attise les effusions du romantisme naissant. Cent ans après lui, Webern opère un revirement en s’émancipant de la musique tonale. Le Concerto pour violon de Beethoven désarçonna le public de 1806 par sa dialectique innovante. L’œuvre dévoile aujourd’hui les clés de sa popularité grâce au jeu incandescent de la violoniste Alena Baeva.
En regard, la Symphonie n° 8, créée, elle aussi, à Vienne, incarne toute la perfection des compositions tardives de Beethoven. À Vienne toujours, Webern bouscule les convenances musicales. Ces Cinq mouvements op. 5 exploitent le langage atonal et osent des ruptures sonores inédites. La Symphonie op. 21 appartient à une période plus tardive : à la suite de Schoenberg, Webern adopte l’écriture dodécaphonique. Ces deux pièces se distinguent par un sens minutieux du détail, en germe dans le corpus beethovénien.
Webern, Cinq mouvements pour cordes op. 5
Beethoven, Concerto pour violon op. 61
Webern, Symphonie op. 21
Beethoven, Symphonie n° 8 op. 93
15, avenue Montaigne 75008 Paris