On ne sait comment

du 15 septembre au 30 décembre 2000

On ne sait comment

CLASSIQUE Terminé

Roméo est sorti traumatisé par cette effroyable Guerre de 1914. Il a du mal à réintégrer la société d’avant-guerre avec ses mœurs et ses coutumes. Par une sorte de provocation, il s’est mis en tête, ou tout du moins le fait croire, que sa femme, la belle et fidèle Ginevra le trompe.

Présentation
D’après André Bouissy, Bibliothèque de la PLEIADE

Présentation 

Roméo est sorti traumatisé par cette effroyable guerre de 14-18. Il a du mal à réintégrer la société d'avant-guerre avec ses moeurs et ses coutumes. Par une sorte de provocation, d’amour désespéré, il s'est mis en tête, ou tout au moins le fait croire, que sa femme, la belle et fidèle Béatrice, le trompe. Stupeur totale, car tout le monde sait à quel point Béatrice est dévouée à son mari, et au-dessus de tout soupçon.

Roméo est-il devenu fou ? Petit à petit, nous découvrons qu'il n'est pas si fou que cela, que sa logique tient la route, et qu'il s'est passé des tas de choses inattendues on ne sait comment ! Notre société se protège par la " forme ". Il y a des lois, des codes de conduite, des " certitudes " qui nous rassurent et, croit-on, nous protègent.

Mais la vie est mouvement, elle bouge en nous aussi, et nous entraîne vers ce monde mystérieux, cet état second où la volonté ne peut plus rien, l’inconscient, ce monde dans lequel on commet ces " crimes innocents ", on ne sait comment. Quelle punition existe-t-il pour ces crimes dont on ne veut pas se charger la conscience, puisqu’on ne les a pas voulus ? Faut-il en parler, faut-il en débattre, trouver des " excuses " ?

C’est la question dérangeante que pose Roméo, à la recherche de son identité de coupable. C’est sa folie. Il en mourra peut-être. Et tout ça " on ne sait comment ". Chacun peut se poser cette question s’il le souhaite, s’il croit que cela en vaut la peine, comme dit PIRANDELLO " à chacun sa vérité ".

Michel Fagadau

Note : Ne pas négliger Giorgio, (bastion de certitudes), peut-être fasciste ou futur fasciste, qui exerce une fascination non voulue sur Roméo, lequel peut à la fois en avoir peur, et éprouver une joie et une fierté secrètes d’avoir possédé sa femme, ce qui n’exclut en rien sa passion pour Béatrice, et son désespoir " d’homme " coupable.

D’après André Bouissy, Bibliothèque de la PLEIADE

Un ami de PIRANDELLO lui aurait suggéré de fondre deux de ses nouvelles pour en faire la pièce que nous connaissons sous le titre de " On ne sait comment ".

C’est à Alexander MOISSI, le grand " Henri IV " des pays germaniques, que l’auteur destina le rôle de Roméo DADDI. Venu jouer en Italie, patrie de sa mère, l’acteur y rencontra plusieurs fois l’écrivain, qui l’invita à Viareggio, durant l’été 1934, à une lecture du premier acte, qu’il venait d’achever. Il semble que MOISSI ait, après réflexion, refusé une première rédaction où le rôle de Bice, écrit pour Marta ABBA, était trop développé à son goût. Finalement rendez-vous fut pris pour la création à Vienne, au printemps 1935. MOISSI mourut pendant l’hiver et il ne resta de ce projet qu’une belle traduction de Stefan ZWEIG. C’est à Prague, en présence de l’auteur revenant de Stockholm où il avait reçu le prix Nobel, qu’eût lieu le 19 décembre 1934, au Théâtre National, la première mondiale dans une traduction de Vaclac JIRINA, sous le titre " Clovek ani nevi jak ". La première italienne ne sera donnée qu’un an plus tard, le 13 décembre 1935, à l’Argentina de Rome par Ruggero RUGGERI et sa compagnie.

Ni la traduction de Stefan ZWEIG, publiée à Vienne en 1935, ni le souvenir de MOISSI ne pouvaient en ces années brunes servir la fortune de la pièce en Allemagne. La création n’intervint que le 15 octobre 1963, à Munich, au théâtre de la Leopoldstrasse. Le 8 avril 1967, la pièce fut enfin jouée à Vienne au Theater in der Josefstadt. La traduction en langue anglaise par Marta ABBA figure au catalogue de Samuel FRENCH sous le titre " No one knows how ".

On ne sait comment ", dernière des œuvres achevées, a pris aux yeux de la postérité des airs de testament. Peut-être parce qu’on n’y trouve guère d’idées qui n’aient été énoncées dans des textes antérieurs et que plusieurs de ses idées tentent de s’y intégrer en un discours cohérent, s’y exprimant parfois avec la solennité des ultima verba. PIRANDELLO déclara alors : " Mes travaux précédents peuvent être considérés comme les prémisses logiques de celui-ci ". Et, persuadé qu’il délivrait un message dont dépendait l’avenir de la société : " ce sera peut-être mon oeuvre la plus forte, à coup sûr celle qui affronte le plus grave des problèmes : celui de la volonté, de la responsabilité ".

Ce ne sont pas deux mais bien trois nouvelles qui confluent dans " On ne sait comment " : " Dans le gouffre " (" Nel gorgo "), " La réalité du rêve " (La realtà del sogno ") et " Cinci " (" Cinci "). La première fournit le sujet et de nombreux thèmes aux trois actes.

La création française eut lieu le 16 février 1962 au théâtre du Vieux-Colombier, dans une traduction de Michel ARNAUD et une mise en scène de Jean TASSO. Alain CUNY tenait le rôle de Roméo, Delphine SEYRIG celui de Ginevra, Maria MAUBAN était Béatrice et Yves VINCENT, Giorgio. Il y eut quelques reprises de cette pièce, notamment à Paris, en 1976, et en 1979 au Nouveau Théâtre de Poche (en Suisse) dans une nouvelle mise en scène signée André STEIGER.

Vous avez vu ce spectacle ? Quel est votre avis ?

Note

Excellent

Très bon

Bon

Pas mal

Peut mieux faire

Ce champ est obligatoire
Ce champ est obligatoire

Vous pouvez consulter notre politique de modération

Informations pratiques - Comédie des Champs-Elysées

Comédie des Champs-Elysées

15, avenue Montaigne 75008 Paris

À l'italienne Accès handicapé (sous conditions) Bar Champs-Elysées Salle climatisée Vestiaire
  • Métro : Alma - Marceau à 183 m (9)
  • Bus : Alma - Marceau à 68 m, Marceau - Pierre 1er de Serbie - Place de Beyrouth à 330 m
Calcul d'itinéraires avec Apple Plan et Google Maps

Plan d’accès - Comédie des Champs-Elysées

Comédie des Champs-Elysées
15, avenue Montaigne 75008 Paris
Spectacle terminé depuis le samedi 30 décembre 2000
Revendeur 100% officiel
Partenaire officiel des salles de spectacles depuis 27 ans.
Meilleures places garanties
Les meilleures places disponibles vous sont systématiquement attribuées.
Service client réactif
Conseils personnalisés et assistance par mail et par téléphone.

Pourraient aussi vous intéresser

- 50%
Moby Dick

Lucernaire

- 16%
Le Bourgeois Gentilhomme

Théâtre des Gémeaux Parisiens

- 14%
Les Misérables

Théâtre Hébertot

Le Malade imaginaire

Théâtre de la Porte Saint-Martin

Spectacle terminé depuis le samedi 30 décembre 2000