
Deux jeunes femmes sont planquées dans une église désaffectée pour préparer un attentat eco-terroriste dans lequel elles prévoient de mourir. À leur arrivée, l’une d’elle annonce qu’elle a changé d’avis. À partir de 12 ans.
À partir de 12 ans.
Dans une église désaffectée, deux jeunes femmes se cachent pendant trois jours pour préparer un attentat suicide « éco-terroriste ». La jeune avocate d’affaires prometteuse et en sevrage brutal d’opioïdes, et la professeure des collèges gravement dépressive qui n’ont rien en commun doivent se mettre d’accord : à leur arrivée, l’une d’elles annonce qu’elle a changé d’avis et ne veut plus mourir.
Une moquerie cathartique et décalée de notre impuissance, où les choses ne s’avèrent jamais mener là où elles semblaient aller.
« Comme si ces Mondes Possibles étaient autant de dimensions différentes qui peuvent coexister, à la manière du film Everything, everywhere, all at once. Le jeu des comédiennes Rachel Collignon et Fanny Barthod est troublant, et leur travail, associé au remarquable travail sur le son du spectacle, donne lieu à l’une des scènes de cauchemar au théâtre les plus marquantes qui soit. » France Inter
« Ça démarre comme un film d’action, le burlesque en plus. Et il en ira ainsi tout le temps. À se balader à la frontière de la blague et du sérieux, à coups de ruptures dans l’histoire qui laissent vite penser que l’essentiel n’est pas là, mais bien plutôt dans une réflexion sur le sens de la vie, sur la manière d’habiter le monde, sur ce que la société fait de notre rapport aux autres […] Ce sera certainement une découverte majeure de ce festival. Laissons nous aller aux grands mots : l’acte de naissance même d’une autrice » Sceneweb
« Le dialogue monte, les piques claquent, les nerfs lâchent. On rit beaucoup. […] Drôle et glaçant à la fois. […] une réjouissante liberté de ton. […] une vertigineuse et décalée fable de notre époque. » Coups d'Œil
« Ces jeunes comédiens sont tous remarquables. Et ils embarquent leur public dans une aventure baroque, surréaliste, détonante. Un peu comme dans un rêve, les scènes se chevauchent, s’embrouillent, et le propos prend des directions différentes, questionnant les choix individuels de l’engagement. » L'Humanité
« C’est un huis clos de très haute volée, tragique dans le fond mais si comique dans la forme. […] Sauvage et poétique comme une balle traçante dans un vitrail. » Le Figaro
« Scénario complètement barré […] À la vie, à la mort, les Mondes possibles dessinent un horizon prometteur. » Les Échos
N’y a t’il pas en chacun d’entre nous une part moins tempérée, plus laide et monstrueuse, qui voudrait buter un ou deux patrons de corporation cupides, une petite paire de dictateurs, comme on arrache une mauvaise plante qui mine un jardin ?
Diane et Céleste incarnent pour nous cette sauvagerie. Inadaptées, dépressives incorrigibles, « malades mentales », sympathiques voisines que nous connaissons (sans le savoir peut-être), décalées juste assez pour permettre ce conte à la fois cathartique et pas si inimaginable. Elles posent la question brutale : jusqu’où serions-nous prêts à aller pour défendre ce qui nous reste de vivant, ce que nous estimons mériter et qui nous revient de droit ? Puis, une autre question en découle, qui raisonne fort dans l’actualité du monde: Qu’est-ce qui nous revient de droit ?
Leur maladresse, leur rage, leur désir confus de justice dessinent un espace ambigu, où la lutte ne ressemble pas à une épopée héroïque mais à un bricolage fragile d'instincts, d'échecs, d'élans magnifiques et d'erreurs tragiques. À travers elles, nous regardons sans détour ce que nous rêvons de changer — et ce que nous redoutons de devenir.
C’est un conte sur la faillite, la méritocratie à la Française, la peur du vide, la rage féminine sacrée et destructrice, et ce courage absurde et précieux qui nous pousse malgré tout à continuer de croire qu’il y a une lumière au bout du tunnel, lumière qui nous trouvera peut-être aussi par notre tendre poltronnerie.
94, rue du faubourg du temple 75011 Paris