Le pianiste aux 50 doigts

Théâtre des Sources , Fontenay-aux-Roses

Le 28 février 2020
Durée : 1h20

MUSIQUE & DANSE

,

Biopic

,

Musique classique

,

Théâtre musical

,

Coups de coeur

Le virtuose Pascal Amoyel replonge dans sa rencontre avec le Maître György Cziffra et entraîne le spectateur dans la vie incroyable du légendaire pianiste hongrois. Un magnifique portrait musical.
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Photos & vidéos

Le pianiste aux 50 doigts

De

Pascal Amoyel

,

Frédéric Chopin

,

Duke Ellington

,

George Gershwin

,

Olivier Greif

,

Aram Katchatourian

,

Franz Liszt

,

Robert Schumann

Mise en scène

Christian Fromont

Avec

Pascal Amoyel

  • Portrait musical

Véritable révélation dans le monde du spectacle vivant, Le pianiste aux 50 doigts rencontre un succès toujours grandissant depuis sa création au Festival de la Chaise-Dieu en 2010. Un hommage vibrant à Cziffra, légendaire pianiste hongrois. Une évocation sensible et bouleversante qui illustre toute l’admiration de l’élève pour son Maître, l’incroyable destinée et l’oeuvre du légendaire « pianiste aux 50 doigts ».

Alors âgé de 13 ans, le jeune Pascal Amoyel fait la rencontre à Paris d’un virtuose d’origine hongroise : le pianiste Georges Cziffra. Les rendez-vous se multiplient et, au-delà des grandes qualités humaines et artistiques, c’est un parcours de vie étonnant que l’adolescent va progressivement découvrir. Ce sera une révélation, un choc aussi : en effet, issu des bidonvilles, ce petit prodige jouant du piano dès l’âge de 5 ans dans les cirques d’Europe Centrale deviendra l’un des plus grands pianistes de tous les temps.

Petit à petit, sur scène, Pascal et Georges fusionnent pour devenir un seul et même homme... Cette évocation sensible et bouleversante illustre toute l’admiration de l’élève pour son Maître, le lien puissant qui les unit mais aussi l’incroyable destinée de Cziffra, du soldat perdu dans les affres de la guerre qui vola une locomotive à la Wehrmacht au condamné aux travaux forcés pour avoir tenté de fuir la Hongrie, jusqu'au pianiste jouant du jazz dans des bars sordides de Budapest avant d'accomplir enfin sa destinée de concertiste. Conçu et interprété avec tendresse et passion par Pascal Amoyel, ce spectacle musical inédit rend un vibrant hommage à la vie et à l’oeuvre du légendaire “pianiste aux 50 doigts”.

  • La presse

« Le musicien rend hommage à celui qui fut son mentor (...) dans un spectacle poétique. (...) Un moment qui changea sa vie et lui permet de distiller aujourd'hui l'image profondément humaine d'un Cziffra qui dans l'intimité préférait jouer Chopin que Liszt. » Thierry Hillériteau, Le Figaro, 14 janvier 2014

« Brillant » Direct Matin

« Humour et émotion » Le Parisien

« Bouleversant » France Musique

« Superbe » Figaro Magazine

« Eblouissant… sublime ! » Pariscope

« Tendresse et passion… inédit ! » France Inter

« Un hommage généreux » Le Nouvel Observateur

« Un spectacle grandiose » Radio Classique

  • Note d'intention

J'ai souhaité rendre hommage à un artiste qui n'était pas que le bateleur génial et autodidacte qu'on a souvent décrit. Georges Cziffra était aussi l'interprète magnifique de compositeurs tels que Rameau ou Beethoven. J'ai eu l'occasion de le côtoyer dans le cadre de stages et, ce qui est beaucoup plus rare, de cours privés. Agé alors de 11 ans, j'ai appris le piano sur le tard, d'oreille, en pratiquant l'improvisation. Un beau jour, un peu par hasard, j’avais 13 ans lorsque la gardienne de l'immeuble dans lequel nous vivions, 16 rue Ampère à Paris, m'a expliqué que Cziffra avait déménagé pour habiter Senlis où il venait d'ouvrir sa fondation. Il avait donc vécu à l'adresse même où nous venions de nous installer...

Alors, j’ai décidé de le rencontrer à Senlis et j'ai bientôt pu constater comme il était bon, ouvert, généreux... ce qui, du reste, n'est pas toujours le cas de tous les interprètes prestigieux. Il ne mettait aucune frontière entre lui-même et ses interlocuteurs. D'ailleurs, il parlait peu, mais sa musique parlait entre nous. Un seul de ses regards m'apprenait souvent plus que tous les mots.

En adaptant son incroyable et bouleversante histoire, je souhaite marcher sur les pas de ce pianiste hors norme qui reste l'une des figures les plus nobles de l'histoire de la musique. Récits et musiques s'imbriqueront comme pour illustrer indissociablement sa vie et son oeuvre.

Pascal Amoyel

  • Le maître, Georges Cziffra (1921 – 1994)

Issu d’une famille de musiciens Roms, il montre dès son enfance un don particulier pour la musique. Son père lui donne ses premières leçons de piano et à l’âge de 4 ans, il reproduit à l’oreille ce que joue sa soeur ainée. A 5 ans, il donne son premier concert dans un cirque. Il est accepté à 9 ans dans la prestigieuse Académie Franz Liszt de Budapest où son professeur est Ernst von Dohnanyi. A 13 ans, il finit l’opérette d’un autre compositeur en un temps record. Dès l’âge de 16 ans, il débute les tournées à travers l’Europe, notamment en Hongrie, Hollande et Scandinavie. La guerre l’appelle, il doit donc cesser d’étudier la musique. Il est fait prisonnier par l’armée Nationaliste Hongroise, par les Partisans puis par les Russes. Libéré et démobilisé en 1947, il rejoint sa femme et son fils, puis continue a étudier le piano un an plus tard auprès de György Frenczy, tout en gagnant sa vie en jouant dans les bars de Budapest mais aussi en Autriche avec son ami Elek Bacsik.

Très opposé au régime Communiste Hongrois, il tente de fuir le pays mais est fait prisonnier politique de 1950 à 1953. Il est soumis aux travaux forcés, comme porteur de pierres, ce qui lui vaudra à sa libération de longs mois de rééducation et des douleurs persistantes aux articulations. En 1955, après avoir recommencé à donner des concerts, il obtient le Prix Franz Liszt, le Grand Prix de la Virtuosité Pianistique, remis pour la première fois à un musicien qui n’est pas lui-même compositeur. Il décide en 1956 de fuir le régime Communiste et de s’exiler pour la France avec sa famille, profitant d’un concert donné à Vienne. Dès son arrivée à Paris, il est fort bien accueilli par le public et enregistre en 1957 sa fameuse interprétation des Rhapsodies Hongroises de Liszt, Liszt qui restera son compositeur de prédilection.

Cziffra, dans de nombreuses oeuvres, allait plus loin que l’interprétation. Il se prête aussi au jeu de l’arrangement, par exemple avec les Danses Hongroises de Brahms, dont il fait beaucoup plus qu’une simple transcription pour piano à deux mains, ou encore avec Le Vol du Bourdon (extrait de l’opéra Les Contes du Tsar Saltan de Rimsky-Korsakov). On lui a souvent reproché son excentricité, l’influence de son humeur sur son jeu lors de ses concerts, sa recherche d’un public populaire. En fait, son immense talent et sa virtuosité hors du commun avaient réussi à le propulser au premier plan, mais en dehors des chemins traditionnels qui mènent les pianistes au Panthéon de la renommée… Quoi qu’il en soit, il faut le considérer comme l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. En 1966, il fonde avec son fils György Jr. le festival de musique de La Chaise Dieu en Auvergne. Il est naturalisé français en 1968 et devient Georges Cziffra. En 1974, il crée la Fondation Cziffra pour soutenir des jeunes talents.

  • Programme musical

Liszt, Invocation (extrait)
Schumann, Scène d’enfants « Gens et pays étrangers »
Scriabine, Etude op. 8 n°12
Liszt, Funérailles (extrait)
Katchatourian, Danse du sabre
Greif, Le Carillon de Chérence
Gershwin, improvisation sur « The man I love »
Duke Ellington, Solitude
Liszt, Troisième Consolation
Liszt Rhapsodie hongroise n°2
Frédéric Chopin, Nocturne op. posthume
Amoyel, Improvisations

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Avis du public : Le pianiste aux 50 doigts

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Marc K. (1 avis) 20 février 2014

Magnifique Je ne suis pas un habitué des salles de concert, mais avec ce spectacle, le pianiste Pascal Amoyel m'a fait découvrir un nouvel univers : la musique classique, mais aussi la vie extraordinaire d'un grand pianiste pris dans les tourments du 20e siècle. Une grande performance dont on ressort sur un petit nuage...
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Sidonie L. (1 avis) 20 février 2014

Un véritable feu d'artifice Touchant de sincérité, Pascal Amoyel nous transporte. Entre humour et gravité, avec sensibilité, entre musique classique et jazz, cet artiste complet nous fait oublier le temps dans ce magnifique théâtre qu'est Le Ranelagh. Du pur bonheur !
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