
Une mystérieuse conteuse possède, semble-t-il, la véritable histoire d’Orphée et d’Eurydice et elle est bien décidée à nous en faire part. Une version absurde, burlesque et subversive du célèbre mythe se déroule sous nos yeux ébahis !
Minos, Charon, Jason et quelques autres, se jouent de nos perceptions, de notre langage et finalement de notre humanité, dans une grande fête baroque. Et si la folie apparente du monde du dessous nous révélait quelque chose du monde du dessus ?
Avec cette pièce, je veux interroger notre combat contre l’absurdité de l’existence, qui se termine aussi insensément qu’elle a commencée.
Nous sommes avides d’accéder à une forme de réalité qui nous transcende, pour mieux échapper à notre condition mortelle.
Nous cherchons un sens, la vérité, Dieu, mais nous sommes enfermés dans ce qui constitue notre seul rapport au monde : le langage.
J’explore donc les frontières de notre langue dans une recherche, vaine sans doute, des possibilités de s’en extraire. Pour comprendre, comprendre pourquoi la mort nous frappe. Et peut-être que devant l’abime, il nous faut jouer. Comme des funambules sur un fil tissé par le monde, au fur et à mesure de notre avancée. Un fil symbiotique, qui rend possible nos existences mutuelles : le fil des histoires qu’on se raconte pour préserver le semblant du sentiment d’exister.
Nicolas Schiavo
8, rue de Nesle 75006 Paris