
Ciel, mon Paris ! Le docteur Petypon a passé la nuit chez Maxim avec son ami Mongicourt.
Ce dernier le retrouve endormi… à midi ! De la chambre sort la Môme Crevette, danseuse du Moulin-Rouge. Le général Petypon, l’oncle, arrive, prend la Môme pour l’épouse du docteur qui ne nie pas et invite son neveu au mariage de la nièce Clémentine, dans son château en Touraine.
Petypon est donc contraint d’emmener la Môme en guise de femme. Quant à sa (vraie) épouse, Gabrielle, elle reçoit tardivement la lettre qui annonce le mariage et part à son tour pour la Touraine… suivie par Mongicourt. Tous se retrouvent au château : quiproquos en pièce montée !
Une môme-crevette, un général, un mari, un ami, une épouse, une chorale, une fanfare, des pompiers : ciel, mon Feydeau !
Création inédite à découvrir pour la première fois au Lucernaire.
Nous voulons encore croire que « Paris est une fête » ! Et, ce qui est sûr, c’est que Feydeau en est une autre ! Après Le Dindon et Un fil à la patte, nous retrouvons avec bonheur notre auteur fétiche. La Dame de chez Maxim est l’occasion d’une joyeuse cavalcade de la rue Royale au château de Touraine, des nuits parisiennes endiablées au mariage de province.
C’est donc une occasion renouvelée de dresser une galerie de portraits hauts en couleur, de la danseuse du Moulin-Rouge qui revisite la langue française et se joue de tout et de tout le monde au Général grivois, du Docteur pas si respectable à l’épouse naïve ou à l’ami noceur. C’est aussi créer des tableaux d’ensemble pensés par l’amateur d’impressionnisme qu’était l’auteur.
C’est surtout l’occasion, d’une fête à l’autre, de se lancer dans ce tourbillon où l’on danse et où l’on rit, où l’on ment avec panache. Un vrai bal pour ce Collectif Paradis. Un bal, noces et banquets des années 50, car il nous a semblé amusant et signifiant de transposer légèrement l’intrigue et de faire résonner le texte dans cette décennie où « la petite bourgeoisie de province » faisait régner l’ordre moral tandis qu’une certaine jeunesse et « la Capitale » commençaient à faire bouger les lignes.
Dans un irrésistible jeu de dupes, au second acte, la Môme Crevette donne le ton dans ce monde du qu’en-dira-t-on. La liberté qui la caractérise semble contagieuse. La mise en scène sera enfiévrée comme il se doit, dans un décor symboliste qui laissera toute la place à la joie de jouer.
53, rue Notre Dame des Champs 75006 Paris