L'espace furieux

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Théâtre de la Cité Internationale , Paris

Du 06 au 10 mars 2018

CONTEMPORAIN

Chez Novarina, la parole est la matière vive. Les répliques surgissent de nulle part, tantôt bouffonnes, tantôt spirituelles. Ici, tel un commando surentraîné à la défense du texte, six êtres de chair malaxent les mots, les culbutent, et jouissent du langage pour mieux dévoiler la condition humaine.
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L'espace furieux

De

Valère Novarina

Mise en scène

Mathilde Delahaye

Avec

Pierre-Félix Gravière

,

Frédéric Leidgens

,

Romain Pageard

,

Juliette Plumecocq-Mech

,

Maud Pougeoise

,

Blanche Ripoche

  • Le mot, une arme

Chez Novarina, la parole est la matière vive. Les répliques surgissent de nulle part, tantôt bouffonnes, tantôt spirituelles. Ici, tel un commando surentraîné à la défense du texte, six êtres de chair malaxent les mots, les culbutent, et jouissent du langage pour mieux dévoiler la condition humaine.

L’Espace furieux a été publié en 1997 chez P.O.L.

  • Note d'intention

Envisager les mots comme des fruits historiques et géographiques, nourris de strates enfouies, enracinés dans le mystère de nos grammaires, mais toujours en mouvement et toujours d’abord matière. L’Espace furieux commence par une généalogie ludique et métaphysique de la parole, ce sont deux enfants qui s’interrogent « Qu’est-ce que parler ? », et qu’est-ce que « Je suis » ? Parodie d’un dialogue philosophique, c’est aussi la scène qui est interrogée et le théâtre entier qui est convoqué : l’équivalent moderne du « Qui est là ? » chez Hamlet.

L’Espace furieux est l’espace d’une démesure, celle de la jouissance de la langue parlée, des mots culbutés, renversés, malaxés, dansés et chantés. C’est donc une expérience à laquelle les spectateurs sont conviés, où les figures, car ce ne sont pas ici des personnages au sens classique, se livrent et débordent dans le gros bouillon du langage : c’est un festin de mots. Je veux m’emparer de cette matière-monstre avec une équipe constituée de jeunes acteurs complices de promotion du TNS et d’acteurs plus âgés.

Il s’agit d’éprouver dans cette rencontre le croisement des figures présentes dans le texte (les Enfants d’Outrebref et Traversant, Jean Singulier, et la Figure pauvre, Sosie, le Vieillard Carnatif…). Il s’agit aussi d’ouvrir le spectre des paroles car c’est le métier même de l’acteur qui est interrogé par cette langue, cet étrange animal qui se fait traverser par la parole d’un autre. M’attaquer à cette langue, dont la découverte en 2005 a été décisive dans mon parcours de jeune metteur en scène, est un défi immense et joyeux.

Mathilde Delahaye

  • Extraits

Sosie  : Nous sommes quatre acteurs, contrairement au public : dès que nous avançons, il recule.
L’Enfant d’Outrebref : À ceux que nous ne voyons pas, car ils sont dans le noir, c’est en vain que nous prêtons désormais des yeux.
L’Enfant Traversant : Encore un mot ?
Sosie : Je désire prouver que je suis un animal.
L’Enfant d’Outrebref : Faites-le. Qu’est-ce que tu fais ?
L’Enfant Traversant : Je préfère pas voir cette scène, je sors !

Le Vieillard Carnatif : J’étais clouer de Stop : ma vie se passait à cloudre. À installer des stops, sur des passages de routes, pour que nos piétons traversassent… Activité qui allait bon train… Puis le temps m’est apparu et m’a fui… Puis je me suis aperçu que c’était moi qui étais ici : je ne clouais que des stops, stop sur stop, livrant passage à des camions automobiles livrant camions poubelles, tout ceci, le matin tôt, à Rungy, à Huit, à Action-les-Plâtres. Elles bondiraient à moteur rugissant, si fort que je les entendrais si elles étaient encore là !.. puis elles s’arrêteraient soudain de cesser de bondir… C’est alors qu’on m’a demandé de déremplacer un feu rouge par un vert, en m’habillant moi-même de ce costume orange-marron. Mais le feu vert verdit et toutes les autos partuiiirent, et il n’y avait plus de sécurité ! Et il n’y avait donc plus personne à traverser ici-bas. Alors la suite m’écrasa. Et je mourus cada, tout le long du jour épatant.

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