L'amour existe

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A la Folie Théâtre , Paris

Du 30 août au 21 octobre 2012
Durée : 1 heure

CONTEMPORAIN

Michel, suite à un accident de voiture, se trouve face à une femme qui l'interroge sur des détails très personnels. L'amnésie de Michel semble partielle et laisse place au doute. S'agit-il réellement d'un accident ? Quel secret sortira-t-il de cette confrontation ? Déconseillé aux moins de 16 ans.
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Spectacle terminé depuis le 21 octobre 2012

 

L'amour existe

De

Mitch Hooper

Mise en scène

Christine Casile

,

Thierry Mourjan

Avec

Patrick Della Torre

,

Florence Gout

Déconseillé aux moins de 16 ans.

  • Un secret à percer

Michel, suite à un accident de voiture constate avec étonnement qu'il est retenu et se trouve face à une femme qui l'interroge sur des détails très personnels. Il se dit amnésique mais n'est-ce pas un prétexte ?

Bien qu'intrigué par la nature des questions, il semble néanmoins disposé à collaborer. Il apparaît progressivement qu'il s'agirait d'un accident volontaire, il ne le nie pas. La femme donne l'impression d'en savoir plus qu'elle ne le dit et se dévoile peu à peu, servant ainsi une stratégie dont on mesurera plus tard l'efficacité.

L'amnésie de Michel semble partielle et laisse place au doute. Que cherche-t-il à cacher ? Quel secret sortira-t-il de cette confrontation ?

  • On ne naît pas un monstre pour ses semblables, on le devient

On ne naît pas un monstre pour ses semblables, on le devient. Comment et pourquoi ? L’auteur nous plonge au coeur du processus qui conduit un enfant qui a été la victime d’un adulte à devenir à son tour un adulte bourreau d’enfants à cause et à force de traumatismes. Un dialogue à huis-clos entre une femme et cet homme nous indique les éléments ayant permis la mise en place de ce mécanisme.

Le manque d’amour d’une mère ayant des difficultés à gérer sa vie et fermant les yeux sur les sévices que fait subir son amant à son petit garçon. Les traumatismes dont l’enfant est victime l’empêchent de franchir les différents stades évolutifs.

Adulte, il continue de se percevoir tel un enfant, alors même que son niveau intellectuel lui permet de faire des études universitaires. Son incapacité à résister à ses pulsions meurtrières lui procurent la sensation illusoire d’un pouvoir dont il pense qu’il lui est nécessaire pour être, pour exister.

Le déni dans lequel il s’enferre, s’enferme, lui permet de n’avoir aucune conscience de la gravité de ses actes. Au fil de ce dialogue, la déconstruction progressive de son déni nous aide à comprendre qu’il lui a été indispensable pour en supporter le poids.

Il ne s’agit évidemment pas d’excuser de quelque façon que ce soit les actes commis par notre personnage mais d’en comprendre le fonctionnement et de montrer qu’une enfance maltraitée, en plus du caractère insupportable qu’elle nous renvoie, entraîne invariablement de graves troubles comportementaux chez ceux qui en sont la victime.

L’amour existe. Faut-il encore que chacun ait la chance d’en recevoir la part nécessaire à son équilibre.

  • Huis-clos dans un lieu indéfini

Un homme, une femme et le spectre envahissant d’actes inavouables, inexcusables. Entre eux, un puzzle, métaphore d’une vie douloureuse, éparpillée. Deux êtres, deux vies qui se croisent, tentent de communiquer.

L’homme, comme un enfant agité pris dans un piège. Pourquoi le retient-on ? Est-il la victime d’un malentendu ? Ou bien se mure t-il dans un déni indispensable au maintien de son refoulement ? Et son impuissance à quitter l’enfance, n’est-elle pas le témoin d’un trouble grave ?

La femme, compréhensive, humaine, maternelle, se sert de son humanité comme d’une arme, forçant ainsi la communication afin de rendre possible l’aveu nécessaire à une rédemption et une reconstruction.

Et puis ces questions. Nos actes nous définissent-ils ? Peut-on donner la mort sans se détruire ? L’amour existe-t-il pour tout le monde ?

  • La presse

« L'une des qualités de L'amour existe est d'éviter les pièges de l'exposition spectaculaire de l'horreur, du pathos surdimensionné, pour aborder ce drame - long cheminement de l'enfant victime à l'enfant bourreau – avec toute la délicatesse, la finesse d'un auteur qui use de l'écriture pour poser les vrais questions, éclairer certains éléments de réponses, sans à aucun moment être tenté de porter un jugement définitif, ou éventuellement d'excuser les actes commis.» Gil Chauveau, La revue du spectacle

« La pièce de Mitch Hooper est formidable. » JL Jenner, Figaroscope

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