
Tragédie burlesque, Grand Vide met en scène une société du divertissement à la dérive, que les absurdités hiérarchiques et la violence sourde gouvernent.
À partir de 14 ans.
Un matin, Eva, jeune dealeuse en quête d’un avenir meilleur, fait irruption dans la direction d’une chaîne de télévision. Le temps d’une réunion, elle accède aux coulisses d’un monde qu’elle fantasme. Mais rapidement les masques s’effritent, le vernis craque. Jusqu’où l’ambition d’Eva tiendra-t-elle ?
« En écrivant, mettant en scène et jouant avec brio Grand vide, Gary Guénaire nous surprend. Mieux, nous épate car il y a chez lui tout ce qui fait sens, le fond et la forme confondus. [...] C'est glaçant et jouissif, frivole et grave. Mais avant tout sensé. La pièce donne à réfléchir comme elle offre à rire [...] Ce "Grand vide" dont la directrice de la pièce dit qu'"il n'est rien de plus excitant que le vide", est un petit bijou d'écriture, de jeu, de mise en scène, d'habillage sonore, de lumières. » Tatouvu
« Il y a des pièces qui méritent le détour (...) Endossant avec talent la casquette de metteur en scène, [Gary Guénaire] navigue entre réalisme et absurde. (...) Comédien prodigieux, Gary Guénaire fait des débuts prometteurs comme directeur d’acteurs d’autant qu’il sait s’entourer. » Le Figaro
« Je crois fortement aux initiatives individuelles. Il y aura toujours des gens prêts à tout pour l'argent et le succès, mais aussi des gens prêts à garder leur humanité. Les crises, ce sont les moments où les choses avancent parce que l'on décide d'agir après avoir révélé. » Interview pour Théâtral magazine
Dans quel monde notre génération aura-t-elle fait vivre nos enfants ! Merci à notre fils, Gary Guénaire, de l’avoir si excellemment montré et démonté dans "Grand vide". Une pièce de théâtre pleine de folie et au ton juste, burlesque et critique, ironique et implacable, qui mêle le rire à la sourde conscience de l’absurdité du monde qu’elle décrit et accuse. Ici, l’écriture porte et rejoint le jeu des acteurs, dont il faut saluer la performance ; c’est le chaos des sentiments et des comportements ; un monde qui court et entraîne dans son abîme ses personnages. Il faut lire et voir "Grand vide" comme la représentation de cet univers impitoyable et dérisoire à la fois, qui n’aurait jamais dû exister tant il était privé de sens, mais que nous aurons laissé faire. Notre émotion et notre ravissement devant ce beau spectacle n’ont ainsi d’égal que la responsabilité d’avoir engendré le monde qu’il traite. "Grand vide" se lit et se vit comme un remède et comme un espoir : ne plus jamais croire à ce monde, ne plus jamais le voir.
Cette pièce de Gary Guénaire nous embarque avec un tempo effréné dans un huis clos où l’on jouit de l’absurdité et de la vacuité du monde professionnel. Les rapports de pouvoir sont nécessairement transgressifs et jubilatoires, pour ceux qui les observent de là-haut. Puis les masques tombent et le (grand) vide, abyssal, se révèle encore plus grinçant, étourdissant, à en perdre la tête… Si les « leaders » triomphent un instant, personne n’est dupe de leurs rôles et de leur double-jeu. La pièce de Gary Guénaire dévoile ce jeu trouble à travers un burlesque qui emprunte tour à tour à Ionesco et Jim Carrey, à travers un jeu très physique mêlant dialogues, danses et mimes. Le jeu des différents acteurs est époustouflant. Il sert à merveille ce théâtre à l’état pur. Cette pièce est irrésistible ! Foncez la voir sans plus tarder !
Grand vide réussit un mélange que j'aime assez : faire rire franchement tout en laissant une impression plus trouble derrière. La pièce avance avec une vraie énergie, sans temps mort, portée par une écriture vive et des comédiens souvent justes. C’est drôle et franchement absurde, mais jamais gratuit : derrière le burlesque, on sent une critique assez mordante du monde du divertissement, des chiffres, des ego, des rapports de force et du vide qu’on essaye parfois de combler en faisant du bruit. Une pièce intelligente, rythmée, et vraiment très agréable à voir.
Pour 3 Notes
Dans quel monde notre génération aura-t-elle fait vivre nos enfants ! Merci à notre fils, Gary Guénaire, de l’avoir si excellemment montré et démonté dans "Grand vide". Une pièce de théâtre pleine de folie et au ton juste, burlesque et critique, ironique et implacable, qui mêle le rire à la sourde conscience de l’absurdité du monde qu’elle décrit et accuse. Ici, l’écriture porte et rejoint le jeu des acteurs, dont il faut saluer la performance ; c’est le chaos des sentiments et des comportements ; un monde qui court et entraîne dans son abîme ses personnages. Il faut lire et voir "Grand vide" comme la représentation de cet univers impitoyable et dérisoire à la fois, qui n’aurait jamais dû exister tant il était privé de sens, mais que nous aurons laissé faire. Notre émotion et notre ravissement devant ce beau spectacle n’ont ainsi d’égal que la responsabilité d’avoir engendré le monde qu’il traite. "Grand vide" se lit et se vit comme un remède et comme un espoir : ne plus jamais croire à ce monde, ne plus jamais le voir.
Cette pièce de Gary Guénaire nous embarque avec un tempo effréné dans un huis clos où l’on jouit de l’absurdité et de la vacuité du monde professionnel. Les rapports de pouvoir sont nécessairement transgressifs et jubilatoires, pour ceux qui les observent de là-haut. Puis les masques tombent et le (grand) vide, abyssal, se révèle encore plus grinçant, étourdissant, à en perdre la tête… Si les « leaders » triomphent un instant, personne n’est dupe de leurs rôles et de leur double-jeu. La pièce de Gary Guénaire dévoile ce jeu trouble à travers un burlesque qui emprunte tour à tour à Ionesco et Jim Carrey, à travers un jeu très physique mêlant dialogues, danses et mimes. Le jeu des différents acteurs est époustouflant. Il sert à merveille ce théâtre à l’état pur. Cette pièce est irrésistible ! Foncez la voir sans plus tarder !
Grand vide réussit un mélange que j'aime assez : faire rire franchement tout en laissant une impression plus trouble derrière. La pièce avance avec une vraie énergie, sans temps mort, portée par une écriture vive et des comédiens souvent justes. C’est drôle et franchement absurde, mais jamais gratuit : derrière le burlesque, on sent une critique assez mordante du monde du divertissement, des chiffres, des ego, des rapports de force et du vide qu’on essaye parfois de combler en faisant du bruit. Une pièce intelligente, rythmée, et vraiment très agréable à voir.
94, rue du faubourg du temple 75011 Paris