Faits d'hiver - danses d'auteur, 2004

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Lierre , Paris

Du 09 au 10 janvier 2004

MUSIQUE & DANSE

Au programme : Vénus Pénis Production de Cyrill Davy, Bêtes de scène - cocus magnifiques de Claudia Gradinger, Old (et New) movements for new (et old) bodies de Marco Berrettini.
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Spectacle terminé depuis le 10 janvier 2004

 

Faits d'hiver - danses d'auteur, 2004

De

Marco Berrettini

,

Chiara Gallerani

,

Claudia Gradinger

,

Tatiana Taneva

Avec

Damiano Bigi

,

Jean-Paul Bourel

,

Jérôme Brabant

,

Lorena Calandin

,

Carine Charaire

,

Sébastien Chatellier

,

Cyrill Davy

,

Anne Delahaye

,

Melina Faka

,

Ivan Fatjo

,

Bruno Faucher

,

Léa Ginoux

,

Sylvie Gonthier

,

Claudia Gradinger

,

Sylvain Huc

,

Laurence Langlois

,

Gaëtan Le Marchand

,

Vanessa Leprince

,

Africa Manso

,

Nedjma Merahi

,

Yendi Nammour

,

Gianfranco Poddighe

,

Jean-Luc Priano

,

Anja Röttgerkamp

,

Tatiana Taneva

9 janvier à 19h
- Cyrill Davy - Vénus Pénis production (Part I), création, sextet, 35’
- Claudia Gradinger - Bêtes de scène - cocus magnifiques, création, trio, 25’

10 janvier à 19h
- Cyrill Davy - Vénus Pénis production (Part II), création, sextet, 35’
- Claudia Gradinger - Bêtes de scène - cocus magnifiques, création, trio, 25’

9 et 10 janvier à 21h
- Marco Berrettini - Old movements for new bodies (11 interprètes du centre de formations du CDC de Toulouse - 40’)
-
Marco Berrettini - New movements for old bodies (7 interprètes de la compagnie - 60’)

Chorégraphie : Cyrill Davy
Interprètes : Vanessa Leprince, Africa Manso, Ivan Fatjo, Damiano Bigi, Cyrill Davy, Velvet
Texte : Cie C Yoshi M
Musique : Nina Simone, Pink Floyd, Pan Sonic, Mika Vainio, Cj Bolland, Mozard, Arvo Pärt, Led Zeppelin, Godspeedyou, …

La recherche de dédoublement de personne, de personnalité, sera au cœur de cette nouvelle création. L’une des prémisses de Vénus Pénis Production semble s’inspirer d’une des situations impossibles imaginées par Kafka dont la proposition se résumait ainsi : " Et si quelqu’un se réveillait un beau jour en étant quelqu’un d’autre " .

 " Pas de soi qui ne soit que soi, pas d’ici qui ne soit qu’ici, pas de maintenant qui ne soit que maintenant : telle est l’exigence du double " (Clément Rosset).

Vénus Pénis Production sera plein de tension, d’agitation, de trouble. Le cauchemar évoqué semble contaminer la réalité. Il donne le sentiment de changer toujours de dimension, d’enchaîner les points d’équilibre aussitôt troublés, obligeant les sens et la raison à de perpétuels ajustements. Tout est tension, surtension, court-circuit, au bord du black out.

À cette part d’émotionnel, viendra s’ajouter ou se superposer le mouvement, dans la continuité du travail de recherche de la compagnie C Yoshi M. Une grande technicité pour gommer l’effort ou, du moins, le camoufler et favoriser la désorientation, la complexité du mouvement. Un mouvement allant jusqu’au vertige. Tout le mouvement de Venus Pénis Production obéit au mode effréné et lancinant de l’apparition, disparition, flash back. Le corps n’est que le double du mental et réciproquement. Mon corps ou mon esprit n’est peut-être que le double de l’autre ?

 " Suis-je vraiment seul à être moi ? " (Maurice Merleau Ponty).

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Chorégraphie : Claudia Gradinger / Travail en complicité avec Laurence Langlois et Jean-Luc Priano
Danseuses : Laurence Langlois et Claudia Gradinger
Chant et Danse : Jean-Luc Priano
Conception bande-son : Jean-Luc Priano et Claudia Gradinger
Conception installation lumière : Eric Lamy
Oeil extérieur : Christine Erbé
Cie Les princes de rien

Bêtes de scène - cocus magnifiques* est le deuxième volet d’un triptyque autour des Bêtes. Il existe déjà le solo Bêtes de scène - cowgirl. Dans la continuité de ce travail, je souhaite développer le trio Bêtes de scène - cocus magnifiques avec deux danseuses et un chanteur qui danse. Les investigations autour des Bêtes me laissent croire à moult pistes, à de nouvelles matières à creuser. Une pièce de groupe verra le jour - Bêtes de scène - cabaret vache (création pour 2004/2005 - titre provisoire).

 " Angélisme et monstruosité font bon ménage : à l’exemple d’une mante religieuse qui décapite la tête de son mâle, le dévore lentement du cou aux pattes une fois l’accouplement accompli. Comme s’il fallait deux femmes pour un homme. Lui, il possède ce beau, puissant et sublime organe magnifié : la voix. Elles, elles sont danseuses, androgynes, belles et blondes mais ont un handicap : elles ne savent pas chanter - quoique avec leurs bouches elles savent faire des choses… Mais décidément il leur manque “l’essentiel”. On sourit. Le monde est merveilleux et l’histoire ne serait pas l’Histoire sans le cul. Parce que. Quelque part on se fait tous b... par la vie. Voilà le pourquoi de ce trio, cru et violant quasi dépourvu d’humanité. Et pourtant, j’aimerais voir ce qui reste de l’âme quand les gestes se sont absentés...

Je m’imagine cette pièce comme un rite d’initiation au danger, où un humain laissera, éventuellement, sa peau. Un rituel érotique pas sans autodérision où sera tué un monstre merveilleux. Lequel ? On ne le saura pas.

Dans le sujet que j’ai choisi, à savoir le rapport homme-femme, il y a déjà une force intrinsèque : la sexualité. Dans ce domaine qu’est la sexualité se croisent l’affectif, le culturel, le psychologique, le postural, etc. Tant de nœuds sociaux qui contiennent énormément d’informations. Je n’essaierai pas de les traiter de manière exhaustive, mais plutôt de dresser une sorte de portrait de gens en relation les uns avec les autres, entourés d’un monde bancal. Une recherche de chaque instant, qui se définit dans la quête d’un absolu individuel.

Dans Bêtes de scène - cocus magnifiques, comme dans les autres pièces, il ne s’agit pas de refaire l’histoire des animaux si ce n’est que de rendre compte qu’il s’agit aussi de la nôtre. La notion de Bêtes est pour moi omniprésente dans sa faculté à être un garde-fou à une sur-individualisation de notre condition humaine. De tout voir d’un point de vue d’Homme civilisé jusqu’à ne plus voir, ne pas avoir la parole et parler quand même. En effet, je préfère croire que je suis tombée de l’arbre, que je descends du singe par cousinage que d’avoir pour ancêtre un Homme tel que moi.

Nous n’allons pas faire les animaux. Et si nous cherchons la petite bête, la bête en nous, c’est par un acte de présence et par-là de dignité.

* Le cocu magnifique : pièce de théâtre écrite par Fernand Crommelynck, mise en scène par Meyerhold en 1922.

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Chorégraphie : Marco Berrettini
Interprètes : de Agostino, Lorena Calandin, Sébastien Chatellier, Melina Faka, Léa Ginoux, Sylvie Gonthier, Sylvain Huc, Gaëtan Le Marchand, Nedjma Merahi, Yendi Nammour et Tatiana Taneva.
Musique : Edvard Grieg - Peer Gynt
Textes : Peter Sloterdijk - Règles pour un parc humain

Un spectacle pour les stagiaires de la formation professionnelle du Centre de développement chorégraphique de Toulouse - Midi-Pyrénées.

La musique d’Edvard Grieg aide à l’élaboration d’un mouvement folklorique, périmé, antique qui se confronte aux corps des jeunes danseurs du CDC. Old movements for new bodies se transporte dans un futur lointain, pour parler d’un certain présent.

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Direction artistique : Marco Berrettini
Interprétation : Jean-Paul Bourel, Jérôme Brabant, Carine Charaire, Anne Delahaye, Bruno Faucher, Gianfranco Poddighe, Anja Röttgerkamp

New movements for old bodies est le titre générique d’un projet incluant :
Marco Berrettini - Are friends electric ?, 60 minutes
Chiara Gallerani - Sweet savagery, 20 minutes
Un film de Gianfranco Poddighe : b’anal world, 15 minutes

 " Glass shines brighter once it’s broken " Leonard Bernstein

 " C’est pourquoi la danse la plus parfaitement imaginable aurait lieu dans une pièce aux murs blancs, vide et coupée du monde avec Rien dedans…

Je crois pourtant que la Meilleure Danse ne comporterait pas de mouvements parce que le mouvement l’empêcherait d’être Originale. Je veux dire que le mouvement a été inventé il y a bien longtemps déjà. Je veux dire que bouger est partout. Le mouvement dépasse la vie.

La télévision, voyez-vous…Le mouvement relie tout à tout. Voir, sentir, entendre, goûter, penser, etc., sont des formes de mouvement… Le sexe est une histoire de mouvement et d’électricité… Notre peau est un seul médium schizophrénique où le mouvement sous la peau est relié à l’autre, le mouvement sur la peau…

Car, si Kant avait enfilé des pointes, nous aurions été forcés d’ôter nos montres… " 

Kenneth King

Par *Melk Prod.

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