Du bout des doigts

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La Scala Paris , Paris

Du 31 mars au 18 avril 2020
Durée : 1 heure

MUSIQUE & DANSE

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Danse contemporaine

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Danse contemporaine

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Familial

Du bout de leurs doigts, ils arpentent les grandes scènes, de Broadway à Paris, de Bruxelles à Harlem… Deux des danseurs de Kiss & Cry et de Cold Blood créent un spectacle familial qui retrace l'histoire de la danse. Enchanteur !
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Spectacle complet

 

Photos & vidéos

Du bout des doigts

De

Grégory Grosjean

,

Gabriella Iacono

Avec

Grégory Grosjean

,

Gabriella Iacono

  • Un spectacle familial

Un homme et une femme traversent les siècles ensemble en dansant. Au fil de leur voyage, ils vivent les grandes histoires du monde, celles de la danse et celles des hommes. À l’aide de leur malle d’où émergent des théâtres miniatures, ils revisitent le ballet, le rock, les comédies musicales, la danse contemporaine ou le hip-hop. Avec tout leur corps… en commençant par leurs mains.

Du bout de leurs doigts, ils arpentent les grandes scènes, de Broadway à Paris, de Bruxelles à Harlem…

Un spectacle familial créé par deux des danseurs de Kiss & Cry et de Cold Blood qui ont enchanté les spectateurs de La Scala Paris l’hiver dernier.

Cela fait 10 ans que nous travaillons ensemble, sur scène, en studio, en tournée. Nous avons notamment collaboré avec Michèle Anne De Mey et Jaco Van Dormael. Dans la continuité de cette riche expérience et accompagnés par une partie de l’équipe artistique, nous avons eu envie d’explorer d’autres mondes possibles en nous adressant à un public familial. Des mains et des corps dansants filmés par une caméra... Voilà comment nous est venue l’idée de parcourir l’histoire de la danse. Ces pièces que nous n’avons pas dansées et qui nous ont fait rêver. Il nous est possible aujourd’hui de les interpréter autrement. » Gabriella & Grégory

  • Une histoire de la danse

« L’artiste a toujours été un témoin de son temps, de sa société, et de l’histoire. Avec l’art de la danse comme langage, Du Bout des doigts nous fait le récit de certains pans de l’histoire, comme porteuse d’une mémoire. »

Cette histoire de la danse débute autour du feu, du temps où l’homme vivait encore dans les grottes. Cette danse sauvage, ancestrale suit les vibrations, les rythmes, et rien dans les mouvements n’est encore structuré. Elle trouve son origine dans la mémoire ancienne. L’homme a quitté la grotte, la danse se structure, elle devient rituelle, sacrée, guerrière. Elle ponctue le quotidien. Elle part du sol et de la terre. Elle fête l’amour, les saisons et les batailles victorieuses.

Sortant de son contexte cérémonial rituel, la danse rentre dans le théâtre, les salons et les opéras. Elle est le divertissement des rois et des princes. Elle prend le titre de belle danse quand elle devient baroque, exprimant les grands sentiments de l’âme ou on la surnomme « classique » quand elle revêt des airs de féerie et de romantisme.

Quand la danse sort des théâtres, la rue s’empresse de se la réapproprier comme le Lindy Hop à Harlem. Dans le contexte de la crise de 1929, la population a faim, la danse devient moyen de subsistance. En couple ou en solo, elle mélange rock et musique afro-américaine. Elle se fait marathon dans les salles de fêtes et les bars jusqu’au petit jour. Elle va jusqu’à l’épuisement dans les derbys. Elle est compétitive et sociale.

Quand la danse devient politique, elle accuse la montée du fascisme, se fait prémonition de l’horreur dans un premier ballet politique sur fond de « Table Verte » (Kurt Joss 1932).

Après la guerre elle devient populaire et grandiose, les productions se développent à grande échelle et la danse fait son entrée au cinéma, c’est le temps des comédies musicales américaines. Sur Broadway, elle est divertissante, narrative et spectaculaire.

Les théâtres ont changé. Ils se sont débarrassés de leurs atours, plus de décor en trompe-l’oeil ni de majestueux rideaux rouges. La boîte noire, sobre et invisible, se fait support pour une nouvelle histoire. Le temps de la performance est arrivé. On dit maintenant de la danse qu’elle est contemporaine. Les chorégraphes articulent des langages, développent leurs propres univers ; les corps explorent le champ des possibles de leur expression. Pina Bausch et sa danse narrative et visuelle parlent de danse-théâtre, Trisha Brown est post-moderne quand Anne Teresa de Keersmaeker renoue avec la partition musicale et sa structure.

Et dans la rue encore, la danse unit des communautés, permet à la jeunesse de s’exprimer, de se dépasser au hasard d’un sol de béton, d’une aire de jeu... Le Hip Hop est héritier autant du disco que du rap, autant des danses à Harlem que des rituels des origines… L’histoire de la danse chez nous porte en elle les changements du monde, derrière chaque lieu de représentation et derrière chaque geste on peut encore deviner les précédents… et on continue et continuera toujours de danser.

  • Histoire et histoires

En tant que danseurs de danse contemporaine, notre travail est aussi une recherche sur l’histoire de ces codes et langages. Ils sont les héritiers de tant de parcours, d’aventures et d’histoires. Nous avons voulu ici par le sensible et le spectaculaire faire ressentir au public cette traversée, en rendant accessible des pièces réduites à leur essence.

A travers une douzaine de tableaux, le spectateur appréhende plusieurs familles de danses. Certaines comme le hip hop, le ballet, le rock et les comédies musicales seront aisément reconnaissables, d’autres comme les travaux de Pina Bausch et de Rosas seront des découvertes. Notre fil conducteur dans ce voyage temporel est le lieu de la représentation. Nous passerons du sol au théâtre miniature à l’italienne jusqu’aux lieux industriels en passant par les ambiances de salle de fête et la boîte noire. A travers les changements de lieux, le spectateur ressent aussi les changements d’époques, de la préhistoire à la renaissance en passant par les années 30, de Woodstock jusqu’à aujourd’hui. Loin d’être un exposé didactique, Du Bout des Doigts est, avant tout, un spectacle de danse qui vise à suggérer, à voir, à sentir et offrir un espace de réflexion laissant libre cours à l’imagination des spectateurs.

  • Les espaces : du dehors au dedans

Des mains et des corps dansants filmés en direct
Les danseurs en action sont filmés par le caméraman pour révéler au public ce qu’il ne peut voir avec les yeux (miniatures, danses de mains), choix d’un point de vue spécifique (gros plan, plan subjectif...) ou pour créer une combinaison de deux espaces (incrustation de personnages en pied dans des décors miniatures).

Dans des décors miniatures
On joue avec les échelles ... Une grande boîte d’où sortent une douzaine de décors miniatures. Boîte dans la boîte, se transformant à chaque danse, les décors se pliant, s’emboitant en combinaisons variées, parfois petits décors réalistes à l’échelle de la main (théâtre, salle de bal...) parfois une table à échelle humaine (Table verte), de la terre (Le sacre du printemps), un coin de rue (hip hop)...

L’image projetée sur l’écran
Elle permet de contextualiser. Elle traite du lien entre l’image filmée et la danse dans l’histoire : images d’archives, films de danse , vidéos danse … Chaque danse est ancrée dans son époque (décors) et une attention particulière est portée au traitement de l’image filmée en lien avec son époque de création (qualité film muet, Technicolor, documentaires…).

  • Danses de référence – Ligne du temps

Nous sélectionnons des danses iconiques, qui sont simplifiées, réduites à 3-4 minutes, transposables à deux danseurs tout en gardant leurs spécificités. Ces danses sont choisies non pas pour leur chronologie de création mais pour les essences évoquant des moments-clés de l’histoire de la danse. Par exemple, la danse rituelle est représentée par Le Sacre du Printemps bien que postérieure au ballet qu’est le Lac des Cygnes.

Danses
Le Sacre du Printemps, Nijinsky, Béjart, Pina Bausch, 1913
Le Lac des cygnes, Marius Petipa ,1892
La Table verte, Kurt Jooss, 1932
Nelken, Pina Bausch, 1982, Sophie Tucke ,1982
Early Morning Rain, Trisha Brown, 1973, Bob Dylan
Clapping, Anne Teresa De Keersmaeker, 1982, Steve Reich
Show Must Go On, Jérôme Bel, 2001, Queen
Krump
Finger tutting

Films
Le Dictateur, Charlie Chaplin, 1940
Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957
Good Morning Vietnam, Barry Levinson, 1987
Apocalypse Now, Francis Ford Coppola, 1979

Hip-Hop
Rize, David Lachapelle, 2005

Danse Marathon
On achève bien les chevaux, Sidney Pollack, 1969

Comédie musicale
West Side Story, Jerome Robbins, 1961

Plasticiens
Oskar Schlemmer
Marcel Duchamp
Leni Riefenstahl
Edgar Hopper

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