
Lucie Lataste est l’une des rares metteuses en scène à travailler dans un processus de création en Langue des Signes. Elle créée ici un duo à la croisée des langues avec le danseur libanais Pierre Geagea et la chanteuse Leïla Zitouni.
À partir de 8 ans.
Spectacle en Langue des Signes Française.
Lucie Lataste est l’une des rares metteuses en scène à travailler dans un processus de création en Langue des Signes. Elle créée ici un duo à la croisée des langues avec le danseur libanais Pierre Geagea et la chanteuse Leïla Zitouni. Ensemble ils portent le récit d’une femme, seule lectrice de son village, qui après avoir subi la destruction de son livre choisit de partir traverser le désert, seule. Dans son cheminement, silencieux et discret, un homme la suit et chante derrière elle…
Cette histoire racontée par Jeanne Benameur dans L’Exil n’a pas d’ombre est le point de départ de Celui qui voit. Ici, le chant se transforme en danse et les mots écrits deviennent un chant multilingue. Celui qui suit la femme seule devient celui qui regarde : le voyant qui saisit le sens de toute chose. Comment retrouver les signes disparus quand tout a été déchiré ? Un duo tissant entre les langues, pour deux interprètes qui marchent en quête de poésie jusqu'à la mer.
La compagnie DDS portée par la metteuse en scène et comédienne Lucie Lataste propose un théâtre hybride qui place la dimension physique et l'approche textuelle au même plan. Depuis plus de quinze ans, la compagnie touche à la poésie, la chorégraphie, l'opéra, l'écriture, la peinture, l'installation.
Elle s'engage à travailler avec un noyau de comédiens signants, dans un processus de travail en langue des signes, défendant des pièces pour tout public. Les images ont la même place que les mots dans notre théâtre : elles sont les partitions à partir desquelles nous dessinons tout ce que nous portons au plateau.
Ces créations hybrides se dévoilent au cœur du tissu du monde, dans la chair. La peau : ce tissu intelligent, celui qui saisit le monde et le pense en même temps, celui qui embrasse et est embrassé dans le même mouvement.
Dans cette spécificité se crée une nouvelle poétique dont les symboles s'articulent autour d'une vision et d'une perception affinés. La langue visuelle qui manie ces symboles donne à voir le texte dans son essence kinesthésique. Les signes revêtent la puissance des archétypes. Ils réunissent le mystère de la présence et les atouts des sens, dans cet entre-deux de la similitude et de la représentation qui permet une saisie intuitive du monde, nous menant à le découvrir comme un étranger découvre un nouveau paysage se disant « c'est la première fois que je viens ici, et pourtant je l'ai déjà vu ».
7, cité Chaptal 75009 Paris