
À Séville, les militaires côtoient les ouvrières de la manufacture de tabac. L’une d’elles, Carmen, est arrêtée pour avoir déclenché une bagarre. Don José, jeune brigadier récemment recruté, doit l’emmener en prison. Mais il tombe amoureux d’elle et la laisse s’échapper.
De Carmen, on connaît les tubes qui célèbrent la liberté amoureuse. Mais l’air du toréador l’indique bien : la mort n’est jamais loin. L’intrigue peut se résumer par la phrase « Elle le quitte, il la tue », tragiquement récurrente dans notre actualité. L’œuvre de Bizet est donc plus politique qu’elle ne l’a jamais été.
Comme toute l’action de Carmen se déroule dans des lieux publics (la place, la taverne, la montagne, l’arène), Jeanne Desoubeaux nous invite à nous retrouver dans l’espace urbain, là où le débat peut et doit se développer. Une troupe de dix artistes nous raconte cette histoire avec humour, bienveillance et acuité.
D’habitude, Carmen, à l’opéra, c’est un festival de tubes suivi d’une histoire touffue et surtout très longue. Là, Jeanne Desoubeaux a adapté cette œuvre en simplifiant drastiquement l’action pour la concentrer sur l’essentiel, a su l’inscrire dans une démarche contemporaine et féministe sans avoir besoin de changer la fin. La distanciation prend place avec humour. La troupe de chanteurs-musiciens est talentueuse, avec notamment de jolis chœurs. Les chanteuses et chanteurs se tirent très bien des conditions pas toujours faciles du plein air et l’on apprécie finalement la déambulation entre la Cité des Arts et le Collège François Couperin. Voilà un spectacle original et bien troussé.
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D’habitude, Carmen, à l’opéra, c’est un festival de tubes suivi d’une histoire touffue et surtout très longue. Là, Jeanne Desoubeaux a adapté cette œuvre en simplifiant drastiquement l’action pour la concentrer sur l’essentiel, a su l’inscrire dans une démarche contemporaine et féministe sans avoir besoin de changer la fin. La distanciation prend place avec humour. La troupe de chanteurs-musiciens est talentueuse, avec notamment de jolis chœurs. Les chanteuses et chanteurs se tirent très bien des conditions pas toujours faciles du plein air et l’on apprécie finalement la déambulation entre la Cité des Arts et le Collège François Couperin. Voilà un spectacle original et bien troussé.
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