
Encouragé par ses parents kabyles, Abdelwaheb Sefsaf puise dans ses souvenirs d’enfance pour raconter son apprentissage de la langue arabe dans un lycée expérimental de la banlieue de Saint-Étienne.
À partir de 12 ans.
« Alif » en arabe, « Alef » en hébreu, « Alpha » en grec et « A » en latin, première lettre de l’alphabet, est le symbole de la connexion entre les cultures et les langues. Abdelwaheb a grandi dans une famille nombreuse, entre un père passionné de géopolitique et militant pour l’indépendance de l’Algérie, et une mère avide d’histoires de famille et de mariage.
Le jour de son entrée au collège, il découvre sa nouvelle professeure de langue arabe, Anne, élégante libanaise chrétienne, qui a fui la guerre civile. Une personnalité à l’opposé de ses précédents enseignants chahutés : Ibrahim, de la mosquée, à la longue barbe, ou Rachida, de l’amicale laïque des Algériens en Europe. Avec Anne, le calme s’installe dans la classe. L’apprentissage de l’arabe dépasse le cadre religieux pour laisser place à l’arabe des poètes, à l’instruction en chansons et à la découverte des plus grandes interprètes : Faïrouz, Ismahan, Oum Kalthoum.
Dans Alif, son nouveau spectacle musical, Abdelwaheb Sefsaf témoigne de son apprentissage de la langue arabe comme vecteur d’émancipation, de valorisation de l’héritage culturel et d’intégration au sein de la société française.
Abdelwaheb Sefsaf a le secret pour construire des spectacles mêlant avec bonheur musique et théâtre, sa propre vie et son art, la joie et l’expression de belles convictions. Il rend hommage à une enseignante, sa professeure d’arabe de collège, et souligne l’importance de la langue et de la poésie dans la construction des individus et des sociétés. Le tout est enraciné dans le contexte de la vie en France des familles issues de l’immigration d’Afrique du Nord, sans oublier de citer « Silence pour Gaza » de Mahmoud Darwich.
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Abdelwaheb Sefsaf a le secret pour construire des spectacles mêlant avec bonheur musique et théâtre, sa propre vie et son art, la joie et l’expression de belles convictions. Il rend hommage à une enseignante, sa professeure d’arabe de collège, et souligne l’importance de la langue et de la poésie dans la construction des individus et des sociétés. Le tout est enraciné dans le contexte de la vie en France des familles issues de l’immigration d’Afrique du Nord, sans oublier de citer « Silence pour Gaza » de Mahmoud Darwich.
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