Ala té sunogo (Dieu ne dort pas)

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Reine Blanche , Paris

Du 02 au 06 mai 2018
Durée : 1h25

COMEDIE & BOULEVARD

,

Coups de coeur

,

Théâtre d'ailleurs

Le dernier spectacle de BlonBa marie la danse contemporaine et les ressorts burlesques du kotèba dans une charge féroce contre la corruption et le laisser-aller : un opérateur culturel aux prises avec les agents d’un État sans scrupule perd pied... Du théâtre populaire, ambitieux, et très drôle.
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Ala té sunogo (Dieu ne dort pas)

De

Kettly Noël

,

Jean-Louis Sagot-Duvauroux

Mise en scène

Jean-Louis Sagot-Duvauroux

,

Ndji Traoré

Avec

Adama Bagayoko

,

Alimata Baldé

,

Diarrah Sanogo

,

Souleymane Sanogo

,

Sidi Soumaoro

Tout public à partir de 10 ans.

  • Une charge féroce contre la corruption

Ala tè sunogo (Dieu ne dort pas, en langue bamanan) est un spectacle prémonitoire. Sa création a été interrompue par le coup d’État de mars 2012, peu avant la fermeture de la salle bamakoise de BlonBa, que cette situation politique a rendue inévitable.

La pièce utilise les ressorts burlesques du kotèba dans une charge féroce contre la corruption et le laisser-aller : un opérateur culturel aux prises avec les agents d’un État sans scrupule perd pied... Cette histoire est traversée par l’amour qui naît entre deux jeunes gens, dont un « enfant des rues » muet, qui ne s’exprime qu’en dansant.

Dieu ne dort pas marque également le grand retour du personnage truculent de Bougouniéré, que les spectateurs ont découvert avec le spectacle Bougouniéré invite à dîner.

Par la compagnie BlonBa.

  • La presse

« Du théâtre populaire. Sans prétention, mais ambitieux : il veut nous faire rire, y réussit, nous raconter aujourd'hui et y réussit. L'aujourd'hui qu'il raconte, c'est celui du Mali, une société à la fois malade et pleine de ressources, rongée par la corruption et formidablement vivante. » Jean-Luc Porquet, Le Canard enchaîné

« La pièce repose essentiellement sur le jeu des acteurs qui disposent de personnages aussi marqués que ceux de la commedia dell’arte, mais il s’agit d’une vraie farce dans le sens où l’on trouve de tout dans ce spectacle : la drôlerie (génial Adama Bagayoko), la poésie (le danseur muet), la comédie de moeurs (Bougouniéré et sa fille), la politique (véhément discours de Cheikna contre la corruption). » Evelyne Trân, 3 mai 2013

« La critique de la corruption et de tous les dysfonctionnements de leur pays est traitée de manière comique. La danse, le jeu des comédiens, la beauté des costumes font de ce spectacle un moment plaisant. » Sylviane Bernard-Gresh, Télérama

« La bouffée d’air théâtrale nous vient du Mali. Il ne faut pas manquer les formidables comédiens de la compagnie BlonBa. Ils savent tout faire, jouer, chanter, danser, nous faire rire et nous toucher. » Marina Da Silva, L’Humanité

  • Alliance du kotèba et de la danse contemporaine

Dans les années 1980, les comédiens du théâtre national du Mali reprennent la tradition du kotèba – farces burlesques de critique sociale jouées dans les villages bamanans (bambaras) – et l’adaptent à la scène. Ils montent notamment un spectacle intitulé Bougouniéré. Le rôle titre, une petite bonne rurale et drolatique, est interprété par Diarrah Sanogo, qui en tire immédiatement une célébrité nationale.

En 1999, la compagnie théâtrale de BlonBa vient de naître et redonne vie au personnage dans Le retour de Bougouniéré, une comédie de kotèba qui sera représentée plus de cent cinquante fois en Afrique et en Europe. Toujours aussi truculente, quoique chaque fois placée dans des situations différentes, Bougouniéré est à nouveau le personnage principal de Bougouniéré invite à dîner et fait une apparition dans « Sud-Nord, le kotèba des quartiers ». Devenue un « type » du kotèba d’aujourd’hui, elle croise cette fois sa nouvelle aventure avec la danse contemporaine, un art en pleine effervescence à Bamako. Elle est un personnage central de Ala tè sunogo.

L’évolution et la modernisation du kotèba ont convaincu la société malienne et donné une perspective à une lignée culturelle qui sinon était vouée à la disparition ou à la folklorisation. Quoique le nouveau kotèba soit formellement très différent de ce qui se faisait dans les villages, il est spontanément reconnu par le public comme d’inspiration endogène et en tire une vive popularité. Avec Ala tè sunogo, BlonBa fait un nouveau pas et tente un mariage entre le kotèba et la danse contemporaine.

Comment ancrer la danse contemporaine dans les pratiques culturelles du Mali ? Au début des années 2000, la chorégraphe haïtienne Kettly Noël s’installe à Bamako. Elle y fonde une compagnie de danse contemporaine et y ouvre un lieu qui accueille notamment des enfants de la rue. Plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui des danseurs confirmés. De cette expérience naissent des vocations ardentes, des oeuvres de qualité, un vivier d’artistes plein d’énergie et de créativité, une diversification des perspectives avec l’intervention de nouveaux chorégraphes étranger et l’émergence de créateurs maliens. Mais les formats de la danse contemporaine, trop marqués par les standards occidentaux, peinent à prendre une place dans l’imaginaire culturel des Maliens, à trouver leur économie, à faire vivre au pays les jeunes qui s’y sont engagés avec tant d’énergie et de talent. C’est un paradoxe dans une civilisation où la danse est de toutes les occasions importantes et de toutes les réjouissances. Le projet Ala tè sunogo est pensé pour populariser le travail de ces jeunes gens en intégrant des moments de danse contemporaine à un type de spectacle bien identifié et apprécié par le public bamakois.

  • La farce et le rêve

Ala tè sunogo croise deux histoires. Solo, un jeune muet vit dans la rue, danse dans la rue, dort dans la rue. Goundo, la fille de Bougouniéré en est émue. Elle demande à sa mère d’héberger le garçon. Une connivence s’établit entre Solo et Goundo. La jeune fille comprend que la danse est le langage du jeune muet. Elle lit dans ses gestes et s’en fait l’interprète. Mais Bougouniéré veut se débarrasser du jeune homme, qui pèse sur son budget et provoque un intérêt trop insistant chez sa fille. Elle tente de le faire engager comme danseur par Alifra, un opérateur culturel de la place.

De son côté, Alifra est en proie à des attaques incessantes. Blonda, un centre culturel qu’il a fondé et qui a prospéré provoque beaucoup de jalousies. Harcelé par les impôts, par la concurrence, par la propriétaire du terrain où il est installé, il est acculé. Même l’entreprenante Super-Bougou, experte en sciences occultes, ne parvient pas à dénouer la situation.

  • Les personnages

Bougouniéré, Super-Bougou (Diarrah Sanogo) : Bougouniéré est une femme du peuple, rugueuse et bienveillante. Elle est la mère de Goundo. Régulièrement, elle se transforme en Super-Bougou, une super-woman qui, montée sur sa super-djak, armée de ses grigris, veut rétablir, sans efficacité, la justice là où elle est bafouée.

Inspecteur Banyango, Mademoiselle Jugu, l’huissier de justice, le juge d’instruction (Adama Bagayoko) : Tous ces personnages sont des porteurs de mauvaises nouvelles. Banyango est un inspecteur des impôts véreux, Mademoiselle Jugu, une secrétaire administrative indélicate et farfelue. L’huissier de justice et le juge d’instruction sanctionnent le refus d’Alifra de se soumettre à la danse des corrompus. Ces personnages sont joués par le même comédien.

Alifra (Sidy Soumaoro « Ramsès ») : Jeune opérateur culturel bamakois. Alifra dirige l’espace culturel BlonDa avec une réussite qui suscite toutes les jalousies.

Goundo (Alimata Baldé) : Goundo est la fille de Bougouniéré. Intelligente, déterminée, romantique…

Solo (Souleymane Sanogo) : Solo est un enfant de la rue, muet, qui ne s’exprime qu’en dansant.

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