Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt
du 12 au 18 oct. 2026
Danseuse, chorégraphe et pédagogue franco-sénégalaise, Germaine Acogny compte parmi les personnalités qui ont profondément marqué l'histoire de la danse contemporaine africaine. Elle développe au fil de son parcours sa propre technique de danse moderne aux influences africaines et est considérée comme la mère de la danse contemporaine africaine. Elle est d’ailleurs affectueusement surnommée « Mama Germaine », par tous les danseurs et danseuses passés par son école.
De 1977 à 1982, elle est directrice artistique de Mudra Afrique, créé à Dakar par Maurice Béjart et le président sénégalais Léopold Sédar Senghor. Elle poursuit ensuite son travail de danseuse, chorégraphe et pédagogue à travers le monde, tout en contribuant à faire connaître la danse et la culture africaines. En 1997, elle est nommée directrice artistique du département danse d'Afrique en Création à Paris. Avec son époux Helmut Vogt, elle crée, en 2004, l'École des Sables, Centre international de danses traditionnelles et contemporaines d'Afrique. Située à Toubab Dialaw, au Sénégal, l'École des Sables est un lieu de formation et d'échanges qui accueille des danseurs africains ou des danseurs venus du monde entier et s'impose très vite comme un important lieu de rencontre et de transmission pour la danse contemporaine africaine.
Parallèlement, Germaine Acogny poursuit son travail de création. Elle signe de nombreuses pièces pour sa compagnie JANT-BI, qui se produit à travers le monde, et crée plusieurs solos qu'elle interprète elle-même. Le solo À un endroit du début, est créée au Grand Théâtre de Luxembourg en juin 2015.
Son parcours est également jalonné de nombreuses distinctions. En France, elle est chevalier de l'ordre national du Mérite, commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres et officier de la Légion d’honneur. Au Sénégal, elle est chevalier de l'ordre national du Lion et commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres. En 1999, le ministère sénégalais de la Famille et de la Solidarité nationale lui décerne le titre de « Pioneer Woman ». En 2007, elle reçoit à New York un Bessie Award avec le chorégraphe japonais Kota Yamazaki pour leur chorégraphie Fagaala.
En 2018, elle reçoit un nouveau Bessie Award pour son interprétation dans le solo Mon élue noire - Sacre #2, ainsi qu'un prix pour l'ensemble de sa carrière dans les domaines de la chorégraphie, du mouvement et de la danse, décerné par le Festival international du théâtre expérimental et contemporain du Caire. En janvier 2019, elle reçoit le prix d'excellence de la CEDEAO dans la catégorie Arts et Lettres.
En 2021, la Biennale de Venise lui décerne le Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière. Suivent le Grand Prix de la SACD en juin 2022, le Joan Myers Brown « Keeper of the Flame » Legacy Award de l'International Association of Blacks in Dance en janvier 2023, puis le Grand Prix de l'Académie des beaux-arts dans la catégorie chorégraphie en octobre de la même année. En janvier 2025, elle reçoit le prix Nonino en Italie.
Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt, Paris
Par l'énergie bouillonnante de la danse, l’engagement de deux grands artistes face à l'histoire.
Théâtre des Champs-Elysées, Paris
Joséphine Baker revisitée par Germaine Acogny et Le Sacre du printemps de Pina Bausch interprété par des danseurs africains.
Théâtre des Abbesses, Paris
Germaine Acogny a réussi à créer l’École des Sables, dans un village de pêcheurs, Toubab Dialaw. Mais le projet d’un port à conteneurs menace la pêche artisanale et l’écosystème de toute la côte. Elle alerte sans relâche sur la situation. En réponse, Mikaël Serre réunit comédiens, auteurs, danseurs, sénégalais et français, pour éclairer les enjeux humains, culturels et historiques. Le « développement » justifie-t-il le sacrifice d’un patrimoine vivant?
Paris-Villette, Paris
Théâtre des Abbesses, Paris
Le Centquatre (104), Paris
Théâtre Suresnes - Jean Vilar, Suresnes