Angélica Liddell, metteuse en scène, autrice, performeuse, est née en 1966 à Figueres, en Espagne.
En 1993, Angélica Liddell fonde à Madrid la compagnie Atra Bilis Theatro. Une expression latine que la médecine antique utilisait pour qualifier l’humeur épaisse et noire qu’elle pensait être la cause de la mélancolie.
Un nom comme un programme décliné dans une vingtaine de pièces écrites par cette artiste, auteure, metteuse en scène et interprète de ses propres créations. Ses mots, d’une poésie crue et violente, sont ceux de la souffrance intime et collective, l’une et l’autre étant indissociables chez Angélica Liddell. Mais ne lui parlez pas d’engagement : elle préfère se définir comme une « résistante civile », guidée par la compassion, l’art de partager la souffrance. En écrivant sa douleur intime, elle écrit celle des autres.
Dans Et les poissons partirent combattre les hommes, ce sont les immigrés clandestins, traversant le détroit de Gibraltar, échoués morts ou vifs sur les plages du sud de l’Espagne ; dans Belgrade, ce sont les habitants d’une ville où l’humiliation le dispute à la colère, où les bourreaux côtoient les victimes, où chacun tente désespérément de se justifier ou de sauver sa peau. Et parce qu’elle affirme ne pas se considérer comme un écrivain, ou parce que les mots ne sont pas toujours à la hauteur de l’horreur, la scène est le lieu idéal pour lui donner corps. Un corps parfois soumis à rude épreuve, malmené, violenté, tourmenté jusque dans sa chair.
Dans ses spectacles, Angélica Liddell constate la noirceur du monde, assume la douleur de l’autre et transforme l’horreur pour faire de l’acte théâtral un geste de survie.
Ses pièces ont été traduites dans plusieurs langues : français, anglais, russe, allemand, portugais et polonais.
Parmi ses spectacles, on peut citer : La Falsa Suicida (2000), El Matrimonio Palavrakis (2001), Once upon a time in West Asphixia (2002), Hysteria Passio (2003), Y como no se pudrio Blancanieves (2005), El Año de Ricardo (2005), Perro muerto en tintoreria : los fuertes (2007), Anfaegtelse (2008), La Casa de la fuerza (2009), Maldito sea el hombre que confia en el hombre : un projet d’alphab étisation (2011) et Ping Pang Qiu (2012).
En France, elle est révélée lors de la 64e édition du Festival d’Avignon (2010), avec la présentation conjointe de El año de Ricardo et La casa de la fuerza, reprise en 2012 à l’Odéon Théâtre de l'Europe. Puis, toujours à l'Odéon : Todo el cielo sobre la tierra (El síndrome de Wendy) en 2013, You Are My Destiny (Lo stupro di Lucrezia) en 2014, Primera carta de San Pablo a los Corintios en 2015, et Liebestod en 2022.
Après avoir présenté la saison passée (2025) Dämon. El funeral de Bergman, spectacle créé pour la Cour d’honneur du Palais des Papes en 2024, Angélica Liddell présente Vudú (3318) Blixen, premier volet de sa trilogie des funérailles – une trilogie qui s’est récemment achevée avec la création de Seppuku. El funeral de Mishima, notamment présentée au Théâtre national de Strasbourg en janvier dernier.
Odéon Théâtre de l'Europe, Paris
La baronne danoise Karen Blixen, connue sous le nom de plume d’Isak Dinesen, aurait offert son âme au diable, à la condition que celui-ci fasse de sa vie un récit digne d’être écrit. Sous son égide, Angélica Liddell pactise à son tour avec les ténèbres, dans l’espoir de transfigurer sa souffrance et de sublimer sa haine.
Odéon Théâtre de l'Europe, Paris
Depuis maintenant une quinzaine d’années, Angélica Liddell secoue les scènes européennes par sa radicalité et la puissance de ses images polysémiques, incandescentes, provocatrices. Après avoir noué l’érotique et le sacré dans Liebestod en 2022, la performeuse, autrice et metteuse en scène espagnole revient à l’Odéon avec Dämon El funeral de Bergman, second volet d’un cycle consacré à l’approche de la mort. Spectacle en espagnol, français, suédois, surtitré en français.
Odéon Théâtre de l'Europe, Paris
Croisant l'imaginaire de la corrida avec celui de la symbolique chrétienne, du peintre Francis Bacon et du compositeur Richard Wagner, Angélica Liddell crée un nouveau spectacle provocateur où des images irradiantes partagent le plateau avec une langue incandescente, extrême, explosive. Spectacle en espagnol surtitré.
La Colline (Théâtre National), Paris
La Colline (Théâtre National), Paris
Manufacture des Abbesses, Paris
La Colline (Théâtre National), Paris
Théâtre Falguière, Paris
Odéon Théâtre de l'Europe, Paris
Odéon Théâtre de l'Europe, Paris
Odéon Théâtre de l'Europe, Paris