Talk to me

Manufacture des Abbesses , Paris

Du 11 novembre 2007 au 31 janvier 2008

COMEDIE & BOULEVARD

,

Coups de coeur

Chez Talk to me, entreprise moderne, jeune et compétitive, il n’y a rien à vendre, rien à acheter. Les employés de Talk to me travaillent pour l’avenir, et l’avenir, tout le monde le sait, c’est la communication. La fusion franco-allemande est imminente. Désormais, rien ne peut empêcher Talk to me d'entrer triomphalement sur le marché européen... Rien ?
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Spectacle terminé depuis le 31 janvier 2008

 

Talk to me

De

Dimitri Klockenbring

Mise en scène

Dimitri Klockenbring

Avec

Arnaud Bathmwom

,

Thomas Février

,

Dimitri Klockenbring

,

Stéphanette Martelet

,

François Nervioz

,

Thalia Rebinsky

,

Maïté Simoncini

L'avenir c’est la communication...
Résumé
Note de l’auteur
Note de mise en scène
La presse

  • L'avenir c’est la communication...

Chez Talk to me, entreprise moderne, jeune et compétitive, il n’y a rien à vendre, rien à acheter. Les employés de Talk to me travaillent pour l’avenir, et l’avenir, tout le monde le sait, c’est la communication.

A part ça, tout est normal chez Talk to me : le directeur a des vues sur sa responsable administrative, le directeur marketing est hyper-speed mais hyper-cool, le délégué du personnel a des revendications à faire, et Konrad fait des bulles dans son bocal.

La fusion franco-allemande est imminente. Désormais, rien ne peut empêcher Talk to me d'entrer triomphalement sur le marché européen... Rien ?

Welcome to Talk to me, a world of communication.

  • Résumé

Jour J pour Talk to me, boîte française de communication. Dans trois heures a lieu une visioconférence avec une entreprise allemande. Objectif : finaliser la fusion entre les deux compagnies. Tout s'annonce plutôt bien, mais le stress de l'enjeu est palpable : sans cette fusion, c’est la fin de Talk to me.

Au bureau c'est le calme avant la tempête. Au milieu des tables et des ordinateurs trône un aquarium recouvert d'un drap noir. Il abrite Konrad, le cadeau de l'entreprise allemande. Konrad est un poisson rarissime, donc très coûteux, qui ne supporte la lumière que quelques heures par jour. Mais Konrad c’est surtout LE symbole de la confiance placée par les allemands dans l'entreprise française. Malgré une photocopieuse surbookée et des employés angoissés, les préparatifs commencent.

Et là, c’est le drame : Konrad a disparu. Pour sauver la fusion, il s'agit de trouver une solution au plus vite : un brainstorming s'impose. À l'issue de plusieurs tours chaotiques le miracle se produit : dans un accès de lucidité Bénédicte fait remarquer la ressemblance entre la robe rouge à pompon de Mary et Konrad. Force est de constater que la ressemblance est aussi abracadabrante que réelle, Konrad sera donc, le temps d'une visioconférence joué par un pompon...

Le moment fatidique approche. Pendant qu'Asunechel, LE ponte en communication donne ses dernières recommandations, Marco de son côté découvre qu'il s'agit en réalité d'une fusion absorption. Celle-ci menace bel et bien l'entreprise de disparaître. Le directeur leur ment depuis le début. Il s’est négocié un contrat de sortie très intéressant, laissant ses employés sur le carreau. Furieux Marco le confronte, refusant tout d'abord une prime en échange de son silence.

Mais le temps presse. Marco accepte l'argent et collabore. Mary (qui a des notions d'allemand grâce à son flirt avec Wolfram, employé de l'équipe allemande) remplace au pied levé le traducteur absent et la visioconférence, après plusieurs problèmes techniques, peut commencer. Mais tout va de travers : les notions d'allemand de

Mary sont plus que douteuses; les costumes bavarois que les employés ont mis pour l'occasion froissent plus qu'autre chose les allemands; les dialogues s'empêtrent; Stéphanie marchande son augmentation avec le directeur, qui ne contient plus son stress; Mary voit son Wolfram l'oublier en direct; Bénédicte pour plus de crédibilité, secoue beaucoup trop le pompon; les nerfs et la technique lâchent et au paroxysme de cette insoutenable situation, la pièce est brusquement coupée par un Noir. Mêmes employés, même scène de travail qu'au début de la pièce, mais cette fois, le directeur n'est plus là .... et tout le monde parle allemand. Fin

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  • Note de l’auteur

J'ai souhaité écrire une pièce sur le fonctionnement dynamique d'un groupe. Il ne s'agissait pas pour moi d'en faire une analyse sociologique, mais plutôt une fresque vivante, où la force de l'image s'ajoute à la force de la parole.

J'ai choisi pour cela l'emploi d'images réalistes, mais aussi burlesques, absurdes et pathétiques. C'est le frottement créé par la juxtaposition de ce choix esthétique et de l'intrigue qui donne à la pièce l'intégralité de son sens.

Dans cette fresque, on retrouve un groupe ayant a priori un but commun, mais des intérêts totalement divergents. Chaque collaborateur tentera, par exemple, de rendre victorieuse une fusion, mais pour servir son propre intérêt. Et pourtant ces différences n'empêchent pas la dynamique de groupe d'opérer. Face aux allemands, candidats de la fusion, tous les employés finissent par ne faire qu'un.

Ce qui m'intéresse ici, c'est de montrer que, malgré les conflits d'intérêts et la hiérarchie, la cohabitation de tous ces personnages finit par les lier, les transformant ainsi en un corps à plusieurs têtes.

Pour la justesse de mon propos, il m'était très important de partir d'une situation concrète et réaliste. Cependant, dans un univers où chacun fait cohabiter son obsession personnelle avec celles des autres, il me semble cohérent, afin de mieux observer et montrer les mécanismes d'un groupe, d'évoluer vers un univers de plus en plus absurde, jusqu'à aller dans le burlesque et la farce. Les personnages en tant que tels ne sont pas burlesques, c'est la situation qui les transforme.

C'est au travers de ce travail sur le groupe, l'image et les glissements de registres que j’ai voulu permettre plusieurs niveaux de lecture. On peut s'en tenir au divertissement propre, à la fable en elle-même et/ou percevoir la pièce de manière plus générale: le cercle vicieux du monde économique, au sein duquel par exemple, les personnages ne sont finalement que des pantins reproduisant inlassablement, sans les remettre en question, les mêmes tâches.

Dimitri Klockenbring

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  • Note de mise en scène

Le dynamisme de la mise en scène est un élément majeur. Le mouvement et le rythme y sont capitaux ; il s’agit de créer l’illusion d’une vie d’entreprise, où chacun vaque à ses affaires de manière très précise à l’image d’une fourmilière. En ce sens, la mise en scène sera fluide et centrée sur la gestion de l’espace.

Quand le mouvement s’arrête, c’est que l’intrigue le justifie. Certains personnages sont assez théâtraux, mais ils ne seront jamais caricaturaux. Cette pièce est une « comédie-ballet » où le comique est majoritairement un comique de situation, très visuel.

Pour moi, cette pièce est avant tout un vecteur d’images, le reflet d'une situation de crise que toute personne pourrait rencontrer dans sa vie professionnelle. Le parti pris de mise en scène est donc de matérialiser les images, du réaliste au burlesque, afin de montrer une certaine absurdité du monde du travail.

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  • La presse

(…) Cette jeune troupe et ce petit théâtre, ne manquent ni de charme ni de singularité. M.A. Le Point

(…) les comédiens Thalia Rebinsky et Dimitri Klockenbring sont passionnés et prometteurs. Pariscop

(…) la pertinence de la représentation annonce un avenir prometteur pour la troupe 'Vienne la nuit'. A suivre absolument. Evene

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Joséphine M. (1 avis) 18 novembre 2007

RE: Talk to me j'ai vu et puis revu cette pièce, qui a énormément progressé entre les deux...les acteurs sont de plus en plus précis et le rythme a été peaufiné, ce qui rend toute cette drôlerie burlesque cohérente et vivante. Bravo à tous.
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Marie-jeanne P. (1 avis) 15 novembre 2007

Talk to me j'ai été voir cette pièce le 11 novembre, avec des amis, elle a plu à tout le monde elle est très bien jouée,écri et mis en scène par un jeune rempli de talent et tous les comédiens tiennent bien leur role, j'ai passé un super moment, et avec plaisir j'irai la revoir
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