Rose Bonbon

Théâtre de l'Opprimé , Paris

Le 09 juillet 2006
Durée : 1h15

COMEDIE & BOULEVARD

Bien plus qu’une couleur, Rose Bonbon est un état d’esprit ! Féminin, sensible et séduisant : un spectacle pour vous plaire aussi, messieurs !
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Spectacle terminé depuis le 09 juillet 2006

 

Photos & vidéos

Rose Bonbon

De

Justine Heynemann

Mise en scène

Justine Heynemann

Avec

Noémie Daliès

,

Magaly Godenaire

,

Vanessa Guide

,

Sarah Olivier

,

Rachel Suissa

,

Lucas Valéro

Résumé
Genèse de l'écriture
Note de mise en scène

« Suis-je meilleure suis-je pire qu’une poupée de salon ? » Je vois la vie en rose bonbon, Poupée de cire poupée de son » Serge Gainsbourg

  • Résumé

Rose Bonbon est une comédie acidulée, une petite plume de bonne humeur qui chatouille et inscrit, mine de rien, une histoire qui va droit au cœur.

Un salon de coiffure à Paimpol. Cinq jeunes femmes : Marguerite, la coiffeuse modèle, Gaby qui veut « faire vedette comme métier », Héloïse, stagiaire et adolescente rebelle, Alice, mystérieuse patronne du salon. Leur quotidien est rythmé par les visites de Capucine, une future mariée un brin stressée.

Un spectacle de filles qui parle de filles mais qui plaît aux hommes ! Drôle, touchant, poétique, avec un soupçon de rock and roll, Rose Bonbon est un voyage au pays des démêlants, des protéines et des princes charmants.

  • Genèse de l’écriture

J’avais toujours, au fond de moi, souhaité écrire un spectacle autour de la féminité. Un spectacle qui retracerait les peines et les joies de jeunes filles en train de devenir des femmes.

J’ai rencontré les cinq jeunes actrices de Rose bonbon lors d’un atelier que je donnais à des comédiens. C’était un travail sur des textes classiques et contemporains. Entre deux scènes d’Hamlet et trois monologues de Minyana, je regardais ces demoiselles prendre leur pause café. Je les voyais vivre, virevolter, s’échanger des larmes et des secrets. Tantôt ridicules dans leur obsessions à mincir toujours plus, tantôt émouvantes dans leur incessantes peines de cœur, mais toujours terriblement touchantes.

Un jour, devant une table chargée de «Slim fast », de cigarettes et de chocolat au lait, je les regardais se faire les ongles en rouge vif et se raconter leur crise d’angoisse de la veille. Et soudain, je me suis dit : comme c’est dur de grandir ! Que de contradictions ! Que de souffrance à quitter les souliers vernis de petites filles pour des talons hauts de femme ! Et c’est ce jour-là que j’ai eu l’idée de la pièce. Le soir même j’en écrivais les premières lignes. Je voulais faire une pièce qui leur ressemble : un mélange de sitcom et de tragédie : sucrée comme un bonbon et fragile comme une rose….

  • Note de mise en scène

Rêve et réalité. Ce salon de coiffure est un symbole. J’ai choisi ce lieu car il est dédié à l’apparence, mais ce salon est surtout un écrin précieux abritant les rêves et les peurs des cinq personnages. Je n’ai pas cherché à restituer un salon de coiffure réaliste. Le décor est épuré, composé d’éléments peints en blanc qui sont suspendus en l’air, planant au dessus du sol.

Les lumières éclairent ce blanc, permettant ainsi de basculer d’une couleur à l’autre au gré des humeurs des jeunes femmes. Il était important que nous soyons plus dans l’idée du salon que dans le salon lui même. Cet espace symbolique permet de créer des ruptures entre les moments quotidiens et les moments oniriques ou intimes.

Un homme parmi les femmes. Un jeune homme est le témoin silencieux de cette histoire de filles. Un guitariste qui s’amuse des fresques des jeunes femmes à travers la vitrine du salon. Amusé et attendri il prête parfois sa voix et sa musique aux délires de ces jolies poupées. Il est leur fantasme, leur prince charmant, la cause de leur souffrance quotidienne…

Existe-t-il vraiment ? Est il un passant qui s’ennuie ? Un voyeur concupiscent ? N’est il qu’un rêve ? Ce personnage est là pour alimenter l’imaginaire des spectateurs et nous permettre d’osciller entre rêve et réalité.

Un jeu d’acteur sur le fil du rasoir : entre sitcom et tragédie. Il s’agit de trouver un axe de jeu sur le fil du rasoir. Le spectacle oscille toujours entre sensibilité et drôlerie. Les situations apparemment les plus superficielles, prennent un véritable sens car le jeu des actrices est toujours chargé d’enjeux dramatiques et d’émotions. Choisir une nouvelle robe, perdre trois kilos ou rater son chignon, sont autant de situations nourries par un vrai malaise intérieur.

J’ai tenté de me rapprocher du cinéma d’Almodovar, qui mélange à la perfection la fantaisie et le drame, faisant se transcender des situations énormes par une direction d’acteur absolument parfaite. Almodovar a également une tendresse pour les femmes que j’admire profondément et de laquelle je me sens très proche.

Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Quelle femme ne chantonne pas à un moment de sa journée ? La chanson sera dans le spectacle un véritable fil conducteur. Les cinq jeunes femmes, pourtant très différentes, se retrouvent à travers les chansons Que sera et Stand by me et le spectacle s’achève sur une chanson collective : Rose bonbon hymne à la féminité et à la différence.

Il ne s’agit nullement de faire une comédie musicale, car les voix ne seront guère parfaites, mais simplement humaines et touchantes. L’émotion passe ainsi autrement que par des mots, comme si ces cinq jeunes femmes n’arrivaient à communiquer réellement que par le biais de la chanson.

Et bien dansez maintenant ! La réflexion autour du corps et de l’apparence est très présente dans la pièce. Nous vivons dans une société où la femme s’efforce de s’émanciper tout en cherchant à ressembler aux canons de beauté véhiculés par la mode et les médias. Je voudrais rendre compte de cet état contradictoire dans le spectacle et donner au corps de la femme une importance prépondérante.

Dans certaine scènes, le corps se lâche obéissant à des émotions : crises de larmes, envie de danser. Puis parfois le corps est immobile, les émotions sont intériorisées et le moindre geste prend alors toute son importance. A d’autres moments le mouvement est précis, le corps prend une fonction d’identité sociale et d’apparence.

Sucré comme un bonbon, fragile comme une rose… Il s’agit de faire de cette pièce un spectacle pétillant et virevoltant. Une fable touchante sur la féminité d’aujourd’hui, où cinq ravissantes comédiennes entraînent le spectateur dans un monde tantôt kitch tantôt noir : tantôt « gris souris », tantôt « rose bonbon » !

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Lili S. (1 avis) 26 janvier 2009

RE: Rose Bonbon Moi aissi, j'y suis allee avec des amis, en me disant bof, j'ai passé une super soirée . La pièce est drôle, les comédiennes attachantes, j'ai adoré Marguerite elle joue tellement bien et elle fait rire . Trop cool, c'est une pièce dont on ne parle mas suffisament à mon goût, et c'est dommage. C'est un moment d'exception que l'on vit et c'est tellement rare.
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Aurélie B. (1 avis) 25 janvier 2009

Rose Bonbon J'ai passé un agreable moment en compagnie de ces 5 jeunes et dynamique comediienes pleines de charme et de sensibilité. Rose Bonbon nous montre la vie des femmes d'aujourd'hui entre humour et emotion dans le decor d'un charmant petit salon de coiffure. C'est drôle sans être "lourd" sensible sans versé dans le pathos. Les chansons apportent aussi une touche petillante et original à l'ensemble. Une bonne soirée en perspective!!!!
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