
Les espaces nordiques sont surprenants : froids à l’extérieur, ils sont souvent très chauds à l’intérieur… Sans forcément aller chercher les volcans d’Islande et leurs célèbres chocs thermiques, il suffit de songer à la musique nordique pour sentir ce qu’elle a de contrasté : en apparence suspendue et planante, elle est en fait lyrique et chaleureuse.
Le Quatuor n° 1 de Grieg (1878) en est un exemple évident. Rarement musique a sonné avec autant de véhémence !
Et ce dès la première mesure… Les quatre instruments chantent d’une seule voix, sur des mélodies intenses et vibrées qui portent tout au long de l’oeuvre le romantisme jusqu’à un point ultime.
Le Quintette du Suédois Franz Berwald (1853) est de la même veine : on ajoute même, à la chaleur des cordes, la virtuosité ébouriffante du piano.
Musique de chambre avec les musiciens de l'orchestre et Mariya Kim.
Edvard Grieg : Quatuor à cordes en sol mineur op. 27
Franz Berwald : Quintette pour piano et cordes n° 2 en la majeur
4, rue Félibien 75006 Paris