On s'en fout qu'ça soit beau

Lucernaire , Paris

Du 09 décembre 2015 au 30 janvier 2016
Durée : 1h20

HUMOUR & CAFE THEATRE

,

Coups de coeur

Comment reconnaître une œuvre d’art d’un simple objet du quotidien ? Qu’est-ce qui définit une œuvre d’art ? Vous n’en savez rien ? Pas de panique ! Suivez deux commissaires d’exposition farfelus pour une réinterprétation décalée et pleine d’humour de l’histoire de l’art.
Continuer la lecture

Spectacle terminé depuis le 30 janvier 2016

 

Photos & vidéos

On s'en fout qu'ça soit beau

De

Jean-François Maurier

Mise en scène

Jean-François Maurier

Avec

Rafaël Batonnet

,

Sandrine Baumajs

,

Jean-François Maurier

  • L'histoire de l’art

Deux personnages, sortes de commissaires d’exposition, revisitent à leur manière enthousiaste et passionnée l’histoire de l’art en prenant quelques libertés avec la vérité historique pour mieux y revenir ensuite. Ils exhument des oeuvres, reconnues ou imaginaires, qui suscitent commentaires, digressions, mises en action ; le public est sollicité, consulté et impliqué.

Dans l’encombrement progressif de l’espace surgissent questionnements et points de vue sur la beauté, le travail, le regardant, le regardé, l’émotion immédiate ou différée, le caché, la peinture du dimanche, celle du lundi, la reconnaissance, l’oubli.

  • Le propos

En ces temps d’appel au raisonnable et à la mise en veilleuse de l’accessoire et du superflu, il y a nécessité à rappeler que l’acte artistique est indispensable à nos vies.

En revisitant à notre manière quelque peu distanciée l’histoire de l’art, ses périodes, ses courants, nous posons nos regards curieux, critiques et interrogateurs sur les bouleversements et les ruptures qui ont jalonné et jalonnent cette histoire.

Derrière l’apparente fantaisie de notre proposition nous abordons les problématiques qui, depuis l’avènement de l’art dit « contemporain », n’ont cessé de surgir, comme le regard et ses adaptations, l’oeuvre et le discours, l’évaluation, la légitimité de l’artiste. En nous attaquant à ce sujet, c’est aussi sur notre propre « agitation intime » que nous portons le regard, celle qui nous pousse, contre vents et marées, à proposer au public de partager nos centres d’intérêt du moment.

  • La note d’intention

Si la structure narrative est articulée autour de la présentation d’objets d’art, ils sont surtout sources de jeu pour les deux acteurs. C’est à partir des actions des personnages, de leurs pensées et frictions que se bâtit le récit. Leur rapport au public est direct, dans un échange complice sans intrusion brutale. En ceci, et en lui empruntant ses maladresses et son goût pour l’incertain, nous restons très proches du personnage clownesque.

Chaque dévoilement artistique est sujet à questionnements, perplexité parfois. C’est dans la confrontation des oeuvres, dans un complet désordre chronologique, un mélange des styles, des formes, des valeurs artistiques présupposées, que se construit notre réflexion amusée et distanciée.

Ce qui est montré est d’une apparente fantaisie, revendiqué comme tel, mais nous ne proposons pas ici un simple divertissement et, si certains ressortent du spectacle avec des questions qu’ils ne s’étaient jamais posés, nous aurons atteint notre objectif.

L’écriture est ce qu’on appelle une écriture de plateau, et dans ce cadre, elle n’est pas dissociée de la mise en scène et de la direction d’acteurs. Nous travaillons sous forme de modules de recherche, chacun correspondant à une oeuvre ou à un questionnement spécifique. On peut dire que tout se règle en même temps, par expérimentations, improvisations dans un 1er temps, sélections et fixations dans un 2ème temps et enfin associations des différents modules. Ce type d’écriture nécessite une grande capacité créatrice de la part des comédiens faisant d’eux des « auteurs » à part entière et non de seuls interprètes.

Pourraient aussi vous intéresser

Avis du public : On s'en fout qu'ça soit beau

4 Notes

4 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(2)

Très bon


(0)

Bon


(2)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
Vous pouvez consulter notre politique de modération
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS
1
2
3
4
5
Par

Marie louise V. (30 avis) 28 janvier 2016

on s'en fout ... drôle, alerte, comédiens très doués, personnages touchant parfois au clownesque ( il faut le faire ! ) mise en scène astucieuse, relation au public spontanée, une sympathique proposition de "changer notre regard" sur les différents courants artistiques une soirée joyeuse qui nourrit la réflexion
0
0
1
2
3
4
5
Par

Caroline R. (1 avis) 19 janvier 2016

On s'en fout qu'ça soit beau Drôle et enrichissant! La réalisation de ce spectacle est le résultat d'un travail très approfondis tant sur le fonds (références artistiques) que sur la forme (décor) et ca se voit! Les 3 acteurs sont excellents. Ce spectacle m'a appris qq notions sur l'art et m'a fait réfléchir! Bravo!
0
0
1
2
3
4
5
Par

Fred V. (1 avis) 06 janvier 2016

On s'en fout qu'ça soit beau Il faut saluer un beau travail d'équipe réjouissant et détendant. Ici, pas de pamphlet, de critique acide ou méchante, mais plutôt une illustration amusée des pérégrinations de l'art , des artistes et du public depuis le 20ème siècle. Quand l'art ne montre plus mais qu'il décide de se montrer, émotion ou explication... Une visite guidée par deux exégètes parfois déboussolés. Une mise en scène ingénieuse et adéquate pour le sujet, quelques longueurs parfois autour du chevalet, mais cependant un vrai moment de théâtre et de créativité !
0
0
1
2
3
4
5
Par

Sophie M. (1 avis) 25 décembre 2015

on s'en fout qu'ça soit beau on se laisse porter par les interrogations que suscite l'art contemporain sur l'air de : "qui vient en premier ?" : l'oeuvre d'art ou l'artiste ??? (l'oeuf ou la poule ???). Un décor fait de tableaux et modèles très divers. Intéressant et original, mais quelques longueurs.
0
0

Spectacles consultés récemment