
Les Apaches forment la petite pègre des faubourgs de Paris au tournant des XIXe et XXe siècles. Bruant (mort le 11 février 1925, il y a 101 ans) choisissait pour titres de ses chansons les noms de rues ou de places de Paris.
C’est pour cela qu’en les parcourant, on a l’impression qu’il chante la liste des stations de métro ! De Montmartre à la Place Maubert, de Bastille à la Villette, et parfois même jusqu’à la banlieue, Pantruche ou Pantin… C’est tout un peuple de marginaux qui défile sous nos yeux : des garçons aux airs peu recommandables, des filles bien plus à plaindre. Ces âmes perdues, parfois sur le fil du rasoir, vivent une existence rude, où certains finissent sous l’échafaud, tandis que d’autres, brisées, se soumettent aux coups des premiers. Mais dans cette violence, dans cette noirceur, une beauté s’épanouit : l’argot, le véritable langage des âmes libres et rebelles. Un argot coloré, vibrant, poétique – celui-là même que Bruant emprunte ou prête, avec la maîtrise des plus grands poètes… Et aujourd’hui, peut-être même égalé par les meilleurs rappeurs. Un voyage dans l'âme des rues, un hommage aux voix des invisibles, entre poésie urbaine et révolte silencieuse.
« Ringardes, les rengaines d'Aristide Bruant, chansonnier réaliste du XIXe siècle, sur fond d'accordéon ? Certainement pas ! Transposé dans les couloirs du métro actuel, ce répertoire prend un coup de fouet grâce à une mise en scène moderne et à ses jeunes interprètes. Si Marie Eriksen incarne une fêtarde parisienne convaincante, son comparse Yannick Morzelle constitue l'absolue révélation de ce spectacle. En loubard nerveux, harpiste délicat ou prostituée gouailleuse, le comédien-chanteur brille par l'étendue de sa palette. Encore ! » Télérama Sortir TTT
« Un délice de spectacle[…] Le public est épaté par ce jeune homme, Yannick Morzelle, qui chante et jour à merveille et avec une virilité certaine, et tout d’un coup donne des couleurs très subtiles à la représentation. Marie Eriksen, comme son camarade, est une comédienne d’expérience. Belle, sensible, elle cache sa silhouette sous un trench-coat clair. Un mot : bravo à tous. » Le Journal d'Armelle Héliot
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