
Le jeune Georges détestait l’école et était connu à Sète pour des actes de petite délinquance. En classe de 3ᵉ, il fit une rencontre déterminante pour aiguiser la plume qu’on lui connaît.
En 1936 et 1937, son professeur de français, Alphonse Bonnafé, l’initie aux poètes (Villon, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé, Apollinaire…) et lui fait sentir l’importance des mots. Ce professeur hors du commun le sauve de l’ostracisme de sa ville natale et restera une boussole tout au long de sa vie. En 1963, lors de l’édition de ses œuvres chez Seghers, Georges Brassens lui confie la préface : point de départ de ce spectacle. Une admiration réciproque mise en scène dans ce spectacle musical, transposable en théâtres, salles de classe et médiathèques.
« Le tout présenté avec autant de sobriété que de finesse. Dans les voix de Hussenet et Losseroy, on redécouvre complètement les chansons. Libérées de l’aura monumentale de leur créateur, interprétées sans micro (comme l’ensemble du spectacle), elles s’offrent une nouvelle jeunesse, une nouvelle légèreté, même pour les plus graves d’entre elles. Le spectacle s’achève sur une splendide version a cappella, à deux voix, de L’Auvergnat. Conclusion émouvante d’un spectacle à dimension humaine, d’une grande fraîcheur et élégance). » France Info
« Au même endroit, dans un espace transformé en salle de classe, voici la découverte des premiers temps de Brassens […]. L’artiste, interprété par le guitariste et chanteur Alban Losseroy, est en classe de 3e, son professeur, Alphonse Bonnafé, joué par le comédien et chanteur Olivier Hussenet, lui fait découvrir les poètes, dont François Villon, influence revendiquée, Bonnafé encouragera Brassens, le conseillera dans l’écriture. Là aussi, dans l’accompagnement d’une guitare électrique ou acoustique, les chansons vont vers des ailleurs variés. » Le Monde
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