
Créée en 2009 pour le danseur Julien Monty, cette pièce est une signature dansée. Elle pose la question de la signature d’une œuvre. Signature (solo) parachève le cycle d’un processus de création dont la matière et l’écriture forment à elles seules, une signature-chemin, qui traverse la pièce " comme un sillon ou comme un stylet. "
Apparaissant et venant de l’en deçà du signe, esquissée, dessinée, elle ne vient pas sur, elle provient de. Elle est filigrane. Elle tient là, entre la surface et l’autre face, le paradoxe de ne pas être une image tout en faisant signe vers toute image. Une autre image se maintient en elle, à jamais immatérielle (...).
" De quelle manière s’écrit-elle lorsqu’elle se tente, telle une première tension sur le vide ?Car elle n’a pas lieu là, sur la page. Elle est hors lieu et dans une marge qui n’est pas note, annotation, mais décision. Quelqu’un se résout à mêler ces deux mémoires dans le nom qu’il porte, état civil ou état d’être, une « griffe » se forme et surgit peu à peu.
Au commencement, elle se cherche, s’essaie, puis se décide, elle crypte le nom, l’enserre de lignes, le tisse et le lie à la voix silencieuse d’un autre nom : « du nom jamais porté qui est soi ». Dans son exercice, elle est lettre, ligne, point, allant du trait à la biffure, de la boucle au gribouillis, du caractère exsangue à la lettre majestueuse, elle est en quête de son rythme, de sa concentration. (...) "
François Laroche-Valière
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