
Trois voix d’exception pour deux pièces rares de Corelli et Scarlatti.
Il n’y a pas que Bach ou les chants traditionnels pour célébrer Noël. Arcangelo Corelli (1653-1713), souvent considéré comme l’inventeur de la Sonate et du Concerto, des genres dont pourtant on trouve des traces chez Legrenzi, Bononcini et Stradella, fut celui qui lui donna ses lettres de noblesse en en définissant une forme plus précise.
Son concerto pour la nuit de Noël, l’une de ses pages les plus connues fut composée en 1690 pour son mécène et protecteur, le Cardinal Pietro Ottoboni. Son contemporain, le napolitain Alessandro Scarlatti (1660-1725) fut tout aussi prolixe dans le genre, puisqu’on en connait près de 600 cents numéros.
Comme dans le concerto de Noël de Corelli, Scarlatti introduit dans sa cantate une évocation sophistiquée des cornemuses et chalumeaux joués par les bergers de la campagne romaine lorsqu’ils se rendaient à Rome pour célébrer la naissance de Jésus. Deux pièces d’une extrême délicatesse pour célébrer la nativité.
Corelli, Concerto pour la nuit de Noël op. 6 n° 8
Scarlatti, Cantate pour la nuit de Noël
15, avenue Montaigne 75008 Paris