Michel Raskine

Michel Raskine

Quinze pièces de théâtre mises en scène depuis 1984, de quatorze auteurs différents… Le travail de Michel Raskine semble donc fondé sur une insatiable curiosité pour les textes dramatiques, sur une envie de découverte permanente - d’Eschyle à Olivier Py, de Labiche à Jean-Paul Sartre, de Manfred Karge à Roland Dubillard, en passant par Marguerite Duras, Thomas Bernhard, Robert Pinget…

C’est tout un parcours littéraire qui interdit le poids des habitudes et le danger de la redite.

Cette diversité n’est cependant pas synonyme d’éclatement et de dispersion, elle correspond au désir de partager des œuvres fortes, radicales, exigeantes avec des comédiens, au plaisir de disséquer de façon quasi chirurgicale une écriture originale, le plus souvent contemporaine (douze auteurs du XXe siècle) et de présenter aux spectateurs des "héros" issus de l’univers des "gens de peu", des "humbles" qui par la grâce du théâtre acquièrent un destin exemplaire et participent alors à l’univers du mythe.

Le Barbe-Bleue de Dea Loher, marchand de chaussures pour dame, L’ouvrier (e) Max Gericke de Manfred Karge, La mademoiselle A de Lothar Trolle dans son supermarché rejoignent le Prométhée d’Eschyle, qui, sous la direction de Michel Raskine, était aussi un homme ordinaire au destin extraordinaire.

Il y a dans ce parcours théâtral un intérêt constant pour mettre à jour les traces d’enfance, enfouies, qui se conservent dans les vies d’adultes, un regard sur cet âge d’or, temps heureux ou malheureux, qui reste le moteur secret de l’existence, celui qui anime encore le vieillard mourant de La maison d’os de Roland Dubillard par exemple.

La pratique théâtrale de Michel Raskine reste un artisanat, servi par un travail patient, minutieux, sans complaisance, au plus près des mots et du sens. C’est un théâtre empêcheur de tourner en rond, un veilleur de jour et de nuit, ce n’est pas un théâtre "à la mode", mais un vrai parcours qui s’inscrit dans le temps.

Jean-François Perrier

  • Mises en scène

Max Gericke ou pareille au même de Manfred Karge (1984, repris en 1995, puis en 2003)
Kiki l’Indien, comédie alpine de Joël Jouanneau (1989)
Huis clos de Jean-Paul Sartre (1991)
L’épidémie et Un rat qui passe d’Agota Kristof (1993)
La fille bien gardée d’Eugène Labiche (1994)
La femme à barbe de Manfred Karge (1995)
Prométhée enchaîné d’Eschyle (1995)
L’amante anglaise de Marguerite Duras (1996)
Chambres d’amour d’Arthur Adamov (1997)
Les 81 minutes de Mademoiselle A. de Lothar Trolle (1997)
Théâtres d’Olivier Py (1998)
La maison d’os de Roland Dubillard (E.N.S.A.T.T.,1998)
L’affaire Ducreux, théâtre de coin 1 de Robert Pinget (1999)
Albert Herring, Benjamin Britten (2000)
Au but, théâtre de coin 2 de Thomas Bernhard (2000)
Elle est là et C’est beau de Nathalie Sarraute (2002)
Otello de Verdi à l'Opéra de Lyon (février 2003)
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce - Molière 2008 du Théâtre public

Cet(te) artiste n'est pas lié(e) en ce moment à un spectacle.

De 1999 à hier - Michel Raskine

Le Jeu de l’amour et du hasard

Théâtre de l'Odéon - Ateliers Berthier, Paris

du 12 janv. au 6 févr. 2011
2h30
CLASSIQUE Coup de cœur Terminé
  • De : Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux
  • Mise en scène : Michel Raskine
  • Avec : Stéphane Bernard, Christine Brotons, Jean-Louis Delorme, Christian Drillaud, Marief Guittier, Guy Naigeon, Michel Raskine
Selon Raskine, le chef-d’œuvre de Marivaux est avant tout une pièce sur l’expérience. Dans ce quadrille pour quinquagénaires (re)jouant le tout pour le tout en virtuoses du verbe et du sentiment, une certaine élégance crépusculaire donne un relief inattendu à l’incomparable vivacité de l'œuvre.
Jean-Jacques Rousseau

Malakoff scène nationale – Théâtre 71, Malakoff

du 29 sept. au 17 oct. 2009
1h10
CLASSIQUE Coup de cœur Terminé
  • De : Bernard Chartreux, Jean Jourdheuil
  • Mise en scène : Michel Raskine
  • Avec : Marief Guittier, Bertrand Fayolle
Ces pages arrachées aux Rêveries du promeneur solitaire, aux Confessions et à La Lettre à d’Alembert dessinent, en forme de monologue, le portrait fragmenté d’un « héros » de la littérature française.
Le Jeu de l’amour et du hasard

Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN , Sartrouville

du 31 mars au 3 avr. 2009
2h30
CLASSIQUE Coup de cœur Terminé
  • De : Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux
  • Mise en scène : Michel Raskine
  • Avec : Stéphane Bernard, Christine Brotons, Jean-Louis Delorme, Christian Drillaud, Marief Guittier, Guy Naigeon, Michel Raskine
Selon Raskine, le chef-d’œuvre de Marivaux est avant tout une pièce sur l’expérience. Dans ce quadrille pour quinquagénaires (re)jouant le tout pour le tout en virtuoses du verbe et du sentiment, une certaine élégance crépusculaire donne un relief inattendu à l’incomparable vivacité de l'œuvre.
Les relations de Claire

Théâtre du Nord, Lille

du 27 nov. au 3 déc. 2003
CONTEMPORAIN Terminé
  • De : Dea Loher
  • Mise en scène : Michel Raskine
  • Avec : Philippe Crubézy, Simon Delétang, Jean-Louis Delorme, Harry Holtzman, Thierry Gibault, Marief Guittier, Odja Llorca, Claire Semet
Dea Loher est l’une des figures majeures du théâtre allemand des années 90, de celles écloses après la chute du mur de Berlin et la réunification des deux républiques. Sur le modèle expressionniste du «drame à stations», elle imagine les épreuves d’une jeune femme, Claire, aux prises avec les démons du libéralisme triomphant où tout se vend : l’amour, la drogue, la santé, le sang…
Barbe-Bleue, espoir des femmes

MC93, Bobigny

du 28 nov. au 29 déc. 2002
CONTEMPORAIN Terminé
  • De : Dea Loher
  • Mise en scène : Michel Raskine
  • Avec : Marief Guittier, Sophie Cattani, Dominique Pinon, Sarah Fourage
Dans le conte de Charles Perrault, Barbe-Bleue tue ses femmes pour leur curiosité. Chez Dea Loher, il est vendeur de chaussures pour dames et tue les femmes parce qu'elles cherchent un amour " au-delà de toute mesure ". Les femmes assassinées sont donc en partie responsables de la tragédie.
Barbe-Bleue, espoir des femmes

Centre Dramatique National d'Orléans, Orléans

du 26 au 29 sept. 2001
CONTEMPORAIN Terminé
  • De : Dea Loher
  • Mise en scène : Michel Raskine
  • Avec : Marief Guittier, Sophie Cattani, Dominique Pinon, Sarah Fourage
Dans le conte de Charles Perrault, Barbe-Bleue tue ses femmes pour leur curiosité. Chez Dea Loher, il est vendeur de chaussures pour dames et tue les femmes parce qu'elles cherchent un amour " au-delà de toute mesure ". Les femmes assassinées sont donc en partie responsables de la tragédie.