Anciennement à l’affiche

Le Jeu de l’amour et du hasard

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Théâtre de l'Odéon - Ateliers Berthier Paris | du 12 janvier au 06 février 2011 | Durée : 2h30
CLASSIQUE, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 06 février 2011

 

Michel Raskine

Quinze pièces de théâtre mises en scène depuis 1984, de quatorze auteurs différents… Le travail de Michel Raskine semble donc fondé sur une insatiable curiosité pour les textes dramatiques, sur une envie de découverte permanente - d’Eschyle à Olivier Py, de Labiche à Jean-Paul Sartre, de Manfred Karge à Roland Dubillard, en passant par Marguerite Duras, Thomas Bernhard, Robert Pinget…

C’est tout un parcours littéraire qui interdit le poids des habitudes et le danger de la redite.

Cette diversité n’est cependant pas synonyme d’éclatement et de dispersion, elle correspond au désir de partager des œuvres fortes, radicales, exigeantes avec des comédiens, au plaisir de disséquer de façon quasi chirurgicale une écriture originale, le plus souvent contemporaine (douze auteurs du XXe siècle) et de présenter aux spectateurs des "héros" issus de l’univers des "gens de peu", des "humbles" qui par la grâce du théâtre acquièrent un destin exemplaire et participent alors à l’univers du mythe.

Le Barbe-Bleue de Dea Loher, marchand de chaussures pour dame, L’ouvrier (e) Max Gericke de Manfred Karge, La mademoiselle A de Lothar Trolle dans son supermarché rejoignent le Prométhée d’Eschyle, qui, sous la direction de Michel Raskine, était aussi un homme ordinaire au destin extraordinaire.

Il y a dans ce parcours théâtral un intérêt constant pour mettre à jour les traces d’enfance, enfouies, qui se conservent dans les vies d’adultes, un regard sur cet âge d’or, temps heureux ou malheureux, qui reste le moteur secret de l’existence, celui qui anime encore le vieillard mourant de La maison d’os de Roland Dubillard par exemple.

La pratique théâtrale de Michel Raskine reste un artisanat, servi par un travail patient, minutieux, sans complaisance, au plus près des mots et du sens. C’est un théâtre empêcheur de tourner en rond, un veilleur de jour et de nuit, ce n’est pas un théâtre "à la mode", mais un vrai parcours qui s’inscrit dans le temps.

Jean-François Perrier

  • Mises en scène

Max Gericke ou pareille au même de Manfred Karge (1984, repris en 1995, puis en 2003)
Kiki l’Indien, comédie alpine de Joël Jouanneau (1989)
Huis clos de Jean-Paul Sartre (1991)
L’épidémie et Un rat qui passe d’Agota Kristof (1993)
La fille bien gardée d’Eugène Labiche (1994)
La femme à barbe de Manfred Karge (1995)
Prométhée enchaîné d’Eschyle (1995)
L’amante anglaise de Marguerite Duras (1996)
Chambres d’amour d’Arthur Adamov (1997)
Les 81 minutes de Mademoiselle A. de Lothar Trolle (1997)
Théâtres d’Olivier Py (1998)
La maison d’os de Roland Dubillard (E.N.S.A.T.T.,1998)
L’affaire Ducreux, théâtre de coin 1 de Robert Pinget (1999)
Albert Herring, Benjamin Britten (2000)
Au but, théâtre de coin 2 de Thomas Bernhard (2000)
Elle est là et C’est beau de Nathalie Sarraute (2002)
Otello de Verdi à l'Opéra de Lyon (février 2003)
Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce - Molière 2008 du Théâtre public

Avis du public : Michel Raskine

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