Franz-Joseph Haydn

1
2
3
4
5



+ d’infos

Prochainement à l’affiche

Requiem et œuvres maçonniques jusqu'à 12% de réduction

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Opéra Royal de Versailles Versailles | du 10 au 11 mars 2018 | Durée : 1h20
MUSIQUE & DANSE, Concert, Musique classique
RESERVER

À partir de 96 € au lieu de 109,50 €

Concertos pour violoncelle jusqu'à 15% de réduction

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Opéra Royal de Versailles Versailles | le 03 février 2018 | Durée : 2 heures entracte inclus
MUSIQUE & DANSE, Concert, Musique classique
RESERVER

À partir de 79,50 € au lieu de 93 €

 

Anciennement à l’affiche

Il Pomo d'Oro / les soeurs Labèque  - Haydn / Mozart

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Théâtre des Champs-Elysées Paris | le 11 mai 2016
MUSIQUE & DANSE, Musique classique

Spectacle terminé depuis le 11 mai 2016

 

Franz-Joseph Haydn

« Je suis né le dernier jour de mars 1732 dans le bourg de Rohrau en Basse-Autriche, près de Prugg-sur-la-Leythä. Feu mon père était charron de profession et sujet du comte Harrach ; par nature grand amateur de musique, il jouait de la harpe sans connaître ses notes et, enfant de cinq ans, je l’imitais consciencieusement en chantant ses airs courts et simples, ce qui conduisit mon père à me confier à un parent directeur d’école à Haimbourg, pour y apprendre les rudiments de la musique ainsi que d’autres matières nécessaires à la jeunesse. Le Dieu Tout-Puissant (à lui seul je rends grâce pour tant de bienfaits) m’a doté, particulièrement en musique, de tant de facilité que, dans ma sixième année, je chantais déjà quelques messes dans le choeur et jouais diverses choses au clavecin et au violon.

Dans ma septième année, feu monsieur le Kapell Meister v. Reutter, passant par Haimbourg, entendit par hasard ma voix faible mais agréable. Il m’emmena aussitôt dans la chapelle où, tout en faisant mes études, j’ai appris d’excellents maîtres l’art du chant, le clavecin et le violon. J’ai aussi chanté comme soprano avec grand succès, tant à Saint-Etienne qu’à la Cour jusqu’à ma dix-huitième année.

Ayant fini par perdre ma voix, j’ai dû passer huit pénibles années à instruire la jeunesse (NB : beaucoup de génies se détruisent à devoir ainsi gagner leur pain quotidien, car ils n’ont plus le temps d’étudier). J’en ai fait moi-même malheureusement l’expérience, et jamais je n’aurais acquis le peu que j’ai appris si, dans mon zèle pour la composition, je n’y avais consacré mes nuits : j’ai écrit avec diligence, mais pas très solidement, jusqu’au moment où j’ai eu la chance d’apprendre du célèbre Monsieur Porpora (qui était alors à Vienne) les vrais fondements de la composition.

Finalement, grâce à la recommandation du défunt Monsieur v. Fürnberg (qui m’a prodigué de nombreuses marques de faveur), j’ai été engagé comme Directeur chez Monsieur le comte v. Morzin, et de là comme Kapell Meister (Maître de Chapelle) chez Son Altesse le prince près de qui je souhaite vivre et mourir.

Parmi mes oeuvres, les suivantes ont entre autres reçu le plus grand nombre d’applaudissements : Le Pescatrici, les opéras L’Incontro improviso, exécuté en présence de sa Majesté impériale et royale, L’Infedeltà delusa, l’oratorio Il Ritorno di Tobia, exécuté à Vienne, le Stabat Mater, à propos duquel, par l’intermédiaire d’un bon ami, j’ai reçu de la propre main de notre grand musicien Hasse une lettre avec les éloges les plus immérités. Je conserverai cette lettre toute ma vie comme la prunelle de mes yeux, non pour son contenu mais par égards pour un si grand homme.

Dans le style de chambre, j’ai eu le bonheur de plaire à presque toutes les nations à l’exception des berlinois, comme le montrent les journaux et des lettres qui me sont parvenues. Je m’étonne simplement de l’incapacité de ces messieurs de Berlin, d’ordinaire si raisonnables, à critiquer ma musique en termes pondérés ; ils me portent aux nues dans tel hebdomadaire pour ensuite, dans tel autre, me traîner plus bas que terre, et tout cela sans jamais dire pourquoi. Moi, je sais très bien pourquoi ; parce qu’ils sont incapables de produire certaines de mes oeuvres et trop vaniteux pour prendre la peine de les étudier comme il faut, ainsi que pour d’autres raisons auxquelles, avec l’aide de Dieu, je répondrai en temps voulu. »

Extrait de l’autobiographie rédigée par Haydn en 1780 à la demande d’Ignaz de Luca (1746-1799), éditeur de diverses brochures lexicographiques.

Avis du public : Franz-Joseph Haydn

0 Note

0 avis

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS