
Voir la programmation de la Salle Réjane.
Construit en 1730 par le Duc de Richelieu, le théâtre de Paris est un lieu emblématique de la ville. Anciennement lieu de fêtes, il faudra attendre 1891 pour qu’il prenne le nom de « Nouveau théâtre ». À partir de cette date, de grandes pièces s’enchaîneront avec des distributions toujours plus exigeantes.
Le Théâtre de Paris : deux salles en plein cœur de Paris dans le 9ème arrondissement, une programmation ambitieuse et prestigieuse, et bien sûr les plus grands artistes…
Le retrait des places peut s'effectuer 1h avant le début du spectacle.
Le Bar du Théâtre vous accueille du mercredi au samedi, avant chaque représentation uniquement.
La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, merci de le préciser avant votre commande au 01 48 74 25 37 (pour vérification des disponibilités).
En 1891, un « Nouveau Théâtre » voit le jour sur le site d’un ancien skating où l’on pratiquait le patin à roulettes.
Dans les premières années du théâtre, Lugné-Poë, alors directeur, va faire découvrir aux parisiens les auteurs nordiques tels que Ibsen, Strindberg… C’est aussi dans cette salle que Firmin Gémier en 1896 a lancé son fameux « Merdre ! » lors de la création de Ubu Roi d’Alfred Jarry.
En 1906, la grande comédienne Réjane rachète le théâtre, fait de grands travaux de rénovation et lui donne son nom. Il devient donc le « Théâtre Réjane » et connait un triomphe en 1913 avec Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou (le rôle titre était tenu par Réjane elle-même).
En 1918, Léon Volterra reprend le théâtre et le baptise de son nom actuel « Théâtre de Paris ». Après quelques comédies peu connues, se crée en 1929 l’un des plus grands succès du théâtre, Marius de Marcel Pagnol avec Raimu, Pierre Fresnay, Orane Demazis et tous les autres (immortalisés ensuite au cinéma) et en 1931 la suite avec Fanny.
Les années qui vont suivrent jusqu’en 1948, date à laquelle Léon Volterra va céder le théâtre, alterneront petits succès et grands triomphes dont notamment Tovaritch de Jacques Deval avec Elvire Popesco.
En 1948, Marcel Karsenty et Pierre Dux reprennent la direction du théâtre. Les années 50, sous leur direction, sont marquées par de nombreuses créations.
A partir du 1er mai 1955, Elvire Popesco, la « Réjane roumaine » et Hubert de Mallet deviennent à leur tour directeurs du théâtre, modifient les structures et rénovent la salle. En 1956, Ingrid Bergman vient jouer Thé et Sympathie devant un public parisien enchanté d’applaudir une vedette internationale. En 1958, à la place de l’atelier de costumes, Elvire Popesco et Hubert de Mallet font édifier une salle de théâtre d’Art et d’Essai d’environ 300 places. Elle s’appellera tout d’abord « Théâtre Moderne » avant de devenir le « Petit Théâtre de Paris » (nom actuel). Cette année là, dans la grande salle est présenté Dommage qu’elle soit une P… de John Ford, dans une mise en scène de Lucchino Visconti avec Romy Schneider et Alain Delon.
A partir de 1965 et jusqu’en 1975, le nouveau directeur Alain de Leseleuc va monter d’excellents spectacles tels que Le Retour d’Arold Pinter, La Périchole de Jacques Offenbach…
En 1975, Robert Hossein prend la direction du théâtre et propose dans les années 80 plusieurs chefs d’œuvres d’Offenbach : La belle Hélène, Le Pont des Soupirs, la Vie Parisienne…
De 1988 à 1990, quelques one-man show à la mode et Starmania de Michel Berger et Jean-Louis Plamendon tiennent l’affiche.
A partir de 1990, la société actuellement directrice du théâtre rachète le « Théâtre de Paris ». Depuis cette date, le théâtre a présenté notamment : Jean-Paul Belmondo dans Tailleur pour dames de Feydeau (1993), Robert Hossein dans La nuit du crime (1994), Valérie Lemercier (1995), Michel Sardou dans Bagatelle (1996), Guy Bedos dans Dérapages (1997), Alain Delon dans Variations Enigmatiques (1998), Gérard Depardieu dans Les Portes du Ciel (1999), Bernard Tapie dans Vol au dessus d’un nid de coucou (1999/2000), Bernard Giraudeau et Didier Sandre dans Becket ou l’Honneur de Dieu de Jean Anouilh (2000), Michel Leeb dans Madame Doubtfire (2001-2002), Shirley et Dino dans Les Fantaisistes (2003), Bernard Tapie dans Un beau salaud (2004), La compagnie EL TRICICLE (2004), Jean Piat et Lorànt Deutsch dans Amadeus de Peter Shaffer.
En 2003 le comédien et metteur en scène Stéphane Hillel est appelé à la tête du Théâtre de Paris par le nouveau propriétaire. Dès lors, le lieu connaît un nouvel essor avec l’arrivée de nouvelles créations (Shirley et Dino, Amadeus…), lesquelles viennent s’ajouter à une programmation classique (Feydeau, Molière, Pinter…).
C’est ainsi, que, depuis plus de dix ans, le Théâtre de Paris est devenu une scène majeure du paysage culturel français.
En janvier 2013, le Théâtre est racheté par la société vente-privée.com fondée par Jacques-Antoine Granjon, associé à l’homme d’affaires et producteur Richard Caillat et à Stéphane Hillel.
En novembre 2019, Fimalac Entertainment filiale du groupe de Marc Ladreit de Lacharrière et leader français indépendant de production de spectacles et de gestion d’infrastructures culturelles, prend une participation majoritaire dans les 3 théâtres détenus par Jacques Antoine-Granjon, Richard Caillat et Stéphane Hillel.
Aujourd’hui, Richard Caillat dirige le Théâtre de la Michodière et le Théâtre de Paris, avec toujours la même ambition d’offrir au public des spectacles et des créations uniques émanant du patrimoine culturel français mais aussi des productions traitant de sujets sociétaux et contemporains.
La pièce Ubu Roi d’Alfred Jarry retrouve les planches du Théâtre de Paris à partir du 16 septembre prochain. Créée en 1896 dans ce même lieu, alors appelé Théâtre-Nouveau, elle renaît aujourd’hui dans une mise en scène contemporaine signée Daniel Benoin.
Après le succès de la première saison à Paris et en tournée, avec plus de 120 000 spectateurs, retrouvez Michèle Bernier et Francis Perrin sur les planches dans Lily et Lily, mise en scène par Marie-Pascale Osterrieth !
15, rue Blanche 75009 Paris