Papa ou pas ?

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A la Folie Théâtre , Paris

Du 13 septembre 2018 au 17 janvier 2019
Durée : 1h10

COMEDIE & BOULEVARD

Seul face au miroir, Jérôme tente de reprendre ses esprits : Sophia, sa petite amie depuis peu, lui a annoncé qu’elle attendait un enfant de lui... Est-il prêt à passer le pas ? Au gré d'une galerie de 20 personnages conduits par 1 seul comédien jonglant entre humour et émotions, délires et réalité, le spectacle Papa ou pas ? nous embarque dans les chamboulements de la paternité au travers de l'histoire de Jérôme Vicaire, 35 ans, qui s'apprête à être papa... ou pas ?
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Photos & vidéos

Papa ou pas ?

De

Virginie Bracq

,

Cédric Ingard

Mise en scène

Jean-Michel Péril

Avec

Cédric Ingard

  • Prêt ou pas ?

Jérôme, 35 ans est devant la glace des toilettes de son bar favori.

Il se parle, il tente de recouvrer ses esprits avant de remonter auprès de ses amis, de sa famille et d’affronter la réalité : sa petite amie Sophia lui a annoncé qu’elle attendait un enfant de lui.

Jérôme déambule, happé par la ronde de ses doutes, de ses peurs, de son refus d’avancer dans la vie. En quête du sens de l’amour, combattant de ses craintes, Jérôme est tel un chevalier à la recherche de son Graal et nous emporte dans sa folle nuit de questions existentielles.

À travers sa fièvre, il espère trouver les raisons du pourquoi et surtout du comment accepter cet enfant, et avec cette femme.

Rêves, réalité, personnages imaginaires nous entraîneront dans le tourbillon de ses pensées. L’occasion d’explorer les états émotionnels d’un homme qui n’est pas prêt à passer le pas, sous la forme du délire et de l’humour...

  • Mot du metteur en scène

À l’aube de sa maturité d’homme, Jérôme, qui ne s’était pas vraiment posé la question de ce que c’est d’avoir un enfant, s’y retrouve confronté.

Après avoir mené une « bonne vie de célibataire » avec ses conquêtes et ses potes, la paternité lui tombe dessus sans qu’il l’ait choisie. Sa compagne du moment, Sofia, lui annonce la nouvelle.

Les improvisations à partir desquelles ce spectacle a été construit vont interpeler le petit monde que Jérôme, seul en scène, nous donne à voir et à entendre par son talent, sa créativité : faire apparaitre dans le jeu sa bande de potes dans son café favori, la grande faucheuse, des farfadets, un bébé géant, ...et beaucoup d’autres surprises.

Les premières improvisations ont été riches, pleines de questionnements. Elles nous ont permis de nous livrer notre intime et d’avancer dans les choix d’orientation du travail en totale harmonie.

Loin des stand up à la mode dans nos salles, ni une énumération de réactions face à la paternité mais bien la confrontation d’un homme à l’annonce de sa paternité, et d’une femme à la réaction de celui qu’elle aime.

Ce qui n’empêche pas la folie, l’humour des situations cocasses... Après l’annonce de Sofia, « la petite seconde d’éternité », comme dit le poème de J. Prévert, « où tu m’as embrassé, où je t’ai embrassé », devient une relative intemporalité durant laquelle Jérôme voit défiler sa vie.

Comprendra-t-il le pourquoi de ses réactions ?

  • Note d'intention

L’idée
Journaux, magazines, essais de psychologie, et plus récemment l’Assemblée Nationale ; on nous parle du choix des femmes pour la maternité. Mais qu’en est il du choix des hommes ? Avec le comédien Cédric Ingard, nous avons voulu parler de ce sujet, en partant du point de vue très personnel de notre personnage Jérôme Vicaire. C’est le mal-aise-mal-être d’un homme pas préparé à la venue d’un enfant que nous allons vivre. La gageure est de taille : inventer un spectacle sans support textuel, dans un espace vide. En effet, nous sommes de grands admirateurs du travail de Philippe Caubère, et sans avoir la prétention de l’imiter, nous avons choisi de travailler dans un espace dénudé avec peu de matériel. Cette façon de jouer nous permettant de faire des va-et-vient entre l’état intérieur du personnage et ses interactions avec son petit monde.

La mise en scène du corps
Nous tenons garder une liberté dans nos allées et venues épiques afin de faire plonger le spectateur dans le tourbillon des émotions et pensées de Jérôme. Que les situations soient réelles ou fictives, qu’elles se développent sur une soirée ou sur un instant, il est primordial de suivre les interactions de tous les protagonistes avec notre héros. Cédric incarne tous les personnages car ce n’est pas parce ce que c’est un seul en scène qu’il n’y a qu’un seul personnage ! Nous voulons que le corps de l’acteur soit tous les personnages, l’ombre, les accessoires... mais aussi un corps qui danse, amener le personnage au travers de sa gestuelle dans un état de transe, un état où le personnage «danse sa vie». Nous avons donc improvisé devant une caméra afin de les retravailler, de construire la trame et de réécrire certains passages afin de bâtir l’univers de Jérôme.

La mise en espace
L’espace est occupé par trois chaises symboliques des trois âges de l’homme. Au sol un tapis composé de trois cercles imbriqués et de tailles croissantes, inspirées des tankas tibétains où les cycles de vie sont exprimés. La lumière a une grande part dans notre travail car c’est elle qui détermine les changements spatio-temporels dans les ellipses, flashback et moments oniriques. Ce spectacle parle de nos interrogations en partant d’un des « petits bouts de la lorgnette » : la paternité. Tout au long de nos vies nous devons faire des choix. Ceux-ci déterminent la suite de notre existence. Faire un enfant était fondamental mais qu’en est-il aujourd’hui ?

La direction artistique
a été confiée la direction artistique à Jean-Michel Péril, de part sa sensibilité sur le sujet et pour la précision de sa direction d’acteurs. Nous avons fait le choix d’un récit non linéaire à découpage plutôt cinématographique. Il nous entraîne dans un tourbillon qui pourrait être le cheminement des pensées de Jérôme.

  • Mot de l'acteur

La question qu’on me pose systématiquement lorsque je parle de notre projet est : « Tu vas être papa, c’est ça ? » Et bien, autant vous l’annoncer de suite : non.
En revanche, ne pas être père me donne un regard transversal sur ce que vivent mes amis, hommes et femmes, sur le voyage « fabuleux mais épuisant » d’être parent. J’ai bientôt quarante ans. J’ai assisté aux mariages de mes amis, aidé aux déménagements, aux emménagements, été invité à rencontrer le, la ou les nouvelles merveilles de ce monde : Zélie, Kylian, Eva, Antoine et Anaïs…

Aujourd’hui, j’assiste aux divorces de certains et je suis effaré de voir l’archaïsme de notre système juridique qui privilégie la mère. Mes parents ont encore aujourd’hui le rôle de famille d’accueil, j’ai grandi avec « ces enfants de la D.D.A.S.S. » et j’ai appris une chose : ce qui est cassé est cassé, ce qui est rayé est rayé. On peut recoller les morceaux, polir les aspérités mais il faut beaucoup d’amour. Beaucoup. Et de l’éducation.

Alors je suis étonné du choix simpliste de la société. Je suis étonné de la complexité du rôle de l’homme : l’ancien mâle dominant à qui on demande plus de sensibilité. Étonné aussi par l’usure du couple dans le face à face de deux individus qui veulent tout sans vouloir rien lâcher de leurs libertés et de leur carrière. L’ancien chasseur est perdu puisque sa part n’est plus qu’une participation. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que ces mêmes hommes aspirent à plus d’implication dans l’éducation de leur enfant, et qu’ils se retrouvent restreints par un divorce violent et une justice obtue.

J’ai choisi de confier la coécriture à Virginie Bracq pour deux raisons essentielles : son talent et sa condition de femme. Il me fallait quelqu’un capable d’appréhender la forme particulière de narration qu’est un seul en scène d’une vingtaine de personnages. Le faire avec une femme me garantissait de ne pas tomber dans un pamphlet « pour les hommes par nous les hommes », mais d’avoir un regard sans compassion sur ce passage brutal de célibataire à père ou plus spécifiquement sur le fait d’accepter ou non une paternité non choisie.

Car c’est par ce point de départ que nous voulons interroger la société, sans jamais oublier notre métier de saltimbanque : dénoncer en amusant. J’ai rencontré Jean-Michel Péril sur d’autres aventures artistiques. Nous avons longuement discuté sur le sujet de la parternité. Ses qualités artistiques ont fait une évidence de l’intégrer à ce projet.

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