Anciennement à l’affiche

Barrière Enghien Jazz Festival, 2014

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Théâtre du Casino d'Enghien Enghien-les-Bains | du 25 au 29 juin 2014
MUSIQUE & DANSE, Coups de coeur, Concert, Jazz, blues & gospel

Spectacle terminé depuis le 29 juin 2014

 

Richard Bona

Paul Simon, Harry Belafonte, Queen Latifah, Harry Connick Jr, Manu Di Bango ont souvent eu recours lui. Larry Coryell, Mike Stern, Pat Metheny, Joe Zawinul, Herbie Hancock, Chick Corea, Jacky Terrasson, Bob James, Kazumi Watanabe, Sadao Watanabe, Branford Marsalis, David Sanborn, Regina Carter, Bobby McFerrin ou encore Randy Brecker l'ont choisi comme sideman.

Né en 1967 dans le village de Minta, dans l'est du Cameroun, Richard Bona a grandi au sein d'une famille ou la musique est reine. Son grand-pere était chanteur et percussioniste de renom. Sa mère, chanteuse également, remarqua très tôt que son fils avait de grandes affinités avec la musique.

"Vers l'âge de 3 ans, je pleurais beaucoup, sans raison", se souvient Bona en riant. "Un jour, quelqu'un a apporte un balafon chez nous et s'est mis a jouer. J'ai cesse de pleurer ; je suis resté assis à l’écouter pendant des heures." Ingénieux et assidu, l'enfant fabriqua bientôt son propre balafon avec des chutes de bois glanées aux alentours du village, et s'entraîna à jouer de son nouvel instrument 8 a 12 heures par jour.

Richard Bona se produisit pour la 1ère fois en public à l'âge de 5 ans, dans l’église de son village, en chantant avec sa mère et ses 4 soeurs. Comme il était assez difficile de se procurer des instruments de musique au village, il devait souvent les fabriquer lui-même. Ainsi fabriqua-t-il plusieurs flûtes, diverses percussions en bois et même une guitare à 12 cordes. L'absence d'un magasin à proximité était un handicap majeur pour l'enfant qui trouva finalement un moyen original de se procurer des cordes de guitare.

"J'allais traîner du côté des ateliers de réparation de bicyclette", se souvient-il, "et quand personne ne faisait attention, je chapardais des câbles de frein de vélo pour en faire des cordes !"

La renommée du jeune prodige se répandit dans le village. Bientôt on fit appel à ses talents de chanteur et de musicien pour animer baptêmes, mariages et autres cérémonies religieuses. Mais l'attrait de la grande ville se fit rapidement sentir. Richard Bona partit vivre à Douala avec son père et trouva immédiatement du travail comme musicien.

"Je compris sans peine que la guitare était l'instrument à la mode, hors duquel il n'y avait point de salut", nous dit-il. Il se rendit tres vite compte qu'il était capable d'apprendre pratiquement n'importe quel instrument rien qu'en observant quelqu'un en jouer. Il loua donc une vraie guitare pour remplacer son instrument "fait maison" et trouva sans peine des engagements. Il n'avait alors que 11 ans.

Sa vie prit un tournant en 1980 lorsqu'un Francais s’établit à Douala et ouvrit un club de jazz dans un des hôtels de la ville. Il engagea le jeune prodige local et le chargea de constituer un groupe. "Je ne connaissais rien au Jazz", raconte Richard Bona, "mais j’étais bien payé, alors j'ai accepté." Le propriétaire du club possédait quelques 500 disques de Jazz, il demanda au jeune garçn de s’y familiariser.

Le hasard voulut qu'il choisisse en premier un album de Jaco Pastorius, virtuose de la guitare basse électrique. L'interprétation de Portrait Of Tracy bouleversa littéralement sa vie. "Avant de connaître Jaco", déclare-t-il, "je n'avais jamais songé à jouer de la basse. Ma réaction immédiate à la première écoute fut de vérifier si je ne m’étais pas trompé de vitesse sur le tourne-disques ! Je croyais que le 33 tours passait en 45 !"

Installé à New York fin 1995, la réputation de cet extraordinaire bassiste – multi instrumentiste camerounais à la voix envoûtante s’est vite propagé.

Rapprocher les cultures par la musique est au coeur de sa démarche et ce qui pourrait le caractériser c’est l’engagement et la passion. Il puise son inspiration là où se trouvent les « good vibrations », que ce soit du côté de ses aînés comme Lokua Kanza ou de ses étudiants en musique de New-York qui ne cessent de l’épater.

Son album sorti en 2008 chez universal music s'intitule : Bona makes you sweat.

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