Paolo Fresu

Prochainement
A Filetta

Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt

le 24 avr. 2027

Paolo Fresu

Paolo Fresu est l'un des plus grands trompettistes de jazz d'aujourd'hui, l'un des plus titrés et l'un des plus sensibles et généreux. Paolo Fresu, c'est surtout une sonorité, pleine, claire, tranquillement joyeuse, dont il émane une certaine lumière, directement inspirée de ses maîtres, Miles Davis et Chet Baker. Dans sa trompette coule la même sève qui a donné du prestige et du glamour à la nouvelle vague du jazz européen et une sonorité tendrement acidulée, avec ce quelque chose de tranchant dans le phrasé, elliptique et somptueusement délié, ces lignes nettes, précises, élégantes et simultanément une certaine langueur méditerranéenne, une sensualité ultra sophistiquée toute en nuance. Il est à l’origine de plusieurs formations : son quintet historique avec lequel il joue depuis maintenant 30 ans puis le Paolo Fresu Devil Quartet qu’il crée en 2004 avec des musiciens et d’amis d’exception : Bebo Ferra (guitare), Paolino Dalla Porta (contrebasse) et Stefano Bagnoli (batterie). Le Paolo Fresu Devil Quartet porte décidément bien son nom car ce nouvel opus Desertico est diablement beau. Les compositions sont individuellement signées par les membres du quartet à l’exception d’une version envoutante de (I Can’t Get No) Satisfaction qui ouvre l’album et d’une interprétation poignante de Blame It On My Youth. La complicité qui lie les 4 acteurs de ce quartet transpire. Tous ne font qu’un ou se complètent créant ainsi un feeling contagieux qui provoque à l’écoute de l’album un double sentiment de plénitude et de jubilation. Desertico est sans nul doute l’un des évènements « Jazz » de cette rentrée 2013.

Paolo Fresu est né il y a cinquante ans à Berchidda petit village du nord de la Sardaigne. Ce détail biographique en dit plus long qu'il n'y paraît sur cette personnalité secrète aussi délicieusement mystérieuse que sa musique, ultra-sophistiquée sous des allures d'évidence, toute de retenue et d'équilibre, somptueusement fluide et mélodique, empreinte d'un lyrisme bouleversant, teinté de mélancolie clair-obscur.

C’est à la fin des années 80 que le public français découvre le trompettiste sarde, au sein d’une formation regroupant le batteur Aldo Romano, le bassiste Furio Di Castri et le pianiste Franco d’Andrea. Là, au cœur de ce « quartet italien », Paolo Fresu impose immédiatement sa fantomatique et paradoxale présence : une sonorité tendrement acidulée, avec ce quelque chose de tranchant dans le phrasé, elliptique et somptueusement délié, ces lignes nettes, précises, élégantes et simultanément une certaine langueur toute méditerranéenne, une sensualité ultra sophistiquée toute en nuance. Indiscutablement un musicien d’exception est là en gestation : Fresu impressionne, séduit, et du jour au lendemain devient aux yeux de tous, l’une des valeurs les plus sûres du nouveau jazz européen. En quelques années, le trompettiste se forme ainsi au contact des plus grands noms du jazz international (Karl Berger, Kenny Wheeler, Dave Holland, Phil Woods, Misha Mengelberg, Albert Mangelsdorf, John Zorn … : la liste est particulièrement longue et éclectique, traversant tous les styles, tous les genres, du néo hard bop à la free music, de la fusion à l’univers contemporain, sans jamais rien abandonner de sa singularité.

Outre ces diverses collaborations Paolo Fresu décline avec brio les diverses facettes de sa personnalité complexe en autant de formules singulières, s’impliquant avec la même intensité dans le Celtic Procession du breton Jacques Pellen, le projet Sonos e Memoria de musiciens folk sardes ou encore le collectif Vietnam du guitariste Nguyên Lê, bientôt convié à constituer avec Roberto Gatto et Furio Di Castri un « Angel quartet » particulièrement séduisant, responsable de deux disques magnifiques (Angel en 1998 et Metamorfosi en 1999).

Sans oublier l’aventure peu commune de son quintet italien. Fondé il y a maintenant presque 20 ans, cette formation demeure inchangée depuis l’origine. C’est sans l’ombre d’un doute au sein de cet orchestre soudé, d’une grande cohésion collective, résolument placé sous l’influence esthétique du fabuleux quintet sixties de Miles Davis, que Fresu laisse entendre sa voix la plus intime.

Paolo Fresu multiplie les formations avec lesquelles il se produit régulièrement en concert : le duo avec le joueur de oud tunisien Dhafer Youssef, le PAF trio avec ses complices que sont Furio Di Castri à la contrebasse et Antonello Salis au piano et à l’accordéon, l’Italian quintet, en sextet pour l‘album « Kind of Porgy and Bess » où il réunit pour revisiter le célèbre opéra de George Gershwin « Porgy & Bess » la plupart de ses compères. En 2004, Paolo Fresu lance un nouveau quartet, le « Devil» quartet avec Paolo Fresu - trompette, bugle / Bebo Ferra – guitare / Paolino Dalla Porta – contrebasse / Stefano Bagnoli – batterie avec lequel il enregistre Stanley Music.

Parallèlement, il continue les collaborations avec Richard Galliano, Omar Sosa, A Filetta et Uri Caine.

Prochainement - Paolo Fresu

avril 2027 (1)
A Filetta

Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt, Paris

le 24 avr. 2027
1h30
MUSIQUE & DANSE Concert Jazz, blues & gospel Traditionnel Offre adhérent 7 - 28,5 €
  • Avec : Jean-Claude Acquaviva, François Aragni, Jean-Do Bianco, Petr’Antò Casta, Paul Giansily, Jean-Vincent Servetto, Maxime Vuillamier, Paolo Fresu, Daniele di Bonaventura

Polyphonies corses et jazz célèbrent deux figures majeures de l’anticolonialisme du XXᵉ siècle : Aimé Césaire et Jean Nicoli.

De 1999 à hier - Paolo Fresu

Paolo Fresu

Théâtre du Châtelet, Paris

le 3 févr. 2014
MUSIQUE & DANSE Concert Terminé
  • Avec : Paolo Fresu
Le trompettiste / bugliste sarde Paolo Fresu bénéficie d’une tribune où ses envies multi-directionnelles (du baroque au rock, du lyrisme intense propre aux enfants de Miles Davis jusqu’à la « trompette préparée ») se concrétisent au cours d’une soirée à tiroirs.
Paolo Fresu

Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN , Sartrouville

le 12 févr. 2002
MUSIQUE & DANSE Terminé
  • Avec : Nguyen Lê, Roberto Gatto, Furio Di Castri, Paolo Fresu
Angel quartette. Un poète de la trompette, une sonorité de rêve. Héritier incontesté de Miles Davis et de Chet Baker, Paolo Fresu apprend l’art de la trompette dans son petit village de Sardaigne où il fait ses premières armes dans la fanfare municipale. Lorsque par hasard un ami lui fait entendre Miles Davis,
Prochainement
A Filetta

Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt

le 24 avr. 2027