Michele Mariotti a fait des études de sciences humaines et a obtenu un diplôme de composition au Conservatoire Rossini de sa ville natale, Pesaro, où il a également étudié la direction. Parallèlement, il a obtenu un diplôme de direction d’orchestre à l’Accademia Musicale Pescarese. Entre 2008 et 2018, il a été chef principal puis directeur musical du Teatro Comunale de Bologne, où il a dirigé de nombreux concerts et des dizaines de productions lyriques. Il a également dirigé l’Orchestre et le Chœur du Teatro Comunale de Bologne lors de tournées dans diverses villes italiennes, mais aussi jusqu’à Tokyo, Moscou et Paris. Il est le directeur musical du Teatro dell'Opera de Rome depuis 2022.
Récompensé par le 36e Prix Abbiati du meilleur chef d’orchestre, Michele Mariotti est régulièrement invité par les principaux théâtres et festivals italiens et internationaux. Parmi ses engagements récents, citons ses débuts au Staatsoper de Vienne, où il a dirigé Le Barbier de Séville, et l’ouverture de la saison du Teatro di San Carlo à Naples avec Otello. En 2022, il a également dirigé Macbeth au Palau de les Arts Reina Sofia de Valence et a fait ses débuts avec l’Orchestre de l’Académie nationale Sainte-Cécile de Rome.
Il a ensuite dirigé le Gürzenich à la Philharmonie de Cologne, l’Orchestre philharmonique de la Radio au Concertgebouw d’Amsterdam, l'Orchestre National de France et l’Orchestre symphonique de Munich. Il a fait ses débuts au Festival d’Aix-en-Provence avec Moïse et Pharaon. Au cours de la saison 2022-2023, outre ses engagements avec le Teatro dell'Opera de Rome pour Dialogues des carmélites, Aida, Triticée ricomposto et divers concerts symphoniques, Michele Mariotti retourne à La Scala de Milan, au Staatsoper de Vienne, au Festival d’Aix-en-Provence, et dirige un intense programme de concerts en Europe et au Japon.
À l’Opéra national de Paris : Les Puritains, 2013 ; La Traviata, 2016, 2019 ; Les Huguenots, 2018 ; Don Pasquale, 2019 ; Aida, 2021.
Photo : © Victor Santiago
Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée
Verdi à l'apogée de son génie dans ce que beaucoup considèrent comme le sommet de l'opéra italien. Le ténor Brian Jagde, la soprano Ailyn Pérez et le baryton Artur Ruciński forment une distribution saisissante sous la direction de Michele Mariotti.
Opéra Bastille, Paris
Dans son ouvrage, Giuseppe Verdi alterne scènes épiques comme la fameuse marche triomphale et airs plus intimes. Si le contexte de création de l’œuvre doit beaucoup à l’égyptomania en vogue au XIXe siècle, les thèmes d’Aida se révèlent intemporels autant qu’universels. En témoigne la mise en scène de Shirin Neshat qui insiste sur la cruauté du fanatisme religieux, prompt à opprimer les femmes. Spectacle en italien, surtitré en français et en anglais.
Opéra Bastille, Paris
La jeunesse, aussi pauvre soit-elle, n’a qu’un temps : Giacomo Puccini en a bien conscience, qui, en adaptant le roman d'Henri Murger, offre à son opéra La Bohème, créé en 1896, une musique poignante, débordant de nostalgie. Cette nostalgie est précisément au cœur de la mise en scène de Claus Guth qui situe les personnages dans l’espace, comme pour mieux révéler la distance qui nous sépare des souvenirs. Spectacle en italien, surtitré en français et en anglais.
Opéra Bastille, Paris
Opéra Garnier, Paris
Opéra Garnier, Paris
Déguisements, faux mariage et jeu de dupes s’enchaînent dans cet opéra de Gaetano Donizetti inspiré par les personnages de la commedia dell’arte. Si le metteur en scène Damiano Michieletto s’amuse à jouer avec les époques, il conserve la légèreté de l’œuvre et en fait ressortir la tendresse douce-amère.
Opéra Bastille, Paris
Opéra Bastille, Paris
Opéra Bastille, Paris