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Théâtre Dejazet Paris | du 09 mars au 28 avril 2018
CLASSIQUE, Comédie de moeurs
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Dissident, Il va sans dire (Pyka Puppet estival)

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Atalante Paris | le 07 juin 2017 | Durée : 1 heure
CONTEMPORAIN, Ados, Marionnette

Spectacle terminé depuis le 07 juin 2017

 

Michel Vinaver

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  • Formation

Naît à Paris en 1927 de parents originaires de Russie. Fait ses études secondaires à Paris, Cusset (Haute Savoie), Annecy et New York.
1944-1945 : Engagé volontaire dans l’armée française.
1946-1947 : Bachelor of Arts, Wesleyan University, Connecticut, USA
1951 : Licence libre de lettres à la Sorbonne.
1955 : Suit les répétitions d’Ubu Roi à Annecy (Stage national d’art dramatique amateur). Gabriel Monnet qui dirige le stage lui demande d’écrire une pièce pour son stage l’année suivante.

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  • Parcours

Né en 1927 à Paris, Michel Vinaver débute en littérature en publiant deux romans chez Gallimard, Lataume et L'Objecteur (Prix Fénéon).

Il entre en 1953 dans une entreprise multinationale fabriquant des produits de grande consommation où il occupera, jusqu'en 1980, des fonctions de cadre puis de directeur général dans différents pays d'Europe.

Michel Vinaver écrit sa première pièce en 1955, s'engageant dès lors dans un parcours d'écrivain de théâtre qu'il poursuit en parallèle avec ses carrières, industrielle d'abord, puis universitaire. Entre 1982 et 1991, il est professeur dans les départements d'études théâtrales de Paris-III puis Paris-VIII.

Dès les années cinquante, sa première pièce, Les Coréens, connaît un vif succès. Elle est l'objet de nombreuses mises en scène (Planchon, Monnet, Joris, Serreau), et est saluée par la critique. Vinaver écrit ensuite Les Huissiers, puis Iphigénie-Hôtel.

Il se distingue par ses positions sur l'oeuvre de Brecht. S'il reconnaît l'importance du dramaturge allemand, il refuse son propos didactique et la négation de l'émotion. Si " le rôle de l'auteur est bien de donner des secousses dans l'ordre établi " , vinaver affirme cependant qu' " au départ d'une pièce, il n'y a aucun sens " , mais simplement le désir de faire surgir " des bouts, des fragments de sens " . En pleine période brechtienne, son point de vue peu orthodoxe ne lui attire pas que des amitiés.

Dès cette époque, Michel Vinaver évoque d'ailleurs davantage sa complicité avec des peintres (Braque, Motherwell, Dubuffet) et sa connivence avec le travail des plasticiens : " Je serais mieux dans ma peau si j'étais peintre. Je partirais alors de ce qu'il y a de plus différencié dans les matières, les formes, les tonalités, les rythmes " . Si l'Histoire rôde parfois, c'est par la bande ou plutôt au creux des personnages, de leur histoire, de leur langage. Il ne s'agit pas d'imiter une réalité donnée d'avance, mais d'écrire pour tenter d'en découvrir l'accès, pour " donner consistance au monde et à moi dedans " .

Entre 1959 et 1 967, Michel Vinaver cesse d'écrire. Absorbé par ses responsabilités à la tête de l'entreprise multinationale Gillette, les voyages qu'elles exigent, ses quatre enfants, l'auteur se tait : “ je me demandais si je n'étais pas cuit " .

C'est en refusant la séparation entre ces deux activités de P.D.G. et d'écrivain, en mettant en scène sa propre angoisse à écrire sur l'entreprise dans laquelle il travaille, dans une pièce aux dimensions gigantesques (Par dessus bord) que Vinaver sort de l'impasse et retrouve sa dynamique créative.

Dès lors, l'exploration des rapports de l'individu et de l'économique sur les lieux du travail, deviendra le " champ " de son oeuvre. A partir de bouts de conversations éclatées, des fragments disjoints, enlacés par écho ou autres effets de rythme, la linéarité du texte est rompue, le banal se densifie, le désordre s'organise sous la " poussée de l'écriture "  : " Mon écriture ressortit au domaine de l'assemblage, du collage, du montage, du tissage " .

A partir de La Demande d’emploi, Vinaver écrit des pièces scéniquement moins lourdes : Théâtre de chambre, Dissident, il va sans dire, Nina c'est autre chose, Les Travaux et les Jours.

C'est à cette époque, que les mises en scène de Vitez (Iphigénie-Hôtel), de Jacques Lassalle (Théâtre de chambre, A la renverse) ou encore d'Alain Françon (Les Travaux et les Jours, L'Ordinaire), révèlent à un nouveau public la théâtralité novatrice de l'oeuvre de Vinaver.

Dans ses dernières pièces, Portrait d'une femme et L’Émission de télévision, l'écriture continue d'explorer, à travers l'étude des différents langages - langage des médias, de la justice, du commerce - les relations ou les pannes de relation entre les individus et leur société. Dans King, pièce à un seul personnage, mais écrite pour trois acteurs, Vinaver met en scène les trois âges d'un homme aux facettes multiples et contradictoires comme un portrait cubiste travaillé sous des angles différents, qui constitue un autoportrait discret et décalé.

Ainsi, au cours de presque un demi-siècle, Michel Vinaver a-t-il écrit un théâtre exigeant révélant dans leur complexité, des particules d'un réel en continuelle métamorphose, installant chez le spectateur, des fissures, des doutes, de manière à ce que toujours il soit " décalé par rapport à toutes les certitudes qu'il avait auparavant " .

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Les pièces de Michel Vinaver sont créées à la scène par Roger Planchon, Jean-Marie Serreau, Jean-Pierre Dougnac, Antoine Vitez, Jacques Lassalle, Alain Françon, Gilles Chavassieux, Michel Didym, Claude Yersin. Ce sont :

2006 Iphigénie Hôtel, m.e.s. Michel Vinaver et Gilone Brun
2002-2006 11 septembre 2001
2001 L'Objecteur
1998 King
1988 L'Emission de télévision, m.e.s. Jacques Lassalle
Le Dernier Sursaut
1984 Les Voisins, m.e.s. Alain Françon
Portrait d’une femme
, m.e.s. Sam Walters
1983 Par-dessus bord, m.e.s. Charles Joris (version intégrale)
1981 L'Ordinaire
L'Ordinaire
Les Histoires de Rosalie
, littérature enfantine, Castor Poche
1979 A la renverse
1977 Les Travaux et les jours
1976 Dissident il va sans dire
Nina, c'est autre chose
1973 Par-dessus bord, m.e.s. Roger Planchon (version abrégée)
1971 La Demande d'emploi
1969 Par-dessus bord
1959 Iphigénie Hôtel
1957 Les Huissiers
1955 Les Coréens, m.e.s. Robert Planchon en 1956, Jean-Marie Serreau en 1957

Michel Vinaver signe également des adaptations d'œuvres de Sophocle, Euripide, Shakespeare, Dekker, Gorki, Erdman, Botho Strauss ( Le Temps et la Chambre) ou encore T.S. Elliot (The Waste Land, traduction en 1947).

Une première édition de son Théâtre complet, en deux volumes, a été publiée par Actes Sud en 1986. Une nouvelle édition, en huit volumes, réalisée conjointement par Actes Sud et l'Arche, a paru entre 2002 et 2005.

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1953 : Embauché comme cadre stagiaire par la société Gillette France, puis nommé chef du service administratif.
1964-1966 : Promu PDG de Gillette Italie, puis de Gillette France.
1969-1978 : Négocie l’acquisition par Gillette de la société française S.T. Dupont et devient pour huit ans PDG de cette société.
1982-1986 : Quitte Gillette. Professeur associé, Institut d’études théâtrales, Paris III.
1982-1987 : Création, au Centre National des Lettres de la commission Théâtre (en assure la présidence pendant 4 ans).
1988 : Professeur d’études théâtrales à l’Université Paris VIII
1982-1987 Président de la Commission théâtre du Centre national des lettres - enquête sur l'état de l'édition théâtrale, publiée par Actes Sud sous le titre : Le Compte rendu d'Avignon – Des mille maux dont souffre l'édition théâtrale et des trente-sept remèdes pour l'en soulager

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