Actuellement à l’affiche : Isroël Rabon

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Cartoucherie - Théâtre du Soleil Paris | du 15 septembre au 10 octobre 2021 | Durée : 1h20
CONTEMPORAIN, Pièce historique
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À partir de 16,50 €

 

Isroël Rabon

Né en 1900 à Gowarczow, près de Radom en Pologne, Isroël Rabon passe son enfance dans la banlieue de Lodz, sorte de Manchester polonais, au milieu de la misère, de la crasse et du bruit des métiers à tisser. Il révèle un talent précoce pour la peinture et la poésie, publiant ses premiers « vers humoristiques » dès l’âge de quatorze ans. Orphelin très jeune, il vit en vagabond, est enrôlé dans l’armée polonaise et envoyé au front contre les bolchéviks. A son retour à Lodz, il se consacre tout entier à la vie littéraire.

Journaliste, il acquiert une réputation de polémiste féroce. Directeur de la revue moderniste, Lettre (1936/1939), il attire dans son orbite de nombreux prosateurs poètes et peintres de l’avant-garde yiddish du monde entier. Lui-même y fait paraître des essais sur l’art, le théâtre et la poésie qui alimentent des débats passionnés.

Romancier, il publie La Rue en 1928 et en 1934, le premier volume d’une oeuvre intitulée Balut qui n’eut jamais de suite. Il publie aussi plusieurs nouvelles et romans en feuilletons dans le quotidien yiddish de Varsovie, Haïnt (« Aujourd’hui »). Son oeuvre de poète est d’une grande intensité émotionnelle et d’une rare violence métaphorique. Elle s’accompagne de nombreuses traductions du polonais, du russe, de l’allemand (Rilke, Lasker-Schüller…) et du français (Baudelaire, Cocteau, Villon).

Bohème, se mêlant volontiers au milieu des peintres, proclamant ses sympathies pour la gauche, personnage pittoresque qui tenait du clown et du railleur cynique, il fut un des artistes les plus originaux que Lodz ait produits.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, il fuit vers l’est, se réfugie à Vilnius, occupée par l’Armée Rouge. Pendant un répit de deux ans (1939/41), où il est vivement critiqué pour son opposition à l’écriture réaliste, il produit quelques textes de visions apocalyptiques de blessés et morts aperçus lors de sa fuite de Lodz à travers le pays dévasté. Des témoins le décrivent comme frappé d’une profonde mélancolie, terré chez lui où les nazis viendront le chercher pour le mener au camp d’extermination de Ponary où il fut assassiné en 1942.

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