François Robin sonne de la veuze (cornemuse du sud Bretagne / Nord Vendée). Il rencontre cet instrument très jeune, par son père, puis se forme auprès du musicien-luthier Thierry Bertrand.
Il mène depuis plusieurs années une exploration sonore électroacoustique autour de cet instrument. En 2007, il créé le concert et enregistre son Trafic sonore, création pour le Nouveau Pavillon (Bouguenais, Nantes), entouré de Youenn Le Cam (Ibrahim Maalouf, N’Diaz), Laurent Rousseau (La Féroce mécanique des jours, oreillemoderne.com) et Sylvain Nouguier (Marc Monnet / Ircam).
Depuis ce concert, il mène une recherche constante sur l’utilisation des sons périphériques de sa cornemuse et continue à expérimenter et à réinventer son instrument, lors de multiples rencontres et collaborations artistiques. En 2010, il créé au Fanal de Saint-Nazaire Les Allumés du chalumeau, avec le saxophoniste et talabarder Ronan Le Gourierec. La même année il collabore avec le sonneur de cornemuse Erwan Keravec sur Freedom for Pipes.
En 2012 il créé l’installation sonore Eurofone pour le festival Eurofonik à Nantes, avec le compositeur Eddie Ladoire (Unendliche- studio). Plus récemment, il croise la poésie du chanteur Sylvain GirO dans Le Chant de la griffe.
François Robin partage aussi la scène avec la chanteuse algérienne Aïcha Lebgaa et le collectif du Jeu à la Nantaise ; l’ensemble de free Jazz ARBF et les musiciens soufis Hmadcha d’Essaouira ; à New-York avec le 44 Breizh Street ; la chanteuse Mood, le chanteur breton Erik Marchand ; il rencontre en musiques électroniques Mathias Delplanque, Thomas Fehlmann (The Orb) et Burnt Friedman à Berlin...
En 2015-2016 il adapte sa musique du spectacle La Circulaire avec celle des musiciens coréens de Samulnori de l’ensemble Jin-Seo, avec lesquels il se produit en France puis en Corée du Sud.
Au théâtre il travaille avec le metteur en scène David Gauchard. Il co-compose et interprète la musique de Macbeth (Théâtre de Cornouaille en 2024), avec le rappeur ARM. Il est également invité à venir jouer sur les mots de Rimbaud, réécrits par Laurent Fréchuret (Théâtre de l’Incendie) avec Maxime Dambrin au jeu, dans Le Pied de Rimbaud.
En 2017, il est aussi convié par Arthur Nauzyciel à assurer la performance musicale de L’Image, pièce hors format de Samuel Beckett mis en scène par Arthur Nauzyciel et le chorégraphe Damien Jalet. Cette création au croisement des genres et des collaborations artistiques est donnée au musée de la danse durant le festival TNB de Rennes avec Lou Doillon et Damien Jalet.
François fait partie des 20 sonneurs qui reprennent INC de Terry Riley, sous la direction d’Erwan Keravec (Cie Offshore), créé au CENTQUATRE-Paris en septembre 2022 et toujours en tournée. Il joue régulièrement avec le compositeur et musicien électro Mathias Delplanque, dans le duo L’Ombre de la Bête.
Ce duo s’est produit également avec la compagnie de danse Suisse Linga dans la création Cosmos. Plus récemment, le duo est devenu le quartet Les Ombres de la Bête, avec Dylan James à la Contrebasse et Ronan Le Gourierec aux saxophones (Le Pannonica, Jazz Sous les Pommiers, Les Heures d’été, Festival Bordures). François est membre du groupe Le Grand Barouf, qui compose une musique de danses progressive et explosive, avec Greg Jolivet à la vielle à roue électroacoustique, Julien Padovani à l’accordéon et Max Dancre à la batterie.
Le groupe sortira son second opus en 2026. Il travaille également à la création de Treì, un concerto inédit pour instruments traditionnels avec Erwan Hamon et Janick Martin, accompagné d’un ensemble singulier (Nyckelharpa, contrebasse, vielle à roue alto, percussions, théorbe), sur des compositions d’Olivier Mellano, Sarah Murcia et Frédéric Aurier.
Théâtre du Rond-Point, Paris
Cette pièce inédite de l’auteur américain George Brant s’incarne dans l’intensité vibrante du comédien Dali Benssalah, à la carrière cinématographique déjà solide. L’histoire haletante et bouleversante d’un homme ordinaire qui doit choisir son camp.
Le Centquatre (104), Paris
À la tête d’un ensemble de vingt sonneurs, mêlant cornemuses, binious et autres bombardes, Erwan Keravec confère un souffle intensément original à In C de Terry Riley, pièce fondatrice du courant minimaliste américain, pour une expérience immersive au milieu des instruments.
Théâtre Déjazet, Paris
Théâtre des Champs-Elysées, Paris