
Le Palais des Glaces est idéalement situé en plein cœur de Paris, à deux pas de la place de la République.
Sa salle principale offre trois configurations de jauge : 270, 400 ou 500 places. Le Petit Palais, quant à lui, dispose d’une capacité de 100 places.
D’importants travaux de rénovation ont été menés durant l’été 2022, de la grande salle jusqu’aux loges, en vue d’une réouverture en septembre de la même année.
Le retrait des places s'effectue 30 min avant le début du spectacle.
Seule la Grande Salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, merci de le préciser avant votre commande au 01 42 02 27 17 (pour vérification des disponibilités).
La Petite Salle et les WC ne sont pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
Le bar du théâtre est ouvert avant le spectacle et pendant l’entracte. Toute nourriture extérieure est interdite dans le théâtre.
Dans ce théâtre, le personnel d'accueil est rémunéré au pourboire.
Pour des raisons de sécurité, les vélos, trottinettes et valises ne sont pas autorisés dans l'enceinte du théâtre.
Au XIIème siècle, le faubourg du Temple n'était qu'un chemin de terre, que l'on empruntait pour se rendre à la « belle ville », hameau parsemé de jardins, de vergers et de potagers. On l'appelait également la Courtille. Nos ancêtres s'y rendaient pour se promener et prendre l'air. On construisit dans ces jardins tout d'abord des hangars pour se mettre à couvert, puis des maisonnettes.
Chaque année, le soir du mardi gras, les personnes de la bonne société, déguisées, montaient s'encanailler à Belleville et, au matin du Mercredi des Cendres, ce cortège exubérant de fêtards, mené par le célèbre Mylord Larsouille, descendait la Courtille après avoir « ramponné » toute la nuit, c'est-à-dire bu du vin jusqu'à ne plus voir les bouteilles ! C'était la fameuse « descente de la Courtille » qui a été maintenue jusqu'en 1838 et qui est remise au goût du jour depuis peu.
Au cours du XIXème siècle, le faubourg change considérablement, les industries s'implantent et les logements ouvriers se développent aux alentours. Le voisinage immédiat du boulevard du Temple (boulevard du Crime) répand tout au long de son cours la grande tradition populaire du spectacle.
Des salles de spectacle, de cirque, de concert se construisent sur le faubourg. Parmi elles, le fameux cirque fondé par l'anglais Astley, actuel Action République et le Waux Hall d'été, qui devint plus tard le Tivoli, où étaient organisés également des concerts, des réunions et des kermesses. De l'autre côté du faubourg, s'élevait le Théâtre du cirque impérial. En remontant le faubourg, au numéro 94, naissait vers 1890 le Concert du Commerce où chantèrent Louis Boucot et Maurice Chevalier à leurs débuts. Dernier établissement de cette pittoresque et populeuse artère, au numéro 37, le Bijou Concert , futur Palais des Glaces.
En 1876, une information rapporte la construction d'un nouvel établissement de chansons à cette hauteur du faubourg, inauguré sous le nom de Boléro Star. Le registre de la société des auteurs indique, le 30 octobre 1877, la création d'une petite oeuvre dramatique La peau de singe de C. Max, F. Steven et G. Chaucin. Le 1er février 1882 : A qui le tour ?. À ce moment, la salle s'appelle déjà Bijou Concert.
Albert Schrmeck, spécialiste du café-concert, assure la direction de 1891 à 1894, avant d'aller fonder les Folies Saint Antoine dans le Xème arrondissement. Le Bijou est alors dirigé par Paul Ruez, futur grand nom du music-hall.
Paul Ruez, appelé à de hautes fonctions, - il dirigera le Parisiana, les Folies Bergères, l'Olympia, le Moulin Rouge et créera Printania, - cède la place à Georges Wacquez qui, pendant les deux années de son premier mandat, fait créer dix-huit pièces, en plus de la traditionnelle partie concert. Plusieurs directions se succèdent ensuite marquant chacun à leurs manières l'histoire du lieu.
Paul Dosogne est le premier à avoir l'idée de changer le genre de l'établissement. En 1903, il inaugure le Bijou Théâtre qui ne présentera que des oeuvres dramatiques. L'expérience ne durera qu'un peu plus d'une saison, sans réussir à fidéliser un véritable public.
Le 14 novembre 1903, Le Bijou, redevenu salle de music-hall, réouvre ses portes, sous la direction de E. Keppens et c'est de nouveau le succès : la salle ne désemplit pas. Pourtant Keppens se retire l'année suivante.
Lucienne Wekins, une ancienne comédienne du Gymnase fait d'importants travaux de restauration et rouvre à l'enseigne du Bijou Théâtre en septembre 1904. L'affiche était composée de reprises d'anciens succès de boulevard (dont le célèbre Maître de Forges de Georges Ohnet). Le public ne suit pas et Madame Wekins, découragée, renonce au projet.
C'est Albert Schrameck reprend la direction et revient au concert en 1905. Le Bijou retrouve pour une courte période un peu de sa vogue d'antan. Au mois d'octobre de la même année, l'artiste Georges Cellier effectue la réouverture. Il tient dix-huit mois. Commence alors une valse infernale de directions (près de 10 en 5 ans !).
Depuis l'apparition du cinématographe, les salles traditionnelles doivent s'adapter au goût du public. Après six mois de fermeture, le Bijou, cinéma concert ouvre ses portes. Les tours de chant partagent l'affiche avec les films muets.
L'ancien théâtre au charme d'antan est démoli pour laisser place au Grand Cinéma du Palais des Glaces en 1924. Sa façade, recouverte de miroirs, lui vaut son nouveau nom. Les miroirs finiront par disparaître de la façade en 1953.
En 1970, la salle est transformée en salle de music-hall et de concerts. De grands noms s'y produisent dont Nina Simone, Marcel Dadi, Touré Kunda et les Clash... Le Palais des Glaces devient l'un des lieux emblématiques de l'explosion punk en France. Lors de la mythique Nuit Punk, le public assiste au premier concert parisien du groupe The Police.
Le Palais des Glaces est loué à M. Réville en 1980 et redevient un théâtre. On peut noter parmi ses programmations Scènes de chasse en Basse Bavière de Martin Speer (1980), Le condamné à mort de Jean Genet (avril 1986) et Le Grand Meaulnes d'après Alain-Fournier (septembre 86).
En 1988, le théâtre est racheté par Jimmy Lévy qui le transforme en véritable temple du One Man Show et du spectacle d'humour. La liste est longue des comiques ayant foulé les planches du Palais des Glaces. Dès janvier 1988, La Madeleine Proust, est le premier spectacle produit. En septembre, c'est pour un spectacle intitulé L'éléphant est tombé, que la façade est décorée d'un dessin original signé Benoît Déchelle.
La scène du Palais de Glaces voit défiler les plus grands noms de l'humour : Jango Edwards (1988), Les Vamps (1989, 1991 et 1995), Pierre Palmade (1990), Jean-Marie Bigard (1992), Chevallier et Laspalles (1992), Patrick Timsit (1993), Marc Jolivet (1994), Elie et Dieudonné (1996), Gad Elmaleh (1996), Eric et Ramzy (1998), Patrick Bosso (2000), Virginie Lemoine (2001), Didier Bénureau (2002).
Le 2 avril 2002, Jean-Pierre Bigard signe un engagement d'achat de ce théâtre. Depuis le 1er juillet 2002, c'est lui qui, désormais, perpétue la tradition en programmant des spectacles d'humour et de divertissement.
Il ajoute toutefois sa griffe à la programmation : de nouveaux horaires sont décidés et deux spectacles par soir sont programmés dans la grande salle, en essayant si possible d'afficher chaque jour un One Man Show et une pièce de théâtre.
Le Petit Palais vous permettra de découvrir de jeunes humoristes talentueux et ambitieux, qui seront peut-être les stars de demain.
Le 04 juillet 2022, le théâtre est repris par Mickael Chétrit et David Boukhobza. Une nouvelle ère s'ouvre avec d'importants travaux de rénovation, accompagné d'un renouvellement de l'identité visuelle dans l'objectif de redonner tout son éclat à ce lieu emblématique du spectacle vivant parisien.
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37, rue du Faubourg du Temple 75010 Paris