Il faut que le sycomore coule

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Théâtre Douze - Maurice Ravel , Paris

Du 25 avril au 06 mai 2017
Durée : 1h40

COMEDIE & BOULEVARD

,

Absurde

,

Burlesque

Allégorie burlesque et poétique, pudique et impertinente, grosse farce aux allures de caricature, réflexion nullement frivole sur la vie qui s’en va, cette pièce nous confronte, mine de rien, à notre angoissante époque, à ce monde qui semble courir à sa perte... en n’oubliant pas d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer.
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Il faut que le sycomore coule

De

Jean-Michel Ribes

Mise en scène

Pierre-Yves Refalo

Avec

Tiffany Aris-Brozou

,

Guillaume Arras

,

Florence Besancenot

,

Daniel Bourzeix

,

Morgane Charrier

,

Aurélia Courcol

,

Julie Gavrel

,

Yaëlle Gueguen

,

Cyril Julien

,

Martine Le Her

,

Marijo Lucarelli

,

Françoise Pascouau

,

Elise Raybaud

,

Mathieu Robert

,

Nicolas Romagnoli

,

Nadine Yve

  • Grosse farce

Allégorie burlesque et poétique, pudique et impertinente, grosse farce aux allures de caricature, réflexion nullement frivole sur la vie qui s’en va, cette pièce nous confronte, mine de rien, à notre angoissante époque, à ce monde qui semble courir à sa perte... en n’oubliant pas d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer.

  • Note d'intension

Après avoir fait se croiser Ribes, Dubillard et le poète Guillevic dans le spectacle Monstres, après avoir suscité un dialogue entre La Fontaine, Anouilh, Hugo et quelques autres grands fabulistes dans Fables et affabulations, après être allés, dans Tardieu’s Comedies – un cabaret, à la rencontre d’un auteur, Jean Tardieu, dont l’oeuvre théâtrale jette un pont entre ces deux rives du fleuve littérature que sont la poésie et le théâtre, nous avons eu envie d’une pièce, d’une histoire à raconter, tout en gardant présent dans notre travail tout ce qui a fondé et irrigué nos différentes créations.

Ainsi, en ne perdant pas de vue ces mots de Jean Tardieu qui avaient lancé notre précédente production : « S'intéresser à l'objet scénique plus encore qu'au sujet de la pièce, commencer chaque fois par un prétexte formel et s'efforcer ensuite, mais ensuite seulement, de faire entrer dans ce cadre les significations et les valeurs, bref de chercher l'humain par et à travers le rituel. », ces mots qui nous donnaient le sentiment que nous creusions bien à l’endroit indiqué, à cet endroit où se rejoignaient les précédentes créations et interrogations de notre troupe, qui à sa manière depuis ses débuts cherche aussi l’humain par et à travers le ritue… en ne perdant pas de vue ces mots donc, nous nous sommes mis en quête d’une pièce pouvant satisfaire notre envie d’histoire, de fable, notre besoin de jouer en troupe ; une pièce qui nous permettrait d’assouvir nos envies de moments choraux, musicaux, quasi chorégraphiés, l’occasion d’un nouveau travail sur des choix esthétiques marqués.

C’est une pièce découverte au début des années 80 au cours de mes premières aventures théâtrales (clin d’oeil à M.P. Bachelet) qui allait emporter les suffrages de la troupe, au cri de « On n’a rien compris mais qu’est-ce qu’on a ri ! »... de nouveau « s'intéresser à l'objet scénique plus encore qu'au sujet de la pièce… ».

Écrite dans la foulée des « zévénements » de mai 1968, cette pièce, Il faut que le Sycomore coule de Jean-Michel Ribes, fait écho à tous les espoirs de changements que ce mouvement sociétal a suscités, à la remise en cause de bon nombre des codes existants, même si on y voit bien que Jean-Miche Ribes ne se montre jamais dupe et qu’il teinte cette espérance d’ironie, de distance, voire d’un léger cynisme, qui n’est que le corollaire de sa lucidité.

Plus de quarante ans après son écriture, les enjeux traités (les choix politiques, la quête du pouvoir, la manipulation, le complotisme, le rapport à la religion, au sacré) sont toujours d’actualité ; il suffit d’ouvrir son journal, d’allumer son ordinateur, la télévision ou n’importe quel poste de radio pour s’en convaincre. Certes les rapports de force géopolitiques ont évolué, le mur de Berlin est tombé, mais l’homme reste homme, l’argent est roi et le bateau continue d’avancer vers un avenir de plus en plus sombre et incertain.

Tout à la fois « facétieuse revue d’étudiants dans le style des Branquignols, allégorie burlesque, pudique et impertinente, grosse farce pleine de symboles généreux et tristes, réflexion nullement frivole sur la vie qui s’en va », cette pièce est dédiée à Raymond Queneau, et ce n’est pas un hasard. « Les personnages sont, peinturlurés en farce énorme, les acteurs et les mystères de notre temps, tel qu’il coule » ; et les spectateurs sont confrontés, mine de rien, à notre époque angoissante, à ce monde qui semble courir à sa perte… en n’oubliant pas d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer. Et tout cela avec une verve, une invention poétique et un goût du langage qui sont depuis ses débuts la signature du facétieux et talentueux Jean-Michel Ribes.

Pierre-Yves Refalo, juin 2016.

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