Audience / Vernissage

Artistic Théâtre , Paris

Du 08 novembre au 31 décembre 2016
Durée : 1h30

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

Anne-Marie Lazarini aborde les deux pièces emblématiques de l'univers du grand dramaturge tchèque Vàclav Havel, qui fut dissident avant d'être porté à la Présidence de son pays. Elles suivent, avec une distance ironique et un humour tendrement caustique, son double théâtral, Ferdinand Vaněk, confronté aux pressions quotidiennes du pouvoir, mais aussi à celles de ses proches. A voir !
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Audience / Vernissage

De

Vaclav Havel

Mise en scène

Anne-Marie Lazarini

Avec

Cédric Colas

,

Stéphane Fiévet

,

Frédérique Lazarini

,

Marc Schapira

  • Deux pièces emblématiques

Václav Havel a connu un destin exceptionnel, de la dissidence politique et la prison... à la Présidence de la République. Son théâtre laisse voir la vertigineuse complexité et les nombreux paradoxes de l’individu… par le prisme d’un humour cinglant ! Ces deux pièces suivent, avec une distance ironique, son double imaginaire – le dissident Ferdinand Vanek – confronté aux lâchetés et pressions quotidiennes du pouvoir, mais aussi à celles de ses proches.

Anne-Marie Lazarini aborde ces deux pièces emblématiques de l'univers du grand dramaturge tchèque et les fait entendre dans un dispositif scénique réinventé où s'inscriront les spectateurs.

« Le grand théâtre ne se dévoile pas seulement lui-même. Il dévoile aussi « l’histoire » du spectateur et, en même temps, le besoin brûlant pour le spectateur de confronter sa propre expérience, son propre « sujet » au sujet que propose la pièce. Un tel théâtre ne se termine pas lorsque se termine le spectacle, au contraire, le spectacle n’en est que le point de départ.  » Jan Grossmann (Préface à Pétition)

  • La presse

« La scénographie de François Cabanat est superbe, les comédiens réjouissants. A l'écoute totale et généreuse du texte, la metteuse en scène en révèle toutes les souffrances et les cruautés... » Fabienne Pascaud, Télérama TT

  • Éloge de la patience

Le théâtre de Václav Havel met en scène des personnages qui s'évertuent à « vivre dans la vérité » et fatalement sont confrontés au pouvoir qui leur refuse ce droit. Parce que celui-ci représente une menace sournoise pour l'ordre établi, un soulèvement discret, quotidien mais obstiné contre la normalisation de la société.

Le dissident : étymologiquement, celui qui se sépare et qui est assis. Il est ce citoyen qui décide de dire la vérité, en agissant toutefois dans la légalité. Celui qui renonce à son bienêtre propre pour oeuvrer patiemment à celui de sa communauté. Sujet d'admiration, d'envie... de peur aussi.

S'il y a une notion clé dans l'oeuvre de Václav Havel, c'est celle de responsabilité. La résistance est posée comme un principe éthique, un engagement total, une philosophie de vie. Elle implique une action qui doit être accomplie, guidée par sa nécessité, menée pour elle-même, sans condition de résultat, de succès immédiat. Un dissident doit savoir patienter, espérer que peu à peu d'autres viendront « s'asseoir » à ses côtés.

Vaněk, ce double théâtral de Havel, résiste donc comme il peut, à son chef dans la brasserie où il travaille (Audience) et à ses amis envahissants dans leur confort et leur bonheur privé (Vernissage). La fascination qu'on éprouve pour ces deux textes réside dans la constance de cette attitude, dans la posture tranquille de ce « révolutionnaire de velours ».

Président, Václav Havel restera philosophe. Mais il ne perdra pas non plus ce qui faisait la force du dramaturge : ce sens aigu du dialogue, cette autodérision et cet humour caustique qu'il exerce jusqu'à frôler une certaine folie. Ici, la réalité est comme soudain prise à l'envers et le réel se fait abraser par l'ironie.

Une même composition musicale peut s'entendre dans ces deux pièces, travaillant sur des symétries, des redoublements, des répétitions qui détachent peu à peu l'écriture du réalisme et l'entraîne dans une spirale extravagante. Le théâtre de Václav Havel est un théâtre qui dévoile.

Anne-Marie Lazarini

  • Le Théâtre et le Pouvoir

Il y a un théâtre qui fait tout simplement partie d'une industrie de consommation culturelle. Un directeur engage des acteurs et leur fait jouer des textes plus ou moins bons, parce qu'il croit que le public va venir, ne serait-ce que pour passer une soirée autrement que devant la télé ou au restaurant. Un tel théâtre est en quelque sorte coincé à sa place désignée par la société, pour assurer le train-train quotidien.

Ce théâtre ne m'intéresse pas. Le théâtre, à mes yeux, doit être un foyer vivant et inquiétant d'int rospection où la société se révèle à elle-même. Je n'aime pas non plus le théâtre qui croît être plus intelligent que le gros de la population et qui s'évertue à l'instruire. Le théâtre qui offre aux gens des recettes ou solutions concrètes ou qui est au service d'un quelconque programme politique m'est totalement étranger. Par contre, j'aime que le théâtre prenne des raccourcis pour évoquer en des images rapides et intenses les problèmes essentiels du monde dans lequel nous vivons. (...)

« Je cherche, au théâtre, une approche du monde, franche, ouverte, aventureuse et sans aucune préconception. Je voudrais que le théâtre soit la voix de la conscience des hommes et de la société, qui tente de poser les questions que les hommes portent en eux mais ne peuvent exprimer. Il ne s'agit donc pas d'imposer quelque chose au public qui lui est étranger mais au cont raire de découvrir, présenter et clarifier ce qui le préoccupe. Je pourrais dire que, pour moi, le théâtre est un des espaces où l'homme et la société peuvent tenter de se trouver.

Ce que je veux dire c'est que le théâtre devient théâtre par sa relation au présent et au vécu humain et social. Je pense à cette atmosphère inquiétante et en même temps stimulante qui se dégage quand il y a entente véritable entre la scène et la salle. C'est irréalisable dans d'aut res disciplines artistiques, c'est tout à fait particulier. Pendant deux heures, scène et salle forment une communauté d'un type élevé, où le plaisir d'être sur la même longueur d'ondes pour apprécier des sentiments, la fantaisie, l'humour, le suspense et les jeux de l'esprit crée un champ de tension unique et indescriptible. » Václav Havel, Audience/Vernissage/Pétition, éditions Gallimard

Avis du public : Audience / Vernissage

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    Isabelle D. 02 décembre 2016

    bon spectacle intéressant très bon équilibre entre l'humour et le tragique des situations et vrai bonheur de retrouver Havel,sa résistance et sa dignité Bravo à cedric Colas pour son interprétation tout en finesse. »
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    Alain C. 19 novembre 2016

    Partager la scène......avec le public! Acteurs et spectateurs......On est tous embarqués dans l'accaparant théâtre de Vaclav HAVEL et l'enveloppante mise en scène d'Anne-Marie LAZARINI qui décidément est toujours génialement inattendue dans ses créations . Mais L'Artistic Théâtre et la famille LAZARINI c'est une puissante histoire d'amour en partage avec les passionnés et j'y ai vécu bien des découvertes et des émotions . Là encore la magie opère et l'écrivain Vanek vibre de sincérité sous les traits de Cédric Colas tyrannisé pour sa dissidence par un monde qui s'effondre mais dispute encore sa place et son rôle . C'était écrit en Tchécoslovaquie dans les années 1975 bien avant la victoire définitive de Vaclav HAVEL comme président de son Pays mais ces textes ont encore aujourd'hui valeur de témoignage et une résonance toute particulière .Je ne saurais mieux dire que "Allez voir ce spectacle!" et vous comprendrez mon enthousiasme! ( Alain CLERO) »
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