16 juin 1940

Manufacture des Abbesses , Paris

Du 04 septembre au 26 octobre 2016

CONTEMPORAIN

,

Pièce historique

C’est la débâcle. L’armée est détruite. Les Allemands entrent dans Paris. Le gouvernement fuit. Deux jours avant l’appel du 18 juin, faut-il ou non demander l’armistice ?
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Spectacle terminé depuis le 26 octobre 2016

 

16 juin 1940

De

Bruno Jarrosson

Mise en scène

Yves Carlevaris

Avec

Yves Carlevaris

,

Alain Pochet

,

Jean-Claude Robbe

,

Didier Vinson

C'est la débâcle, les Allemands sont dans Paris, le gouvernement fuit. Ce jour-là, l'histoire a failli basculer. Le cri d'alarme de Mandel sur le risque encouru par les démocraties devant le réveil du fascisme a aujourd'hui d'étranges résonances. Quatre personnalités, quatre idées de la France s'affrontent entre déni, découragement, colère, enthousiasme.

  • Note d’intention de mise en scène

Le sujet de cette pièce est très séduisant. On connaît tous le 18 juin 40 mais le 16 ?

Sait-on que ce jour-là, l’histoire a failli basculer ? Que ce jour-là nous avons failli ne faire qu’une nation avec l’Angleterre ? Et tout cela sur une proposition géniale de Churchill, enthousiasmant De Gaulle, Mandel, Reynaud et le Président Lebrun. Mais Pétain veillait et ses manoeuvres en sous main feront basculer le vote de la Chambre en sa faveur. On connaît la suite.

La pièce de Bruno Jarrosson se concentre sur ces quelques heures qui ont bouleversé le cours de l’histoire. Alors que le gouvernement s’est réfugié à Bordeaux, que la France est envahie, deux camps s’affrontent, les tenants de l’armistice (dont Pétain et Weygand) et ceux de la continuation de lutte (Mandel, Reynaud, De Gaulle). Le cri d’alarme de Mandel sur le risque encouru par les démocraties devant le réveil du fascisme a aujourd’hui d’étranges résonnances : comme les bactéries jusque là en sommeil, les idées extrémistes qui se nourrissent des crises et du désespoir des peuples peuvent se réveiller à tout moment.

Jarrosson domine son sujet et nous fait entrer dans les coulisses du pouvoir de façon réaliste, sèche, souvent drôle. Jeu de rôles, poker menteur, marché de dupes, rien ne manque dans ces retournements de situations, qui laissent haletants bien que nous en connaissions la fin.

L’action se déroule dans une pièce d’un hôtel bordelais, encombrée de valises, dossiers emportés à la va-vite dans la débâcle. La chaleur est accablante. Les nerfs sont à vifs. Mandel ne songe qu’à transporter le gouvernement en Alger. Reynaud est en pleine dépression, il n’arrive plus à prendre de décision. Lebrun est ballotté entre les arguments des uns et des autres, incapable de trancher. Pétain, l’hypnotiseur, va le manipuler.

4 acteurs, 4 personnalités, 4 idées de la France s’affrontent entre déni, découragement, colère, enthousiasme.

Yves Carlevaris

Avis du public : 16 juin 1940

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    Hébé L. 19 septembre 2016

    16 juin 1940 Le thème très intéressant, une bonne leçon d'histoire »
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