Oskaras Korsunovas

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La mouette jusqu'à 34% de réduction

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Théâtre 71 Malakoff | du 21 au 27 avril 2017 | Durée : 3 heures avec entracte
CLASSIQUE, En langue étrangère
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À partir de 15,50 €

 

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Dans le rôle de la victime

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Théâtre de la Commune Aubervilliers | du 09 au 14 novembre 2007 | Durée : 2h10 avec entracte
CONTEMPORAIN, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 14 novembre 2007

 

Oskaras Korsunovas

Metteur en scène
Oskaras Korsunovas et le théâtre de feu

  • Metteur en scène

Oskaras Korsunovas est né en 1969 à Vilnius. Il suit les cours d’art dramatique du Conservatoire national de Lituanie, puis travaille comme metteur en scène au Théâtre national de Lituanie dès 1990.

C’est dans ce théâtre qu’il monte la plupart de ses spectacles, parmi lesquels Là, être ici, d’après Daniil Harms (primé à deux reprises au Festival d’Edimbourg et à celui de Torun), La Vieille, d’après la nouvelle de Daniil Harms Bonjour Sonia, ou encore Bonne année d’Alexandre Vvédensky.

En 1997, il présente La Vieille 2 et Là, être ici au Festival Passages de Nancy et au Festival d’Avignon. Il monte aussi P.S. Dossier O.K. de Sigitas Parulskis, jeune dramaturge lituanien, et Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès.

En 1998, avec l’aide du Ministère lituanien de la Culture, il fonde une compagnie indépendante dont les bureaux se trouvent au sein du Théâtre national de Lituanie. Il y présente Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare et Shopping and Fucking de Mark Ravenhill.

En 1999, Roberto Zucco est présenté aux Rencontres internationales de Théâtre de Dijon et à La Biennale de Venise ; le Berliner Festspiele accueille P.S. Dossier O.K.

En 2000, il crée Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov au Festival d’Avignon, et Visage de feu de Marius von Mayenburg au Théâtre national de Lituanie. Visage de feu est présenté au Festival d’Avignon en juillet 2001.

Il monte en février 2001, au Théâtre-Studio de Varsovie, Sanatorium sous le sablier de l’auteur polonais Bruno Schulz et, en avril 2001, We are not Cookies, d’après Alexandre Vvédensky et Daniil Harms, au National Theater Studio d'Oslo.

Il crée au Théâtre national de Lituanie Parasites de Marius von Mayenburg en juin 2001, Manque de Sarah Kane en janvier 2002, et Œdipe roi de Sophocle en juin 2002 dans le cadre de Theater der Welt. Il monte Hiver de Jon Fosse en janvier 2003 au National Theater Studio d'Oslo.

L’Oskaro Korsunovo Teatras a aussi pour vocation de rassembler de jeunes talents prometteurs pour les aider à accomplir leurs projets et produire des spectacles de théâtre et de danse ou du cinéma.

Oskaras Korsunovas a reçu en 2001 le Prix des nouvelles réalités théâtrales décerné par le jury européen du Festival de Taormina.

2000-2006 Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov, Festival d'Avignon 2000
Visages de feux de Marius von Mayensburg
Solitude à deux, d'après des textes de Sigitas Parulskis

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  • Oskaras Korsunovas et le théâtre de feu

Korsunovas sait faire une chose : condenser et libérer de l’énergie collective. Faire des comédiens des torches.

Il n’y a qu’à repenser à son Visage de feu : tout y est condensé à l’extrême. Un simple exemple : la mère, quand elle repasse, ne sort pas laborieusement sa planche, mais se passe le fer à même la jupe tout en continuant à jouer avec son mari. Trouver le geste juste qui synthétise tout. L’amour, la violence, la mort.

"À l’époque antique, les spectateurs ne parlaient pas de ce qu’ils avaient vu au théâtre. Ni chez eux, ni aux thermes, ni sur les places publiques. Parce que sur la scène on abordait les rivages de l’extrême. C’est en cela que Visage de feu comme Œdipe Roi touchent à l’essentiel : traiter ce qui est indicible, dont on ne parle pas chez soi. Voilà, je crois, l’essence du théâtre", nous a-t-il dit.

Voilà la finalité du travail théâtral. Mais comment y parvient-on ? En jouant d’abord avec l’espace et le temps. Car si l’on s’y prend bien, on réussit alors à faire de chaque geste quotidien une danse.

C’est un peu ce que dit Salvador Dali au début de sa Vie secrète : "Nous savons aujourd’hui que la forme est toujours le résultat d’un processus inquisiteur de la matière, la réaction de cette matière à une coercition de l’espace qui l’étrangle de toutes parts, et l’oblige à s’exprimer en boursouflures qui débordent de sa propre vie jusqu’aux limites exactes de ses possibilités de réaction."

C’est exactement ce sentiment que donne l’acteur dirigé par Korsunovas. Celui d’être de la matière en devenir, de se déployer contre et avec le décor, animé de l’énergie la plus violente, née on ne sait où, et dangereuse au point de menacer de l’anéantir.

Korsunovas, un artiste qui recrée sur scène le processus de création de la pierre précieuse, de la rose, comme de toute matière aux prises avec l’espace. En accélérant le temps. Pour que le spectateur le ressente comme une danse.

"Ce qui m’intéresse au théâtre, c’est de voir se mettre en marche l’imagination collective. On donne une idée qui se développe, comme un caillou qui amasse de la mousse. Quand je commence à répéter, j’ai bien entendu quelques idées. Mais si ces idées ne s’implantent pas dans l’imaginaire de l’équipe, si elles ne se transforment pas, ne se trouvent pas recoupées par les idées des autres, c’est là qu’il me faut m’inquiéter. Normalement ça doit s’élargir, s’agrandir, changer. Le théâtre n’est pas un art fixe, comme la sculpture ou les arts plastiques. Le théâtre ne fait pas des images. Il est vivant. Les idées que je donne doivent se mettre à vivre. Sinon cela signifie qu’elles n’étaient pas bonnes."

Julie Birmant
Extraits de "Oskaras Korsunovas et le théâtre de feu"
in
East/West, trois ans d’aventure théâtrale en Europe avec Theorem

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