Actuellement à l’affiche : Folies Bergère

Les Schtroumpfs jusqu'à 7% de réduction

1
2
3
4
5
  • 1 avis
Folies Bergère Paris | du 20 octobre 2016 au 29 janvier 2017
JEUNE PUBLIC, Comédie musicale, Familial
RESERVER

À partir de 19 €

 

Prochainement à l’affiche

Anthony Kavanagh - Showman jusqu'à 25% de réduction

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Folies Bergère Paris | du 14 décembre 2016 au 07 janvier 2017
HUMOUR & CAFE THEATRE, One (wo)man show, Sélection pour les fêtes
RESERVER

À partir de 32,50 € au lieu de 34 €

Noëlle Perna - Super Mado jusqu'à 24% de réduction

1
2
3
4
5
  • 6 avis
Folies Bergère Paris | du 15 décembre 2016 au 08 janvier 2017 | Durée : 1h30
HUMOUR & CAFE THEATRE, One (wo)man show, Sélection Fête des grands-mères
RESERVER

À partir de 29,50 € au lieu de 31 €

 

Anciennement à l’affiche

Oldelaf et Alain Berthier

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Folies Bergère Paris | le 06 novembre 2016
HUMOUR & CAFE THEATRE, Plateau

Spectacle terminé depuis le 06 novembre 2016

 

Folies Bergère

Accueil du public
1606 - 1875
1876 – 1879
1890 – 1902
1903 – 1909
1911 – 1917
1919 – 1926
1927 – 1974
1974 – 1999

  • Accueil du public

Le retrait des places peut s'effectuer 1 heure avant le début du spectacle.

Un vestiaire payant est à votre disposition, ainsi qu'un bar et une boutique ouverts sur les horaires du spectacle.
De nombreux restaurants sont disponibles à proximité du théâtre, sur les Grands Boulevards.

Dans ce théâtre, les ouvreuses sont rémunérées au pourboire.

Haut de page

  • 1606 - 1875

Sur l'emplacement où s'élève aujourd'hui ce music-hall, on trouvait, au XVIème siècle, une modeste maison, au milieu d'un petit champ traversé par une charmante rivière, la Grange-Batelière, au bord de laquelle venait souvent rêver l'occupant des lieux, un moine, solitaire et heureux, porté sur le bon vin, son péché mignon. Sentant sa mort prochaine, sans doute pour se faire pardonner d'avoir tant sacrifié au culte de Noé, il légua sa propriété à l'hospice des Quinze-Vingts. Entre 1606 et 1805, ces terrains furent loués à des maraîchers. Vers 1860, on y construit un vaste magasin de literie, " Aux Colonnes d'Hercule " , très vite surnommé " Sommier Elastique " . En 1867, dans le numéro de décembre de l'Album des théâtres, parût cette information : " Est-il vrai qu'on va élever, rue Richer, à côté du magasin des " Colonnes d'Hercule " , une nouvelle salle de spectacle ? " Déjà les entrepreneurs sont à l’œuvre.

Ce nouvel établissement, qui ouvrira ses portes fin janvier, doit inaugurer un genre de spectacle composé d'éléments divers : opérettes, fantaisies lyriques, pantomimes, chansonnettes, exercices de gymnastique, etc. Il prendra pour titre : les " Folies Trévise " . Le Duc de Trévise faillit en avoir une attaque. Du même journal, février 1868 : " On commence à savoir ce que seront les Folies Bergère qui vont remplacer les anciens magasins des " Colonnes d'Hercule " au carrefour des rues Geoffroy-Marie, Richer et Trévise, et qui, pour des motifs très différents, ont dû renoncer à prendre le titre de Folies Trévise ou Folies Richer... L'inauguration de cette nouvelle salle ne doit pas être éloignée, car le directeur, M. Boislève, a déjà signé plusieurs engagements, tels ceux de Mlle Chrétienno, M. Cobin, les deux jeunes Massue, etc., engagements qui courront à partir du 1er mars prochain. " 

L'architecte Plumeret, inspecteur des bâtiments de la couronne, dirigea les travaux qui traînèrent et furent onéreux. L'inauguration eut lieu le 2 mai 1869, avec l'Oracle, saynète de H. Cellot et Ch. Demeuze ; le Docteur Purgandin, petite opérette signée H. Chivot - A. Duru, musique de Victor Robillard, lui succéda. La salle était l'une des plus belles du genre. Tout y était large, spacieux, grandiose, confortable. Deux observations toutefois : " un trop grand vaisseau, la voix s'y perd " et " un peu plus de lumière serait nécessaire " . L'Eclipse du 16 mai ironisait dans ce sens : " une salle très ingénieusement agencée... pour l'acoustique de la pantomime ! Décoration riche et de bon goût. Un espace suffisant à la circulation des consommations. Une troupe qui chôme depuis six mois et ne demande qu'à rattraper ses appointements. Les Folies Bergère feront certainement beaucoup d’argent... L'hiver prochain ? " 

Une partie des " Colonnes d'Hercule " ayant survécu, le surnom de " Café des Sommiers Elastiques " fut naturellement attribué aux Folies Bergère. L'établissement, pourtant, différait nettement d'un café : en plus des consommations, il fallait payer un droit fixe d'entrée de 1 franc ou 1,50 francs ; Il différait aussi d'un théâtre puisque, tout en assistant à de véritables spectacles de scène, les spectateurs avaient la liberté d'aller et venir, boire et fumer comme dans les cafés.

Si l'on excepte Paul Legrand, mime célèbre, les artistes qui composaient la troupe d'ouverture n'étaient guère connus : il y avait le chanteur Jules Reval, créateur au caf'conc' du genre " ivrogne-raisonneur "  ; Adolphe Caillat et Victor Ratel, comédiens ; et enfin Lucie et Atala Massue qui venaient du théâtre. Bien que ce music-hall fût le premier ouvert à Paris, les débuts des Folies laissèrent le public indifférent. Albert Boisleve, directeur malheureux, capitula le 13 mars 1870.

Pendant le siège de Paris, la salle servit à des réunions politiques. Jules Michelet et Henri Rochefort y prirent la parole. Le 21 mars 1871, la Commune à peine proclamée, M. Durecu rouvrit avec P.L.M., revue d'Henri Buguet jouée par une troupe improvisée. Durecu ferma dix jours plus tard.

Huit mois passèrent. En novembre, arriva Léon Sari, un grand directeur, qui venait des Délassements-comiques, petit théâtre du boulevard du Temple, dont il avait fait l'un des établissements les plus curieux et les plus brillants de Paris. Etre fin, cultivé, à l'esprit inventif et généreux, Sari métamorphosa peu à peu son théâtre. Récupérant tout ce qui subsistait encore des " Colonnes d'Hercule " , il ajouta un promenoir et, le 15 mai 1875, commencèrent les travaux d'aménagement d'un hall magnifique juste sur l'emplacement ou coulait la Grange-Bateliere.

Haut de page

  • 1876 – 1879

Inaugurées le 13 septembre 1872, les nouvelles Folies étaient dignes d'être comparées à leurs illustres aînés anglais, L'Alhambra de Londres en particulier, dont elles exploitèrent très heureusement le genre. Tous les soirs, à huit heures, se donnaient des spectacles dansés et variés. Opérettes, intermèdes, pantomimes gymnastes, ballets et tours de chant alternaient sous la direction du maître Olivier Métra " dont les cheveux crépus-grisonnants, entourant une longue physionomie exsangue caractérisée par des lèvres de mulâtre " , étaient connus de tout Paris. Aux Folies, aucun espace n'était clos : pendant les représentations, le public allait et venait entre la salle et le hall, au promenoir, des groupes se formaient, discutaient, gagnaient le bar et s'asseyaient pour consommer. Mais l'attrait essentiel des Folies, celui qui, sans doute contribua le plus à établir sa nouvelle réputation, était le hall, impressionnant, décoré de plantes et de jeux d'eau qui lui donnaient l'aspect d'un jardin à l'orientale.

Autant que sur la scène, le spectacle s'y déroulait, souvent improvisé, hors les attractions, par le public qui y déambulait et les dames de petite vertu qui le hantaient. L'atmosphère de cet endroit où partout il se passait quelque chose, est restituée d'une façon saisissante par l'écrivain naturaliste Joris-Karl Huysmans dans ses " croquis parisiens " publiés en 1880 : " Le jardin, avec ses galeries du haut, ses arcades découpées en de grossières guipures de bois, avec ses losanges pleins, ses trèfles évidés, teints d'ocre rouge et or, son plafond d'étoffe à pompons et à glands, rayé de grenat et de bis, ses fausses fontaines Louvois, avec trois femmes adossées entre deux énormes soucoupes de simili bronze plantées au milieu de touffes vertes, ses allées tapissées de tables, de divans de jonc, de chaises et de comptoirs tenus par des femmes amplement grimées, ressemble tout à la fois au bouillon de la rue Montesquieu et à un bazar algérien ou turc Alhambra-Poret, Duval-Mauresque, avec une vague senteur en plus de ces estaminets-salons ouverts dans l'ancienne banlieue et ornés d'orientales colonnades et de glaces, ce théâtre, avec sa salle de spectacle dont le rouge flétri et l'or crasse jurent auprès du luxe tout battant neuf du faux jardin, est le seul endroit de Paris qui pue aussi délicieusement le maquillage des tendresses payées et les abois des corruptions qui se lassent. " 

Les Folies de Sari connurent un énorme succès. De grandes attractions internationales y furent présentées, dont l'acrobate américaine Leona Dare, célèbre pour sa mâchoire d'acier, et les Hanlon-Lees, clownsmimes-gymnastes-musiciens. Pour ces deux numéros, Sari fit réaliser par Jules Chéret de très belles affiches publicitaires, ainsi que pour les nombreux ballets de sa production dont la musique était due à Léon Vasseur, qui, en 1879 remplaça Métra à la direction d'orchestre. La " diseuse " Anna Judic parut aux Folies sous Sari, et beaucoup d'autres chanteurs.

A la fin de 1880, I'idée vint à Sari de changer le genre de son établissement pour le vouer à des concerts de grande musique. Placé sous le patronage de Gounot, Massenet, Saint-Saèns, Delibes, Joncherais et Guiraud, le Concert de Paris, nouveau titre donné aux Folies, ouvrit ses portes le 28 avril 1881. Les résultats furent catastrophiques. Un mois plus tard, les Folies revenaient à leur ancien genre. Mais Sari, à demi ruiné, avait une autre passion : le jeu ! La faillite guettait. Le 19 novembre 1885, Sari, " ce dernier d'Artagnan du boulevard " dira Yvette Guilbert, tomba.

Mises en vente le 31 août 1886 au prix de 252.000 francs, les Folies devinrent propriété de M. et Mme Allemand, un couple de limonadiers marseillais qui, l'année précédente, avait repris la Scala et s'apprêtaient à racheter l'Eldorado, donnant ainsi le coup d'envoi d'une petite révolution théâtrale. En effet, les trusts directoriaux n'existaient pas à l'époque. Seul, Ducarre possédait deux établissements, au demeurant saisonniers : les Ambassadeurs et l'Alcazar d'Été.

Les Isolas, Dufrenne-Varna, Beretta-Volterra étaient encore loin. En acquérant coup sur coup les trois plus importants music-halls de Paris, les Allemand surprirent, d'autant qu'ils ne paraissaient pas vraiment posséder les qualités requises pour exercer ces fonctions. Lui, surtout modeste, effacé, neutre, préoccupé par ses comptoirs et ses cuisines.

Mais il y avait Edouard Marchand à leurs côtés, qui venait d'épouser leur nièce. Ce Marchand, père de Léopold, le futur dramaturge, possédait à fond la " science " du music-hall. Chercheur infatigable, toujours par monts et par vaux, sur les pistes des plus sensationnelles attractions, il donna les programmes les plus extraordinaires jamais vus à Paris : les Frères Isola (illusionnistes), Nala Damajenti (charmeuse de serpents), la Troupe Zoulou (véritables Zoulous), la Famille birmane, le Kangourou boxeur, les lutteurs de Stamboul, Tom Cannon (lutteur géant), Ira Paine (tireur américain), Jack de fer (hercule), Sampson (briseur de chaînes), le Capitaine Costenténus (tatoué de trois cent vingt figures d'animaux), les Scheffers (acrobates), Cinquévalli (roi des jongleurs), les Tableaux vivants du Palace-Théâtre de Londres, Little Titch (nain transformiste anglais), les Griffiths (clowns), Baggenssen (clown excentrique). Yvette Guilbert, tomba.

Haut de page

  • 1890 – 1902

C'est Marchand qui fit venir en France la première troupe de girls : les Sisters Barrison. C'était en 1890. " Leur galants exercices exécutés chaque soir aux Folies Bergère attirent la foule. Qu'aime-t-on le plus en elles ? L'or pâle de leurs chevelures, la souplesse de leur taille, la neige de leurs dents, le carmin de leurs sourires, la fraîcheur un peu acide de leurs voix, leurs jambes frêles, le bouillonnement capiteux de leur dessous ruchés et enrubannés ? Ce charme ne s'explique pas. On le subit. " (A. Brisson)

Autres découvertes de Marchand : la Cavaliéri, la Tortojada, Caroline Otéro, Liane de Pougy, Emilienne d'Alençon, les trois grâces de la Belle époque, et Loiè Fuller, étoile des Folies dix ans durant.

Née aux Etats-Unis en 1862, Loiè débuta chez Marchand en 1892. Ses danses serpentines firent sensation. La technique était simple : vêtue de voiles amples, elle évoluait dans un faisceau de projecteurs multicolores ; l'effet obtenu évoquait pour Jean Lorrain, " une chauve-souris humaine enveloppée dans un suaire " , pour R. de Montesquiou, " un incendie au cour d'un grand volubilis " . La Loiè Fuller dont les cachets atteignaient des sommes énormes que peu de vedettes touchaient à Paris, amena les foules rue Richer.

La plupart des étoiles de caf'conc' chantèrent aux Folies : Paulus, Polin, Yvette Guilbert, Polaire et Gaby Deslys (à ses débuts). Le 30 novembre 1886 est une date historique pour les Folies. Ce jour marque, en effet, la création de la première vraie revue à grand spectacle de l'établissement. Lorsqu'elle en sut le prix (dix mille francs !), Mme Allemand en tomba malade. Pourtant, Place aux jeunes de H. Buguet et G. Grison, était bien peu de choses comparée aux revues de la Belle Epoque. MM. Volterra et Varna, plus tard, durent en sourire de pitié.

En septembre 1888, les Allemand firent entreprendre de grands travaux de restauration : salle rehaussée de dix mètres, construction d'un amphithéâtre, agrandissement d'un bar aux galeries, pose de ventilateurs, etc. Sous le règne Allemand-Marchand, les ballets constituaient la spécialité des Folies : plus de cinquante y furent créés, les deux tiers sur des arguments de Justamant et Mariquita, mis en musique par Louis Desormes ou Louis Ganne. Qui était Mariquita ? " Il n'y avait pas de maîtresse de ballet qui fut comparable à celle que Louis Delluc devait appeler le Fokine français. Elle connaissait les danses de toutes les époques et de tous les pays. Où les avait-elle apprises ? Elle ne le savait pas. Qui était-elle ? Elle l'ignorait. Trouvée sur une route des environs d'Aumale, en Algérie, au bord d'une fontaine, comme Mélisande, elle avait été recueillie par une femme qui passait. Cette femme était danseuse, et la petite Marie sut danser avant que de savoir lire " (Albert Carré). " Cette petite bonne femme imposait, en dépit de son exiguïté physique. Elle se tenait très droite, ne perdant pas un pouce de sa taille... Deux accessoires ne la quittaient jamais : son éventail et son face-à-main. L'éventail, elle le tenait continuellement de sa main droite : c'était son bâton de commandement " (Cléo de Mérode).

La belle Cléo de Mérode fut la dernière folie d'Edouard Marchand, officiellement directeur depuis le 7 avril 1894, date du retrait définitif de Mme Allemand. Nous étions en 1901. Il n'était pas courant, en ces temps, de voir une danseuse étoile de l'Opéra se compromettre sur la scène d'un music-hall. L'évènement suscita bien des remous. " A Paris, une lettre de M. Marchand, directeur des Folies Bergère, m'attendait sur mon bureau ; il me priait de passer le voir. J'étais intriguée, que pouvait-il avoir à me demander ? Il ne supposait tout de même pas que j'allais faire un numéro excentrique dans son music-hall. Entre M. Marchand et moi, il ne fut pas du tout question de " numéro " mais d'une création importante : il s'agissait du principal rôle d'un ballet pantomime en trois actes " (Cléo de Mérode). Pour ce ballet, Lorenza (R. Darzens-F. Alfane), on fit faire une affiche (malheureusement anonyme) de la belle Cléo sur pointes et en tutu classique.

Au seuil de 1902, Marchand, très malade, dut cesser ses activités et vendre les Folies. Il traita, au prix fort élevé de sept cent mille francs, avec les Frères Emile et Vincent Isola, ex-illusionnistes fameux, vus sur cette même scène en 1886. Il ne restait plus que trois ans de bail. Après maintes démarches, l'hospice des Quinze-Vingts, sur intervention de Waldek Rousseau, alors président du Conseil, consentit un nouveau bail de dix-huit ans, profitant toutefois de ce renouvellement pour porter le loyer annuel de soixante dix-huit mille francs à cent deux mille.

Haut de page

  • 1903 – 1909

Lorsque les Isola prirent leurs fonctions, l'entrée des coulisses et de l'administration se trouvait rue de Trévise ; il fallait donc traverser un immeuble privé, ce qui constituait une servitude pour les locataires. Le propriétaire voulut profiter de la situation nouvelle pour fixer un droit de passage à quatre vingt mille francs au lieu de... huit mille ! Les Isola tournèrent la difficulté en achetant, pour deux cent cinquante mille francs, un immeuble au numéro 16 du passage Saulnier (aujourd'hui rue du même nom), où ils transférèrent bureaux, loges et dégagements, tels qu'ils existent à l'heure actuelle. Le commanditaire des Isola était un boomaker nommé Jules Dumien, ainsi décrit par Jacques Charles dans son ouvrage La Revue de ma vie  : " Physiquement, Dumien n'avait rien de séduisant : très myope, une moustache qui poussait droite et dure comme des poils de sanglier, la figure constellée de petits points noirs. C'était un être fruste, sans instruction ni éducation, mais doué pour les chiffres d'une façon extraordinaire " .

Les Isola s'en tinrent au genre imposé par M. Marchand, et respectèrent tous les engagements pris par celui-ci avant leur arrivée. Ils révélèrent aux Parisiens : le géant Machnow (2,85 mètres de hauteur) ; la troupe Price (équilibristes) ; Woodson Wilworth et ses phoques jongleurs ; Mauricia de Tierre, première femme à " boucler la boucle " en auto ; Rigo et son orchestre tzigane. Ils organisèrent des combats de lutte auxquels prirent part Raoul Le Boucher, Paul Pons, Laurent le Beaucairois, Karz Ahmed, Pitlasinsky et Schackmann. Pour 300.000 francs par mois, somme considérable à l'époque, la célèbre Anna Judic qui, pourtant ne voulait plus chanter, fit sa rentrée aux Folies. Les nouveaux directeurs engagèrent l'artiste lyrique Juliette Simon-Girard, ex-étoile des Folies Dramatiques, créatrice des Cloches de Corneville et de La Fille du Tambour-major.

Mais l'idée novatrice des Isola fut de réunir, dès 1902, chants, attractions et danses en un seul et luxueux spectacle : la revue, genre qui jadis, on s'en souvient, n'avait guère réussi à Mme Allemand. Bien leur en prit. De ce moment, encouragés par l'accueil enthousiaste du public, les directeurs successifs des Folies donnèrent chaque année un nouveau spectacle.

L'acquisition de la Gaîté-Lyrique, en mars 1903, incita les Isola à se débarrasser de leurs music-halls (Parisiana, Olympia et Folies Bergère) au moment même où ceux-ci connaissaient une situation florissante. Tout en demeurant propriétaires du bail, ils cédèrent les Folies le 1er juillet 1905 (moyennant un versement forfaitaire annuel) à Paul Ruez, créateur de Printania (Porte Maillot), dont l'ambition était d'étendre son influence sur les grands établissements du centre.

 " Rien ne justifiait, en réalité, la présence de Ruez à la tête de plusieurs music-halls, car il n'avait jamais voyagé et ne connaissait rien aux attractions. Il s'illusionna sur sa propre valeur, se crut le Napoléon du music-hall, mais, pour lui, Waterloo suivit Wagram de très près " (J. Charles). Est-ce sous sa direction que se produisit, en 1907, la Fred Karno Company, troupe fameuse de mimes anglais comptant dans ses rangs le jeune (dix-huit ans) Charles Chaplin ? Les Folies Bergère rouvrirent un mois plus tard avec le mime Séverin, dans une reprise de Chand d'habits, pantomime de Catulle Mendès, el le tour de chant de Félix Mayol.

En juin 1908, les Isola, appelés à de hautes destinées (direction de l'Opéra en projet) abandonnèrent les Folies à leur administrateur Clément Bannel (ils conservèrent toutefois des intérêts dans l'affaire jusqu'en 1913). Jacques Charles, alors secrétaire des deux frères, nous permet, grâce à un court portrait brossé dans son ouvrage La Revue de ma vie, de faire connaissance avec le nouveau directeur des Folies : " Bannel était aussi peu représentatif que possible, car il avait plutôt l'air d'un professeur que d'un directeur de music-hall. Déjà grisonnant, il portait barbe et lorgnon, mais c'était un journaliste de bonne école. Enfin, je découvris bientôt que c'était un être d'une grande bonté et d'une parfaite honnêteté " .

Maurice Chevalier avait tout juste vingt et un ans lorsqu'il débuta aux Folies en septembre 1909, engagé par Bannel pour trois saisons consécutives aux appointements respectifs de 1800, 2000 et 2500 francs par mois. " La direction m'avait offert de passer un tour de chant dans le spectacle d'attractions qui ferait l'ouverture de la saison, avant la grande revue d'hiver. Incommensurable honneur, car on ne prenait jamais de chanteurs français aux Folies Bergère. On faisait exception pour moi à cause de mon genre particulier où la danse et le sport agrémentaient les chansonnettes " (Maurice Chevalier, Ma route et mes chansons).

Haut de page

  • 1911 – 1917

Son échec fut total. Le surlendemain, dans Le Figaro, Fernand Nozière écrivait : " D'où sort cette espèce d'escogriffe lâché sur la scène de notre premier music-hall ? Qui a engagé ce laborieux et pénible comique pour paraître ainsi au centre de numéros de premier ordre ? Et d'une vulgarité en plus de tout cela !... " 

En décembre, Chevalier joua la revue dans laquelle débutait une jeune fille de quatorze ans... Yvonne Printemps ! " C'était une gamine, encore toute la disgrâce de l'âge ingrat : maigre comme un jeune chat de gouttière, un gros nez, une grande bouche avec de jolies dents, par dessus tout des yeux câlins et charmants. Enfin, elle avait déjà cette voix incomparable " (Jacques Charles).

En 1911, les Folies engagèrent Mistinguett pour mener la revue. Dans une scène intitulée La Valse renversante, Miss trouva en Chevalier le partenaire idéal. La scène se terminait par la chute du couple sur un tapis, où il continuait à s'enrouler et se dérouler tout en valsant : " Un beau jour, au cours d'une répétition de notre danse, lorsque Miss collée à moi nous nous enroulâmes dans le tapis, nous nous trouvâmes, tout naturellement et sans parler, nous avouer l'un à l'autre de la manière la plus précise qu'il n'y avait pas besoin de chercher l'amour ailleurs. Le déroulement et la sortie du tapis se firent beaucoup plus lentement qu'à l'habitude, mais personne, ce jour-là du moins, ne soupçonna que le couple Mistinguett-Chevalier venait de conclure l'entente d'un beau et long voyage " (Maurice Chevalier). Miss et Chevalier revinrent en 1912. Cette fois, le clown excentrique Grock et son partenaire Antonett étaient de la partie.

Jusqu'à la fermeture, pour cause de guerre, le 3 août 1914, les revues des Folies eurent pour vedettes-hommes de vieux briscards comiques du caf'conc' : Claudius, le " zozotant "  ; Louis Maurel, petit rond, contrastant avec le long et maigre Morton ; le Méridional Tramel ; Dorville, à l'esprit grossier ; Raimu enfin, qui sortait de la Cigale et n'était pas encore le grand Raimu.

Pendant la guerre, en l'absence de Bannel, Charles Aumont, assura un court intérim. Il rouvrit en février 1915, et donna, coup sur coup, trois revues montées à la gloire des Poilus. Bannel rentra pour l'ouverture de la saison d'hiver. Dès le printemps suivant, des différends l'opposèrent à Jules Dumien, son commanditaire. Le second, trouvant le premier trop âgé pour diriger les Folies, traita avec l'ancien chef d'orchestre Raphaèl Beretta qui, associé à Léon Volterra, venait de prendre le contrôle de l'Olympia. Mistinguett joua la revue d'inauguration du 16 avril 1916. Mais dans la suivante (15 mars 1917), Miss et Maurice firent ensemble leur rentrée parisienne. En octobre de la même année, Volterra partit de son côté, laissant Beretta seul maître à bord. C'est alors que celui-ci offrit à Paul Derval la direction artistique de l'établissement.

La guerre terminée, l'association Dumien-Beretta s'effondra. A vrai dire, les deux hommes ne s'étaient jamais entendus. Beretta, qui prétendait descendre des marquis de Casariera, ne cessait de rudoyer et d'humilier Dumien, qui ne tenait jamais compte de ses avis. Un beau jour, lassé, le financier déposa l'arrogant directeur.

Alexis Pitron d'Obigny de Ferrière dit Paul Derval venait du théâtre. Il y avait été acteur. De modestes emplois, sur des grandes scènes (Palais Royal, Vaudeville, Gymnase, Bouffes-Parisiens, etc.) l'avaient très vite incité à organiser ses propres affaires. Il s'occupait d'une entreprise de tournées lorsque Beretta lui proposa de devenir son fondé de pouvoir. Sa maîtrise, son goût du spectacle convainquirent immédiatement Dumien, qui lui confia peu après les Folies et n'eut pas à le regretter.

Haut de page

  • 1919 – 1926

Depuis que Volterra, aidé de Jacques Charles, avait rouvert le Casino de Paris le music-hall de la rue Richer connaissait de réelles difficultés. Sitôt entré en fonctions, Derval arrêta son plan : ses revues, toutes écrites par Louis Lemarchand, seraient aussi fastueuses que celles de son concurrent. Plutôt que sur les super-vedettes, l'effort porterait sur le faste des costumes, des décors et des effets de mise en scène. Les troupes de girls devraient être soigneusement sélectionnées, anglaises de préférence. De même pour les femmes nues, condition sine qua non des spectacles des Folies : " Ah, ces femmes nues, dira Derval, si je m'avisais de les supprimer, je n'aurais plus qu'à fermer la boutique... " . Chaque titre de revue compterait treize lettres, chiffre désormais porte-bonheur du lieu, et le mot " folie " ou " folies " y figurait obligatoirement.

Le comique Bach fut le premier nom fidèle à Derval. Entre 1919 et 1924 le créateur de la Madelon mena sept revues. En 1920, dans L'Amour en folie, dont la vedette féminine est Florale, le critique Gustave Fréjaville, devant la profusion des nus, interroge : " Mais enfin, jusqu'où prétend-on aller dans cette voie ? Une revue sans femmes nues aurait maintenant au moins une chance de paraître originale " . En 1922, dans les Folies sur folie, Lemarchand fait collaborer le cinéma et le music-hall.

Dans l'un des tableaux, l'américaine Jenny Golder entrait gracieusement en crevant un écran cinématographique, " comme les autres partenaires de Bach, on est surpris par la présence " sérieuse " d'un Constant Rémy ou d'un Harry Baur ! " 

Entre 1919 et 1930, Erté vit la grande époque de l'Art Déco et des Années Folles, et collabore régulièrement aux revues des Folies Bergère.

Erté est d'origine russe et, si parisien que soit son art, il porte profondément l'empreinte de son pays natal. Il évoque les dômes étincelants, les tapis bariolés, les icônes ruisselantes de bijoux et les peintures hiératiques au regard immobile ; un mélange capiteux de luxe et de barbarie, un goût pour les couleurs ardentes qui fait pressentir l'Orient, la terre des mythes et des prodiges. L'Art d'Erté est d'une richesse extrême. Il succombe sous les ornements et fait rêver à cette héroïne anéantie sous le poids des bijoux... Toutes les compositions de Erté ne forment-elles pas comme les feuilles diverses d'un précieux missel païen, dédié au plaisir et à la fantaisie (Georges Barbier).

Erté a vraiment su résumer la démesure des Folies. Tout est inscrit en filigranes : la folie, le monstrueux, le magnifique, cet aspect grandiose qui sera repris d'une certaine manière par Hollywood. (Alfredo Arias)

Ami personnel de Hélène Martini, il lui offre en 1974 pour fêter son arrivée aux folies bergère, sa première affiche. Souvenir de ce jour de 1962, aux Folies Pigalle où leur rencontre pour Twist appeal avait marqué pour cet artiste, quasiment oublié, le début d'une seconde jeunesse et d'une seconde carrière qui s'est achevée en pleine adolescence à quatre-vingt-dix-sept ans.

En 1926, la " Perle noire "  : Joséphine Baker, est La Folie du jour. Derval, tombé en extase devant " cette merveilleuse jeune fille, bâtie comme un Tanagra, qui mettait le feu aux planches " du théâtre des Champs Elysées, l'avait immédiatement engagée. Le moment fort du spectacle était la scène de la boule : " Une immense boule, couverte de fleurs, descendait du cintre lentement et venait se poser au milieu des musiciens. La boule fleurie s'ouvrait en deux : Joséphine apparaissait alors presque nue, sur un miroir. Elle dansait, puis la boule se refermait à nouveau sur la glace et les câbles d'acier la remontaient lentement dans la coupole du théâtre " (P. Derval, Folies Bergère).

Haut de page

  • 1927 – 1974

Pendant que se poursuivaient les représentations de cette " Hyper-revue " , Derval mena de pair les importants travaux de transformation qui allaient bouleverser l'aspect historique des Folies Bergère. " Ce fut une belle gageure. J'avais décidé de créer un deuxième balcon, de refaire les murs, les plafonds, les fondations elles-mêmes... tout cela sans interrompre les représentations. On voit au music-hall des numéros d'illusionnistes qui manipulent des boîtes s'insérant l'une dans l'autre. Ce fut exactement le procédé employé pour la réfection des Folies. Bien avant l'intervention du mot " préfabriqué " , un nouveau hall et une nouvelle salle furent construit en atelier : on les apporta morceau par morceau pour couvrir les anciens murs de l'ancienne galerie. Pour la façade, nous changeâmes de méthode : un mur fut construit à l'intérieur du théâtre, puis, celui-ci terminé, on détruisit l'ancienne façade. On bâtit alors celle qui devait la remplacer et il ne resta plus qu'à supprimer le mur provisoire. " (P. Derval, Folies Bergère).

Les travaux, réalisés par les architectes Piollenc et Morice, durèrent seize mois. La salle, considérablement agrandie, passa de neuf cent trente à mille sept cent cinquante places. Une petite salle de trois cents places fut ouverte en sous-sol. On construisit des vestiaires supplémentaires, des salons de repos, de correspondance, des cabines téléphoniques, etc. Le sculpteur Pico exécuta le motif de danse de la façade moderne ainsi que l'affiche " Art Déco " de la grande folie, revue d'inauguration des modernes Folies.

Du promenoir légendaire, source de tant d'émotions, fréquenté par les petites dames du quartier qui venait y faire leurs " affaires " , au " jardin féerique " hanté par les mêmes solliciteuses, personnes si merveilleusement décrites par Huysmans ( " Elles sont inouïes et elles sont splendides, lorsque dans l'hémicycle longeant la salle elles marchent deux à deux, poudrées et fardées, l'oeil noyé dans une estompe de bleu pâle, les lèvres cerclées d'un rouge fracassant, les seins projetés en avant sur des reins sanglés, soufflant des effluves d'opoponax qu'elles rabattent en s'éventant et auxquels se mêlent le puissant arôme de leur dessous de bras et le très fin parfum d'une fleure en train d'expirer à leur corsage. " ), à la façade pittoresque dressée de quatorze colonnes à chapiteaux sculptés, de verrières gigantesque et d'une multitude de carreaux en croisillons donnant à l'ensemble l'air d'une brasserie monumentale, ainsi disparurent les Folies-Sari.

Ce charme perdu, cependant, n'altéra pas leur succès. Et les hésitations des nostalgiques de la Belle Epoque furent vite bousculées par la cohorte des visiteurs nouveaux venus des quatre coins du monde.

Les revues se succédèrent. De 1928 à 1934, le nouveau comique-maison, transfuge du vieux caf'conc', s'appelle André Randall. Florelle rentre en 1932 et ouvre avec La Revue d'amour la série des spectacles écrit par Maurice Hermite, chef d'orchestre de l'établissement. En 1933, dans les Folies en folie, Miss est de retour après seize années d'infidélité : " Elle est propriété nationale. A-t-elle encore cette année sa démarche qui rappelle celle de Réjane, ses prunelles couleur de fleur de chicorée, ses longues jambes, sa denture inattaquable, son gai sourire et son regard sentimentale ? " (Colette, Le Matin). " Oui, c'est moi, me r'voilà, je m'ramène, chante Miss interrompue sur son escalier par une formidable ovation ! A cette éblouissante entrée, succède celle de son partenaire, Fernandel, seul, malheureux, sur la plus haute marche d'un escalier qui n'en compte que... trois ! " 

En 1936, Derval alla chercher Joséphine à New York. Ce fut, En Super-Folies, revue dans laquelle Raymond Dandy faisait ses débuts sur la scène de la rue Richer, et pour laquelle un nouveau venu, fraîchement débarqué de sa Hongrie natale, Michel Gyarmathy, dessina l'affiche. Il signera toutes les revues des Folies Bergère jusqu'en 1992.

En 1938, il y eût Rita Georg et Damia, en 1939, Jeanne Aubert puis ce fut... la guerre.

Paul et Antonia Derval fermèrent et se réfugièrent en Normandie. Les Allemands occupèrent les Folies, et manifestèrent l'intention de rouvrir avec leurs artistes. Pour gagner du temps, l'administration en place monta hâtivement, à l'économie, une revue jouée dès le 31 juillet 1940 dans le hall du théâtre, par une troupe de fortune. Après bien des démarches, Derval, de retour à Paris, obtint l'autorisation de récupérer son fauteuil, sous la condition que les programmes affichés soient d'aussi bonne qualité que par le passé.

Haut de page

  • 1974 – 1999

Dès septembre 1993, avec Fous des folies les Parisiens retrouvent la tradition du spectacle musical, populaire, leste et léger. La devise des Folies : “Etre et rester le plus célèbre music-hall du monde“ est respectée. Le pari est tenu, et ce spectacle d’une incroyable inventivité ramène ce lieu mythique au temps de ses heures de gloire. Deux fois nominés aux Molières 1994, Fous des Folies accueille plus de 250 000 spectateurs. Il restera 13 mois à l'affiche. C’est le début d’une nouvelle ère pour les Folies Bergère.

Treize mois plus tard (encore le chiffre 13 !) elle ouvre ses portes à Roger Louret, et présente Les années Twist consacré Molière du Meilleur Spectacle Musical 1995.

30 Janvier 1996 : Les Z’années Zazous, et..., encore une fois, une nominations aux Molières 1996 !

28 Janvier 1997 : L'arlésienne de Alphonse Daudet - Mise en scène de Roger Louret - Musique de Georges Bizet - Arrangements de Catherine Lara. Deux monstres sacrés du théâtre et du cinéma réunis autour de la compagnie Roger Louret pour le chef d'oeuvre de Alphonse Daudet : Jean Marais et Bernadette Laffont viennent, à leur tour, s'inscrire sur la longue liste des grands noms qui ont brillé au fronton des Folies Bergère. Ce spectacle marquera malheureusement la dernière apparition sur scène de Jean Marais.

16 Septembre 1997 : Nine spectacle musical de Maury Yeston et Arthur Kopit - Adaptation française Eric-Emmanuel Schmitt - Mise en scène : Saverio Marconi. Inspiré de " Huit et demi " de Fellini, Nine raconte la vie d'un réalisateur de cinéma Italien, et des femmes, toutes les femmes, qui ont traversé sa vie. La Femme, Les femmes, Ses femmes, vont être les musiciennes d'un orchestre qu'il dirige mentalement dans le monde qu'il se crée. Un monde de délires qui se croisent dans sa réalité du moment.

18 février 1998 : Fame, depuis sa création à Londres en 1995, le spectacle est devenu le symbole de la jeunesse battante et gagnante. Pour Paris, le choix des 40 artistes a demandé près d'un an d'auditions à Miami. Fame est devenu un classique du genre... il était normal que les Folies accueillent ce spectacle mythique.

26 mai 1998 : La France entière se prépare à la coupe du monde de football... Qu'à cela ne tienne, les femmes ne resteront pas sur la touche. Elles auront, elles aussi, leur part de réjouissances ! Dans une chorégraphie dynamique signée Walter Painter, l'un des Maîtres de Broadway, le spectacle n'était pas à la télé mais aux Folies Bergère. Depuis toujours, les hommes sont venus à Paris des quatre coins du monde voir les revues qui ont fait sa réputation. Des spectacles sensuels, dansés et chantés, artistiques mais toujours réservés aux plaisirs masculins. Avec les California dream men les femmes ont pu enfin goûter aux fruits jusqu'alors réservés à leur partenaire et scruter avec malice l'effeuillage de ces beaux Messieurs.

22 Septembre 1999 : Les Folies retrouvent la Compagnie Roger Louret avec La fièvre. Pour revivre ces années " T-shirts et Jeans basket " , et cette irrésistible envie de chanter, de danser, de s'éclater... en un mot de vivre. Pour revivre la fièvre d'une fin de siècle (et de millénaire) où toute une vague de nostalgies relèguent les bons vieux vinyles à la préhistoire pour les remplacer par le C.D. Avec la Fièvre des années 80, Roger Louret raconte ces années là... les tubes Disco, Reggae, Punk, Ska, New wave, Rap... Une fois encore le spectacle est nominé pour le Molière du meilleur spectacle musical.

Haut de page

Avis du public : Folies Bergère

1 Avis

2 commentaire(s)

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(1)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire
  • 1
    2
    3
    4
    5
    Par

    Martine D. 09 février 2015

    ASSISES ET PROPRETE LAISSE A DESIRER SUR LES CHAISES ET LA PROPRETE. QUELQUES TRAVAUX DE RENOVATION ET D ENTRETIEN SONT PLUS QUE NÉCESSAIRES; »
    1 personne(s) sur 1 ont trouvé cet avis utile. Et Vous ?
  • 1
    2
    3
    4
    5
    Par

    Isabelle S. 01 janvier 2015

    love circus J ai reçu comme cadeau de Noël des places pour love Circus , c était très bien sauf que comme je ne suis pas grande ,je n'ai vue que la moitié du spectacle ,pour 90 euros la place ,je trouve que c est un peu exagéré ,pour deux personnes 180 euros ,trop cher!!!!!!!!!!!! »
    Avez-vous trouvé cet avis utile ?