Actuellement à l’affiche : Georges Feydeau

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Michodière Paris | du 01 décembre 2016 au 08 janvier 2017
CLASSIQUE, MUSIQUE & DANSE, Coups de coeur, Molières 2016, Sélection pour les fêtes, Théâtre musical, Vaudeville
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À partir de 26,50 € au lieu de 33,50 €

Un fil à la patte jusqu'à 30% de réduction

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Théâtre 14 Paris | du 08 novembre au 31 décembre 2016 | Durée : 1h50
CLASSIQUE, Coups de coeur, Vaudeville
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À partir de 28,50 € , 20 € pour les adhérents

 

Prochainement à l’affiche

Hôtel Feydeau jusqu'à 25% de réduction

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Odéon - Théâtre de l'Europe Paris | du 06 janvier au 12 février 2017 | Durée : 1h40
CLASSIQUE, Sélection Evénement, Vaudeville
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À partir de 44,50 € , 33,50 € pour les adhérents

Mais n'te promène donc pas toute nue ! (précédé de Amour et piano) jusqu'à 25% de réduction

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Comédie Saint-Michel Paris | du 04 janvier au 03 mai 2017 | Durée : 1h15
CLASSIQUE, Vaudeville
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À partir de 20 € au lieu de 26,50 €

 

Anciennement à l’affiche

Quand le diable s'en mêle

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Rutebeuf Clichy La Garenne | le 27 novembre 2016 | Durée : 2h10
CLASSIQUE, Coups de coeur, Sélection Comédie, Vaudeville

Spectacle terminé depuis le 27 novembre 2016

 

Georges Feydeau

  • Une vie comme un roman

Les pièces de Feydeau sont célèbres : qui ne connaît, au moins de nom, La Dame de chez Maxim, Le Dindon, Un Fil à la patte ou Feu la mère de Madame et une demi-douzaine d’autres pièces qui sont reprises fréquemment en France, en Europe et dans le monde entier ?

Mais par un étrange paradoxe, sa vie, sa personnalité, le déroulement de sa carrière restent inconnus de la plupart de nos contemporains.

Pourtant sa biographie est un véritable roman. Né en 1862, il est le fils d’un curieux personnage, Ernest Feydeau, à la fois écrivain, directeur de journal et agent de change.

Son meilleur roman, Fanny, le fait comparer à Flaubert, l’un de ses meilleurs amis avec Théophile Gautier et les Goncourt.

Mais le petit Georges est-il bien le fils de son père légal ? Personne, à l’époque, n’oserait l’affirmer. Car tout Paris sait que sa mère, Lodzia Zelewska, très belle juive polonaise, est la maîtresse du Duc de Morny et son illustre frère utérin, Napoléon III lui-même. Alors comment savoir ?

Georges écrit ses premières pièces dès qu’il sait tenir une plume.

Malgré d’assez bons résultats scolaires, il quitte dès la fin de la troisième le Lycée Saint-Louis dont il est pensionnaire, pour se consacrer entièrement au théâtre. Il récite des monologues dans des soirées mondaines où il imite avec succès les acteurs d’alors. Il s’est juré de devenir le plus grand vaudevilliste de son époque.

Dès l’âge de dix-neuf ans, en 1882, il fait représenter sa première pièce, Par la fenêtre au casino de Rosendaël, une obscure station balnéaire du nord de la France. Malheureusement, il collectionne les " fours " - à l’exception de Tailleur pour dames - au point qu’il songe à se faire acteur...

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  • Mais à vingt neuf ans, en 1892, c’est enfin le triomphe avec Monsieur chasse.

La même année, ce succès est confirmé par la réussite de Champignol malgré lui et du Système Ribadier. Les œuvres de Feydeau, désormais célèbre, sont traduites en une dizaine de langues et jouées dans toute l’Europe.

Dans les années qui suivent, ce sont Un fil à la patte, L’Hôtel du libre échange, Le Dindon et surtout La Dame de chez Maxim (1899) qui pour les provinciaux et les étrangers est, avec la Tour Eiffel, la principale attraction de Paris.

Au cours des premières années du siècle, Feydeau continue à écrire des vaudevilles, pièces où le comique de situation, avec ses quiproquos et ses rencontres intempestives joue le rôle essentiel.

Cependant, tout va changer en 1908 : marié depuis une vingtaine d’années à la fille de Carolus-Duran, célèbre peintre du Tout-Paris, il ne s’entend plus maintenant avec elle.

Il conçoit alors l’idée de s’inspirer de sa propre expérience pour écrire des Farces conjugales où il peindra avec une implacable férocité burlesque les dissensions des couples.

Il inaugure brillamment ce nouveau type de pièce avec Feu la mère de Madame, bientôt suivi d’On purge bébé, de Mais n’te promène donc pas toute nue, etc, toute une série d’œuvre à laquelle il donne un titre suggestif : Du mariage au divorce...

Sa mésentente avec sa femme avait conduit Feydeau à quitter l’appartement conjugal pour se réfugier dès 1909 à l’hôtel Terminus Saint-Lazare (actuellement Concorde-Saint-Lazare).

Aux alentours de 1914, l’auteur, vieillissant, voit se tarir son inspiration: son talent est toujours aussi grand mais il n’a plus la foi théâtrale. Ecrire l’ennuie. Il se drogue pour se stimuler : c’est peine perdue.

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  • Mais le destin va se charger - cruellement - de résoudre ses problèmes.

Feydeau contracte une syphilis nerveuse qui, en 1919, provoque chez lui des troubles psychiques graves; il se laisse pousser la barbe de manière à évoquer Napoléon III - son véritable père, sans doute.

Il se promène ainsi sur les boulevards. La ressemblance est hallucinante. Les passants, stupéfaits, se retournent. A ses amis il propose des portefeuilles ministériels et les invite à son couronnement. Ses enfants doivent le faire interner dans une maison de santé de Rueil-Malmaison. Il y bavarde avec le président Deschanel dont les ennuis ferroviaires sont célèbres.

Dans ses moments de lucidité, il aime plaisanter : il dit à ses visiteurs : " On se moque de moi parce que je me prends pour Napoléon III. Mais regardez mon voisin de la chambre 7, il se prend bien pour le président de la République... ".

Il connaîtra en 1921 la même fin navrante que Maupassant, en proie à un mal identique.

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  • Mais quel homme Feydeau était-il au juste ?

Tous ses contemporains ont noté sa beauté, sa suprême distinction, son aisance. Le Larousse de l’époque avait même choisi son visage pour illustrer les divers types de moustache alors à la mode.

Malheureusement Feydeau confirmait la remarque bien connue selon laquelle les comiques sont souvent enclins à la tristesse : il ne riait jamais au théâtre, rarement dans sa vie privée et pas du tout quand il écrivait. Comme si la somme de gaîté qu’il avait si généralement dispensée au public était définitivement perdue pour lui-même.

Au fond, cet homme s’ennuyait : " La vie est courte mais on s’ennuie tout de même " soupirait-il.

Trop tôt comblé par les femmes, il avait vite cessé de s’intéresser à elles. En revanche, il se passionnait pour le jeu et les émotions qu’il procure. Il n’était guère de cercle mondain ou de tripot mal famé dont il n’ait été le client assidu.

La vie de café et le spectacle sans cesse renouvelé qu’elle offre l’attiraient aussi, et on pouvait l’apercevoir chaque fin d’après-midi à la terrasse du Napolitain, sur les boulevards. Ensuite il se rendait à quelque spectacle avant de souper avec des amis chez Maxim’s où il avait sa table réservée. Il errait ensuite de bar en brasserie jusqu’à l’aube avec quelques noctambules de son espèce.

Pour conjurer son mal de vivre, Feydeau disposait d’un dernier moyen : les revenus énormes qu’il tirait de ses succès dramatiques lui permettaient de collectionner les tableaux des plus grands maîtres de l’époque : malheureusement son goût pour le jeu le contraignit à en vendre une bonne partie à l’Hôtel Drouot : environ deux cents toiles de Sisley, Monet, Renoir, Pissaro, Boudin... De quoi remplir tout un musée...

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  • On ne saurait terminer sans citer quelques uns des innombrables traits d’esprit dont Feydeau régalait ses interlocuteurs :

D’une jeune actrice dont on admirait la bouche admirablement " meublée ", il disait à voix basse : " Ne le répétez pas... mais je crois qu’elle n’est pas dans ses meubles ".

D’une autre, dont on prétendait qu’elle " respirait la vertu ", il affirmait, sceptique : " Oui, mais elle s’essouffle vite! ".

Un directeur de théâtre, Samuel, qui passait pour quelque peu négligé de sa personne, venait de renflouer sa situation grâce à une pièce qui battait tous les records de recettes. Feydeau le rencontre et lui dit : " Te voilà content, tu vas pouvoir soigner un peu ta toilette, maintenant!

- Moi, mais mon cher, Je prends un bain tous les matins.

- Eh bien tu vas pouvoir changer l’eau! ".

La baronne X... passait pour tromper outrageusement son époux. Son fils, un insupportable gamin, se blottissait souvent sur les genoux de sa mère pour échapper aux remontrances paternelles. Le père, furieux, grommelle : " Quel enfant! toujours fourré dans les jupes de la baronne!

- Hé, hé! murmure Feydeau; il s’y fera de belles relations! "

Henry Gidel

Avis du public : Georges Feydeau

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