Eric-Emmanuel Schmitt

En une dizaine d’années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés en France, Belgique, Suisse, comme à l’étranger. On trouve ses livres traduits dans vingt-cinq langues et plus de trente pays jouent régulièrement ses pièces.

Né le 28 mars 1960 à Ste Foy Les Lyon, il s’est d’abord fait connaître au théâtre.

  • Formation

Etudes musicales au Conservatoire de Lyon.
Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm de 1980 à 1985.
Agrégé de philosophie en 1983.
Docteur de Troisième Cycle en 1986. Thèse sur Diderot et la Métaphysique.

  • Bibliographie commentée

La nuit de Valognes, une variation moderne du mythe de Don Juan l’a pour la première fois révélé en France en 1991 puis a été créée par la Royal Shakespeare Company.

Puis vint Le Visiteur en 1993, un triomphe qui lui valut trois Molières en 1994 : Meilleur Auteur, Révélation Théâtrale, Meilleur Spectacle. La pièce a été traduite et jouée dans le monde entier. Une version lyrique en est sortie, créée au Théâtre Impérial de Compiègne, musique du compositeur grec Stavros Xarhakos. Dès cette deuxième pièce, Eric-Emmanuel Schmitt quitta son poste de maître de conférence en philosophie à l’Université de Savoie pour se consacrer entièrement à l’écriture.

Golden Joe fut créé en 1995 puis Variations Enigmatiques en 1996 au Théâtre Marigny par Alain Delon et Francis Huster. Cette pièce, la plus jouée de Schmitt à cette heure, a été ensuite créée dans toutes les grandes capitales Tokyo, Berlin, Moscou, Los Angeles et Londres avec Donald Sutherland.

Le Libertin fut créé en 1997 au Théâtre Montparnasse par Bernard Giraudeau et Christiane Cohendy puis commença une carrière internationale importante (Schaubühne de Zurich, de Berlin, etc.).

Quelques mois plus tard, naquit un monologue sur le bouddhisme Milarepa, créé à Vidy-Lausanne en coproduction avec le théâtre des Gémeaux de Sceaux, joué au festival d’Avignon en 1997, puis à Paris en 1999. Ce texte donna l’idée à Schmitt d’entamer un cycle de récits sur les religions qui devint plus tard Le Cycle de l’Invisible.

Frédérick ou le Boulevard du Crime en 1998 se monta presque simultanément à Paris avec Jean-Paul Belmondo et en Allemagne (Cologne et Baden-Baden).

Hôtel des deux mondes tint l’affiche du Théâtre Marigny (salle Popesco) pendant la saison 1999-2000, le succès obligeant à constituer trois distributions successives. L’Académie Française décerna alors à son auteur son Grand Prix du Théâtre (2000) pour l’ensemble de son œuvre.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, créé en décembre 1999 par Bruno-Abraham Kremer, fut repris au Festival d’Avignon en juillet 2001 puis à Paris au Studio des Champs-Elysées en septembre 2002 et n’a cessé de se jouer depuis, envoyé par le Ministère des Affaires Etrangères dans de multiples pays. Il est repris en septembre 2004 au Théâtre Marigny (salle Popesco). François Dupeyron en a tiré un film de cinéma qui valut à Omar Sharif le César du meilleur acteur en 2004.

Après ce deuxième opus du Cycle de l’Invisible, vint le troisième : Oscar et la dame rose, créé triomphalement à la Comédie des Champs-Elysées en février 2003 par Danielle Darrieux qui obtint le Molière de la meilleure comédienne pour sa double interprétation de l’enfant et de la dame rose.

En septembre 2003, Charlotte Rampling et Bernard Giraudeau créèrent Petits crimes conjugaux au Théâtre Edouard VII et jouèrent plusieurs mois à guichet fermé.

A partir de novembre 2004, Jacques Weber triomphe au théâtre Montparnasse dans L’Evangile selon Pilate, adaptation scénique faite par Eric-Emmanuel Schmitt de son roman. Parallèlement, dans la petite salle, Frédéric Quiring, jeune acteur de 30 ans, enthousiasme le public en incarnant Jésus dans La Nuit des Oliviers. Ces deux pièces sont publiées sous le titre Mes Evangiles chez Albin Michel.

Dans le même temps, Eric-Emmanuel Schmitt se consacra au roman. En 1995, il publia La Secte des Egoïstes avec un bel accueil critique. En 2000 parut L’Evangile selon Pilate qui l’établit comme romancier et remporta le Grand Prix des lectrices de Elle. Désormais, chaque roman qu’il publie occupe pendant des semaines, des mois, les listes des Best-Sellers.

Après ce livre lumineux, il publia La Part de l’Autre (2001), livre plus sombre consacré à Hitler, le vrai et le virtuel puis une variation fantaisiste et satirique sur le mythe de Faust Lorsque j’étais une œuvre d’art (2002).

Les récits de son Cycle de l’Invisible ont rencontré un immense succès aussi bien en francophonie qu’à l’étranger, aussi bien sur scène qu’en librairie. Milarepa sur le bouddhisme, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran sur le soufisme, Oscar et la dame rose sur le christianisme et L’enfant de Noé (2004) sur le judaïsme sont dévorés par des millions de lecteurs de toutes les générations.

En tant qu’essayiste, il fit paraître sa thèse de doctorat sous le titre Diderot ou la philosophie de la séduction (1997).

Amoureux de musique, il a signé la traduction française des Noces de Figaro de Mozart (Théâtre Impérial de Compiègne, 1997 et 1998) et achève celle de Don Giovanni.

2008 il met en scène La Tectonique des Sentiments dont il est l'auteur.

Il se consacre également à l'écriture cinématographique avec Odette Toulemonde (2007) et Oscar et la dame rose (2009).

En 2012 il prend la tête du Théâtre Rive-Gauche à Paris.

Il vit à Bruxelles et toutes ses œuvres sont publiées chez Albin Michel.

  • Adaptations théâtrales

1991 Sarcophagus de Vladimir Goubarieff (russe), Maison de la Culture de Loire Atlantique, mise en scène de Jean-Luc Tardieu, avec Marina Vlady et Martin Lamothe.
Marchand de Venise de William Shakespeare, Maison de la Culture de Loire Atlantique, avec Michel Blanc.
1997 Nine, comédie musicale américaine de Maury Yeston et Arthur Kopit - Folies Bergère, mise en scène de Saverio Marconi.
2002 Sarah de John Murrell (canadien anglais), Théâtre Edouard VII, Paris, avec Fanny Ardant et Robert Hirsch, mise en scène Bernard Murat
Private Lives de Noël Coward, Théâtre Edouard VII, Paris, avec Evelyne Bouix et Pierre Arditi, mise en scène Bernard Murat - Janvier 2004

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