Actuellement à l’affiche :  Molière

Les femmes savantes

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Théâtre de la Porte Saint-Martin Paris | du 10 septembre au 31 décembre 2016 | Durée : 2 heures
CLASSIQUE, A ne pas manquer, Comédie de moeurs, Coups de coeur, Sélection Comédie, Sélection pour les fêtes, Sélection Spectacle à partager, Tête d'affiche
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À partir de 13,50 €

L'Avare jusqu'à 57% de réduction

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  • 133 avis
Théâtre Michel Paris | du 23 octobre 2016 au 19 avril 2017 | Durée : 1h40
CLASSIQUE, JEUNE PUBLIC, Coups de coeur, Familial, Primaire
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À partir de 11 € au lieu de 14,50 €

 

Prochainement à l’affiche

Le Misanthrope

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Comédie-Française - Salle Richelieu Paris | du 21 décembre 2016 au 27 mars 2017 | Durée : 3 heures avec entracte
CLASSIQUE, Comédie de moeurs, Coups de coeur, Sélection pour les fêtes
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À partir de 16,50 €

Le bourgeois gentilhomme jusqu'à 15% de réduction

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Opéra Royal de Versailles Versailles | du 12 au 15 janvier 2017 | Durée : 3h30 entracte inclus
CLASSIQUE, MUSIQUE & DANSE, Coups de coeur, Opéra, Sélection pour les fêtes
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À partir de 79,50 € au lieu de 93 €

 

Anciennement à l’affiche

L'école des femmes

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  • 2 avis
Théâtre Fontaine Paris | du 25 octobre au 04 décembre 2016 | Durée : 1h45
CLASSIQUE, Ados, Familial, Primaire

Spectacle terminé depuis le 04 décembre 2016

 

Molière

Faire rire entre louanges et calomnies
Enfance
Début de carrière
La reconnaissance
Oeuvres

  • Faire rire entre louanges et calomnies

Jean-Baptiste Poquelin fut acteur, dramaturge, metteur en scène, directeur de troupe, tout à la fois. De plus, il tient sa place dans le panthéon des plus grands écrivains français, non seulement à cause de la façon dont il maniait ses vers, mais aussi parce qu’il fait rire. C’est avant tout un auteur comique, et son œuvre emprunte toute méthode concevable pour exulter ses spectateurs.

Sa vie, d’ailleurs, fut une série de tourbillons. Sans cesse atteint de maladies, Molière connut de grands succès aussi bien que l’échec total. Il était à la fois adoré par ses amis et détesté par un grand nombre d’ennemis. D’une part on le comblait de louanges, de l’autre on l’accablait de calomnies.

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  • Enfance

Il naquit à Paris en 1622, fils de Marie Cressé et d’un marchand tapissier, Jean Poquelin. Son père devint tapissier ordinaire du Roi, mais sa mère mourut alors que son fils n’avait que dix ans.

Jean-Baptiste suivit des cours au collège jésuite de Clermont jusqu’en 1637, avant de partir à Orléans y faire des études de droit. Ayant renoncé à une carrière juridique et à l’héritage que son père aurait pu lui offrir, il est presque certain que le jeune Poquelin fit ses débuts théâtraux avant 1643.

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  • Début de carrière

Jean-Baptiste se lia avec une famille de comédiens, les Béjart. Il prit le nom Molière et fonda conjointemment avec les Béjart «L’Illustre Théâtre», qui ouvrit au jeu de paume des Métayers en janvier 1644.

Or la compagnie connut rapidement des difficultés financières et déménagea au jeu de paume de la Croix-Noire. Son succès ne fut cependant point assuré, et l’Illustre Théâtre fit faillite en mai 1645.

Après la faillite de l’Illustre Théâtre, Molière et la famille Béjart quittèrent Paris en 1646. Madeleine Béjart avait déjà pour protecteur le duc d’Épernon, et celui-ci prêta son nom à la nouvelle troupe de Molière et de ses compagnons.

La troupe du duc d’Épernon sous la direction de Charles Dufresne au départ fut basée à Bordeaux. Elle faisait des tournées en Languedoc surtout, et prit une autre base à Pézenas (Hérault). Elle visitait aussi Provence, et montait jusqu’à Lyon où elle s’installerait vers 1653.

Il est probable que cette période eût constaté les débuts de Molière comme auteur comique, avec La Jalousie du barbouillé et Le Médecin volant.

En 1652, la troupe attira le patronage du prince de Conti. Lors de son installation à Lyon en 1653, les comédiens du prince de Conti jouèrent deux nouveautés de la plume de Molière, toutes deux comédies en cinq actes : L’Étourdi, ou Le Contre-Temps et, en 1656, Le Dépit amoureux.

Malgré la réussite de ces pièces, la troupe perdit son protecteur. Le prince de Conti se convertit en 1657 et retira son patronage. Désormais il deviendrait l’un des opposants du théâtre les plus acharnés de son époque.

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  • La reconnaissance

En 1658, Molière et les Béjart regagnèrent Paris. La réussite de L’Étourdi et du Dépit amoureux suscita l’attention de Monsieur, le frère du Roi, qui leur accorda sa protection.

La troupe s’installa à la salle du Petit-Bourbon qu’elle devait partager avec des comédiens italiens. Ces italiens, interprètes de la commedia dell’arte, étaient alors très à la mode et Molière, désormais directeur de la troupe, dut s’accomoder à ses hôtes.

Molière connut néanmoins en 1659 un succès énorme avec Les Précieuses ridicules, une farce qui satirisait les tentatives de raffinement de la langue française et les affections de galanterie exigées par des personnages qui voulaient imiter une mode de vie décrite dans certains romans de l’époque, surtout ceux de Madeleine de Scudéry. Ainsi cette pièce non seulement élança Molière dans sa carrière comme directeur de théâtre, elle mais le fit entrer dans les polémiques littéraires de son temps.

En 1660, les comédiens de Monsieur, quittèrent le Petit-Bourbon pour s’installer au théâtre du Palais-Royal. Les italiens vinrent avec, mais à des conditions plus égales.

Les comédiens italiens comptaient parmi leur nombre un Arlequin (Joseph-Dominique Bianolelli), un Trivelin (Domenico Locatelli) et un Scaramouche (Tiberio Fiurelli) que l’on appelait le maître de Molière. Plusieurs récits contemporains décrivent Molière comme apprenant son métier d’acteur et son style de jeu suivant les conseils de Scaramouche, et il est certain que Molière en tira beaucoup de la commedia dell’arte. Ceci paraît clair lorsque l’on considère le personnage de Sganarelle, un type issu du valet comique du théâtre italien, qui reparut cette année dans Sganarelle, ou Le Cocu imaginaire.

Ayant plu à la ville, Molière tenta de plaire davantage à la Cour. En 1661 les comédiens de Monsieur présentèrent une comédie héroïque, genre assez à la mode parmi les courtisans, afin de montrer que son auteur ne savait pas écrire que de farces. Or Dom Garcie de Navarre et son analyse de la jalousie ne firent pas grand éclat.

Par la suite Molière retourna à une comédie plus populaire dans laquelle il reprit le personnage de Sganarelle : L’École des maris. On pourrait considérer cette pièce comme un avant-coureur du Misanthrope, puisque le personnage d’Ariste possède quelques traits semblables à Alceste, quoique le milieu de L’École des maris fût bien plus bourgeois que celui du Misanthrope.

En août 1661, Molière et ses compagnons eurent l’occasion de jouer devant la Cour en présentant Les Fâcheux aux «Divertissements du Roi» donnés par Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Ces fêtes furent cependant les dernières pour le surintendant des finances ; peu après Louis XIV ordonna son arrestation pour détournement de fonds.

L’année qui vit la première représentation de L’École des femmes (pièce qui remporta beaucoup de critiques ainsi que de recettes considérables) témoigna aussi du mariage de Molière avec Armande Béjart.

Celle-ci était censée être la sœur cadette de Madeleine, quoique l’on prétendât que ce n’était pas sa sœur mais sa fille, et par la suite que Molière était son père. La vérité de ce fait reste obscure mais, selon la plupart de commentaires, ce n’était pas un ménage heureux.

Face aux censures implacables et de sa vie personnelle et de L’École des femmes, pièce jugée par ses ennemis comme contraire aux bienséances, Molière répliqua sur les planches mêmes en faisant jouer deux courtes comédies, entraînant ce que l’on appelerait «la guerre comique» : La Critique de École des femmes mit en scène les débats de personnages prétendus avoir vu la pièce, tandis que L’Impromptu de Versailles dépeignit la troupe de Molière se préparant avant une nouvelle production.

Il est clair cependant que Molière retint la faveur du roi, pusique Louis XIV lui accorda une pension cette année.

On pourrait désormais compter Molière parmi les préférés du roi et il donnait de plus en plus ses pièces devant la Cour avant de les faire jouer en ville. Le Mariage forcé, par exemple, fit partie des «Divertissements royaux» au Louvre, tandis que Les Plaisirs de l’Île enchantée à Versailles virent la première répresentation de La Princesse d’Élide, une comédie galante.

Aux mêmes fêtes à Versailles, les comédiens de Monsieur représentèrent une nouvelle comédie intitulée Tartuffe. Or son thème d’hypocrisie religieuse fit vite interdire cette pièce et entraîna de nouvelles difficultés pour son auteur. Néanmoins, Molière semble avoir retenu l’approbation royale puisqu’au baptême de son premier fils Louis, Louis XIV lui-même fut parrain et Henriette d’Angleterre (la belle-sœur du roi) fut marraine.

Face à la cabale dévote qui avait réussi à faire interdire Le Tartuffe, Molière ne s’en recula pas mais donna une nouvelle comédie pleine de controverses, Dom Juan, ou Le Festin de Pierre. Puis Louis XIV annonça son patronage de Molière : la première pièce jouée par la nouvelle Troupe du Roi fut une comédie en trois actes, L'Amour médecin.

La Troupe du Roi continuait à jouer des pièces d’autres mains que celle de Molière, mais en décembre de cette année le metteur en scène se brouilla avec un jeune tragédien, Jean Racine. Celui-ci ayant confié à Molière sa nouvelle tragédie Alexandre Le Grand décida après quelques jours de la faire jouer à l’Hôtel de Bourgogne par une compagnie rivale. Sa motivation demeure obscur, mais Molière l’eût considéré comme un parvenu ingrat.

En 1666, Le Misanthrope, comédie où le personnage principal s’en prend à l’hypocrisie des courtisans, n’attira pas un grand public mais plut néantmoins à Boileau, que certains considèrent comme le modèle d’Alceste. Molière présenta donc Le Médecin malgré lui, une grande réussite malgré l’édition d’une diatribe contre le théâtre de la plume de son ancien protecteur, le prince de Conti.

Après la production de Mélicerte, Mademoiselle du Parc quitta la troupe du Roi pour jouer dans les tragédies de Racine à l’Hôtel de Bourgogne.

Molière retenta de mettre son Tartuffe à la scène (cette fois-ci sous le titre de L’Imposteur) mais sans succès. Car le pouvoir du parti dévot continuait, comme l’on puisse constater en lisant Pierre Nicole, qui déclara que “la comédie par sa nature même est une école et un exercice de vice”.

Molière tomba gravement malade cette année, jusqu’au point où ses médecins l’interdirent de boire rien que du lait. Il ne put produire qu’une nouvelle comédie, Le Sicilien, ou L’Amour peintre.

En 1668, Molière se lança dans le travail après sa longue maladie. Non seulement représenta-t-il trois comédies nouvelles (Amphitryon, George Dandin, L’Avare) mais il aida Subligny dans sa production d’une parodie de l'Andromaque de Racine, La Folle Querelle.

Tartuffe fut enfin représenté cette année dans sa version intégrale, telle que l’on la connaît aujourd’hui. Molière collabora aussi avec Lully dans la production d’une nouvelle comédie-ballet, Monsieur de Pourceaugnac.

En 1670, Louis XIV indiqua à Molière le sujet pour sa prochaine pièce, Les Amants magnifiques, comédie presque pastorale mêlée de musique et d’entrées de ballets, dans lesquelles le Roi lui-même aurait joué.

Or huit mois plus tard, la Troupe du Roi repésenta une nouvelle comédie-ballet, Le Bourgeois Gentilhomme. Dans le personnage central de Monsieur Jourdain, certains voyaient une satire du contrôleur général des finances, Jean-Baptiste Colbert.

En 1671, Molière travailla pour la dernière fois avec Lully dans la production de Psyché, une tragédie-ballet sur laquelle ils collaborèrent aussi avec Philippe Quinault et Thomas Corneille. La rédaction de la pièce se fit avec empressement, semble-t-il, et cette hâte ajoutée au fait que Molière n’était guère reconnu comme auteur tragique contribua à l’accueil assez tiède que reçut Psyché.

Molière retourna donc au style italien, en faisant jouer Les Fourberies de Scapin. Cette comédie attira des foules, mais déplut à Boileau qui raconterait : " Dans ce sac ridicule où Scapin s’enveloppe, Je ne reconnais plus l’auteur du Misanthrope. " 

Cette année vit aussi la première représentaion de La Comtesse d’Escarbagnas.

Le théâtre de Molière dut changer de direction cette année puisque son ancien collaborateur Jean-Baptiste Lully détint par un arrêt le monopole des productions opératiques. Molière n’avait plus droit aux musiciens qu’il avait autrefois engagé, donc au lieu d’une comédie-ballet il produit une comédie satirique, Les Femmes savantes.

Malgré les arrêts de Lully, Molière travailla sur une autre comédie mêlée de musique et de danses avec un jeune compositeur, Marc-Antoine Charpentier. Dans Le Malade imaginaire Molière prit le rôle d’un hypocondriaque mais, grande ironie, lors de la quatrième représentation il fut atteint par quelque crise de santé. On le ramena chez lui mais il mourut quelques heures plus tard.

Sa femme Armande dut supplier le roi, Louis XIV, pour qu’il intervienne auprès de l’archevêque de Paris qui avait défendu l’inhumation de Molière en terre consacrée.

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  • Oeuvres

La Jalousie du Barbouillé
Le Médecin volant
1654 L'Étourdi Fin
1656 Le Dépit amoureux
1659 Les Précieuses ridicules
1660 Sganarelle ou le Cocu imaginaire
1661 Dom Garcie de Navarre
L'École des maris
Les Fâcheux
1662 L'Ecole des femmes
1663 La Critique de L'École des femmes
L'Impromptu de Versailles
1664 Le Mariage forcé
La Princesse d'Élide
Le Tartuffe
1665 Dom Juan
L'Amour Médecin
1666 Le Misanthrope
Le Médecin malgré lui
Mélicerte
1667 Pastorale comique
Le Sicilien ou l'Amour peintre
1668 Amphitryon
George Dandin
L'Avare
1669 Monsieur de Pourceaugnac
1670 Les Amants magnifiques
Le Bourgeois gentilhomme
1671 Psyché
Les Fourberies de Scapin
La Comtesse d'Escarbagnas
1672 Les Femmes savantes
1673 Le Malade imaginaire

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    Guy H. 21 octobre 2016

    Les femmes savantes, Le malade imaginaire, Le bougeois gentilhomme Molière est on ne peut plus jubilatoire lorsqu'il est joué par des acteurs de talent qui tout en respectant le texte, se lachent ! Un délice ! J'ai tellement aimé J-C Dreyfus dans le malade imaginaire. De même Jean Le Poulain dans Volpone qui est plutôt de ... Ben Jonson ! que de Molière mais tout aussi truculent quand joué comme cela !!! »
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    Eric B. 18 mai 2015

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