Les avis de Jacques F.

La très bouleversante confession...

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Théâtre 13 - Bibliothèque, Paris | du 10 au 14 novembre 2021 | Durée : 1h30

CONTEMPORAIN, Pièce d'actualité


"minuit et demi" ("zero dark thirty") de propagande
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Jacques F. le 17 janvier 2020 à 10:16

"minuit et demi" ("zero dark thirty") de propagande On se croirait dans un "happening" de propagande anti-américain des années 60, genre Armand Gatti ou Living Theater. C'est long, si linéaire, si lourdingue, si conformiste, si attendu, bien joué c'est sûr mais qui pour s'en prendre aux autres impérialistes, les Russes, les Chinois, les Cubains? Au théâtre aujourd'hui pas grand monde. Je préfère le film de Bigelow. J. Faule

L'idiot

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Théâtre 14, Paris | du 17 mai au 30 juin 2018 | Durée : 2h20 environ

CLASSIQUE


"Prince Mychkine qui sur tous a mettrie" à propos de l'Idiot au Théâtre 14
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Jacques F. le 01 juin 2018 à 12:50

"Prince Mychkine qui sur tous a mettrie" à propos de l'Idiot au Théâtre 14 Quel pièce et quel spectacle. J'aurais dû me lever hier soir au Théâtre 14 pour inciter le public à applaudir encore et encore, encore et toujours, il faut les secouer ces parisiens. Trois rappels c'est bien peu pour une telle réussite. Tous les comédiens sont excellents, leur voix porte, le texte est parfaitement articulé, que cela nous change, point de décor mais de jolies robes pour de belles actrices qui jouent à merveille la curiosité piquée, la séduction avec l'intelligence dans le regard, la moquerie gentille à l'égard de leur mère, des belles qui savent marcher sur un plateau, quels yeux toutes, la classe quoi ! Rogojine est parfait en "moujik" roué au sourire carnassier et ravageur, et le factotum cynique ("C'est l'argent, c'est la richesse qui fera de moi un homme non ordinaire", qui ultime fierté ou lâcheté refuse de se brûler les doigts pour récupérer le magot dans la cheminée) et les gérontes qui en font des tonnes et on en redemande. Et Nastassia qui à la hussarde s'empare du plateau vampant son auditoire. Ce texte incroyable palpite. J'ai lu que, comme Villon sur le gibet c'est in extremis que Dostoïevski avait été gracié devant le peloton d'exécution. Arnaud Denis éternel jeune homme, au timbre si personnel, incarne l'ange de bonté, l'Idiot qui voit les êtres et leur dit toute la vérité : "Vos yeux, confie-t-il simplement et doucement à Nastassia-Marie-Madeleine, sont ceux du condamné à mort" et plus loin "Tu n'es pas coupable, c'est ma faute." Tiens je crois bien que je vais y retourner, ça se donne jusqu'à la fin juin. Jacques Faule jacques.faule8@orange.fr