Théâtre Nô - Marie-Antoinette

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Opéra Comique , Paris

Le 08 octobre 2019
Durée : 2h45

MUSIQUE & DANSE

,

Coups de coeur

,

Japonais

,

Musique du monde

,

Sélection Evénement

,

Théâtre d'ailleurs

Minoru IV UMEWAKA est l’un des plus grands et des plus audacieux représentants du théâtre Nô d’aujourd’hui. Sa vision novatrice a revitalisé l'art classique du Nô. Au programme : Marie-Antoinette (Nô-création) suivi de Tsuchigumo (Nô classique).
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Spectacle terminé depuis le 08 octobre 2019

 

Photos & vidéos

Théâtre Nô - Marie-Antoinette

De

Shinji Ueda

Chorégraphie

Kanjûro Fujima

Mise en scène

Shinji Ueda

,

Minoru Genshô Umewaka

Avec

Kazuyuki Fukuô

,

Kairi Hokushô

,

Minoru Genshô Umewaka

  • Les créateurs du spectacle

Nô moderne, Marie Antoinette est écrit par le scénariste-metteur en scène Shinji UEDA, particulièrement en vue depuis le succès phénoménal de La Rose de Versailles (donné par la Revue Takarazuka avec le nombre record de plus de 5 millions de spectateurs).

La co-mise en scène et la composition des chants sont l’œuvre d’une des plus grandes figures des arts du spectacle traditionnel, Minoru IV UMEWAKA, Trésor National Vivant et membre de l'Académie Japonaise des Arts. La chorégraphie et la composition musicale du Kyôgen sont dus à Maître Kanjûro FUJIMA, huitième héritier de l’École FUJIMA.

  • Marie-Antoinette (Nô-création)

Première partie

Un aristocrate suédois, le Comte Von Fersen qui fut amoureux de Marie-Antoinette, visite le palais en ruine de la défunte reine. Il y a un parfum de roses. La rose est le symbole de Marie-Antoinette. Emu par ce parfum de rose, Axel de Fersen se rappelle l’être cher décédé... A ce moment, l’esprit de Marie-Antoinette lui apparaît, accompagné par l‘esprit de la rose. Ils se réjouissent de ces retrouvailles. Marie-Antoinette raconte qu'elle a dû quitter le monde avec le sentiment de l’inachevé. En versant des larmes de sang, elle se plaint de son destin aussi éphémère que la vie de la fleur est brève. Tout en parlant de sa joie de ces retrouvailles, elle se rend compte que son destin est la séparation et elle s’enfuit.

Intermède comique : KYÔGEN

Une actrice de la Revue Takarazuka change complètement l’atmosphère en jouant avec le thème des « fleurs ». La scène est superbement rythmée avec un accompagnement d’instruments musicaux traditionnels : Nagauta (chants), shamisen, koto, flutes et tambours, et mouvements de danse japonaise. L’ambiance est imprégnée de comique dans le style du Kyôgen.

Deuxième partie

Marie-Antoinette est de nouveau sur scène pour revivre sa tragique fin de vie. La musique intense du Jiuta (chœur) et les instruments musicaux expriment l'agitation, la guerre, la révolution. Marie-Antoinette, chassée du trône, emprisonnée et seule, se souvient de sa vie à la Cour. Reine, épouse et mère d’un petit enfant, elle a néanmoins un sentiment de solitude. Mariée très jeune, venant d’Autriche, elle est souvent victime des intrigues menées par des aristocrates français, sans pouvoir distinguer qui est son allié et qui son ennemi. Menant une vie peu remplie à son goût, elle rencontre enfin la personne chère de son cœur, Axel de Fersen. Mais la vie heureuse ne dure pas longtemps.

Le pays est dans un état de désolation et la reine est chassée par la révolution, puis séparée de sa famille et emprisonnée. Enfin, Marie-Antoinette est menée vers la plate-forme d'exécution. A ce moment, elle se rappelle une phrase de sa mère, « se marier avec la France, c’est pour servir le pays et les peuples de la France ». A ce dernier moment de sa vie, la reine suit cet enseignement et monte les escaliers menant à la décapitation, marche après marche, sans aucune agitation. Au rideau final, nous nous demandons ce qu’était la pensée de Marie-Antoinette à cet ultime instant, et la réponse dépend de la sensibilité de chacun. La dernière chanson (chœur) s’achève avec le vers « La vie de la fleur dure pour l'éternité.»

Chant final

« Même si ma vie s’achève cet instant, rose, ma fleur adorée, tu écloras encore au temps qui toujours revient.
Alors que la vie humaine est courte, les fleurs écloront de nouveau la saison prochaine. C’est la règle de ce monde et le cycle de la vie (le samsara) sur terre.
Porte mes pensée pour toujours et éclos, ma rose. »

  • Tsuchigumo (Nô classique)

Cette pièce fut créée vers le 15ème siècle.

Raikô MINAMOTO (un des grands chefs samuraï de l’époque), est très malade et alité. Sa serveuse, Kotchô, lui apporte un médicament. Cependant, l’état de Raikô semble s’aggraver toujours plus. Elle le laisse seul dans sa chambre après le service et, tard dans la nuit, un inconnu habillé en bonze s’introduit dans sa chambre et lui demande comment il se sent.

Il s’approche de Raikô en disant que « la cause de votre maladie, c’est moi… »
Tout à coup, cet individu lance des toiles d’araignée sur Raikô afin de l’immobiliser.
Raikô riposte en prenant de son chevet son célèbre sabre.
Le bonze s’enfuit.

Entendant ces bruits, son serviteur, Hitorimusha se précipite dans la pièce avec ses hommes. Raikô lui raconte ce qui s’est passé et donne un nouveau nom à son fameux sabre, KUMO-KIRI (tueur d’araignée). Et il ordonne à Hitorimusha d’aller chercher cette araignée et de l’achever. Suivant les traces de sang de ce monstre, Hitorimusha parvient à découvrir un vieux tas de terre, sans doute la tanière du monstre-araignée.

Lorsqu’il démolit ce tertre, un esprit de Tsutchigumo (araignée de terre) apparaît. Cet esprit de Tsuchigumo résiste en lançant mille toiles d’araignée, mais Hitorimusha et ses hommes arrivent à le cerner et à abattre le monstre-araignée.

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