Te Deum / Messe à quatre choeurs

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Opéra Royal de Versailles , Versailles

Le 31 mars 2019

MUSIQUE & DANSE

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Concert

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Musique classique

C’est loin des sphères du pouvoir, mais néanmoins à sa glorification, que Marc-Antoine Charpentier compose le très célèbre Te Deum H146, très probablement écrit pour célébrer la Victoire de Steinkerque de 1692. Cette puissante fresque symbolise à elle seule le Grand Siècle des arts, mais aussi des conquêtes, de Louis XIV. A la Chapelle Royale.
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Te Deum / Messe à quatre choeurs

De

Marc-Antoine Charpentier

Direction musicale

Sébastien Daucé

A la Chapelle Royale.

Les quelques années passées en Italie dans sa jeunesse ont durablement marqué la sensibilité de Marc-Antoine Charpentier. On entendait dans la Rome des années 1665 des musiques démonstratives, colorées, profondes. Depuis plus d’un siècle, les musiciens italiens cultivent avec bonheur l’art de la polychoralité : plusieurs chœurs, des chanteurs et/ou d’instruments dialoguent entre eux, généralement répartis dans plusieurs espaces. En France, les exemples de polychoralité sont très rares. Charpentier ajoute donc à cette exception française en composant une messe à 16 parties où il utilise toutes les combinaisons possibles qu’offre cet effectif. A-t-elle jamais été jouée de son vivant ? Si c’est le cas, on ignore aujourd’hui dans quel cadre exceptionnel cette messe aurait été donnée.

Dans les nombreux manuscrits autographes se trouve une autre messe, italienne cette fois, d’un certain Francesco Beretta, composée elle aussi à seize voix. On a longtemps cru à tort que Charpentier avait copié cette œuvre lors de son séjour romain pour s’en servir comme modèle de retour en France. Il semblerait aujourd’hui que cette œuvre soit arrivée entre ses mains bien après son voyage, et après qu’il a composé sa propre messe. Charpentier ajoute dans ses cahiers des remarques stupéfiantes et livre une critique de la messe de Berretta montrant l’étendue de sa science et se da sensibilité.

Il y ajoute un petit schéma, griffonné au début de sa messe concernant la spatialisation des chœurs avec deux solutions possibles. Les indications de ce type sont rarissimes et rendent d’autant plus précieuse cette musique particulière.

De retour à Paris en 1669, après avoir baigné plusieurs années dans la musique italienne dans toute sa diversité, on peut imaginer la plume de Charpentier se souvenir du faste et de la grandeur de ces musiques de Bologne, Venise ou Rome, pour composer sa propre messe à quatre chœurs.

De retour en France, Charpentier évolue loin de la musique du Roi, et entre au service de la très religieuse Mademoiselle de Guise vingt ans durant. Mais il n’en est pas moins très apprécié de Louis XIV et tente alors le concours de sous-maître de la Chapelle : se doutant des méthodes en vigueur et des jeux d’influence pour cette place éminemment convoitée, il se fait finalement porter malade. C’est loin des sphères du pouvoir, mais néanmoins à sa glorification, qu’il compose le très célèbre Te Deum H146, très probablement écrit pour célébrer la Victoire de Steinkerque de 1692. Cette puissante fresque dont le prélude s’ouvre aux rythmes martiaux des timbales et des trompettes symbolise à elle seule le Grand Siècle des arts, mais aussi des conquêtes, de Louis XIV.

Avec l'ensemble Correspondances, sous la direction de Sébastien Daucé.

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