Raúl Herrera - Musique mexicaine de salon

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Musée d’Orsay - Salle des Fêtes , Paris

Du 22 au 23 octobre 2011
Durée : 1h10 sans entracte

MUSIQUE & DANSE

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Coups de coeur

Les salons de la ville de Mexico, à la fin du XIXe siècle, n’ont rien à envier à Paris. Y résonnent valses françaises, mazurkas, impromptus et préludes rappelant les compositeurs français, tandis qu’à travers le pays le conflit se trame. Raúl Herrera capte l’esprit du temps à travers la musique de cette époque et l’histoire de sa famille, qu’il raconte. Dans le cadre du Festival d'Automne à Paris.
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Spectacle terminé depuis le 23 octobre 2011

 

Raúl Herrera - Musique mexicaine de salon

Avec

Raul Herrera

Dans le cadre du Festival d'Automne à Paris.

À l’aube du XXe siècle, le Mexique vit depuis près de trente ans sous la dictature de Porfirio Diaz, mascarade bureaucratique de démocratie qui mêle progrès industriel, concentration des richesses, exploitation des travailleurs – femmes et enfants inclus –, persécution des agriculteurs, des peuples et des minorités indigènes et appauvrissement de la population. Dans la haute société et les classes moyennes mexicaines, la mode est parisienne. La France, alors au sommet de son rayonnement culturel, est l’un des principaux partenaires de l’économie mexicaine – même si l’intervention militaire française (1861-1867) et le règne éphémère de Maximilien ont posé les bases d’une relation problématique entre les deux pays.

Les salons bourgeois de Mexico ressemblent donc à leurs homologues parisiens ; les Verdurin s’y sentiraient bien. L’incontournable piano, ré-inventé par Frédéric Chopin et surtout par Franz Liszt, y trône, au centre des attentions et des discussions. Et les musiciens mexicains composent pour leurs hôtes des valses dans le plus pur style français, ainsi que des mazurkas, impromptus et autres préludes mélancoliques qui dégagent un délicat parfum de Saint-Saëns, Massenet, Chabrier et même Cécile Chaminade.

Dans le reste du pays, la musique est toute autre : la rumeur gronde et la guerre civile, avec à sa tête des hommes comme Francisco I. Madero, Pascual Orozco et Emiliano Zapata, se fait menaçante.

Doublant son talent de pianiste d’une érudition sans faille et d’un don de conteur, Raúl Herrera exhume pour nous cet âge d’or d’un monde prêt à basculer. Entre deux pièces de Ricardo Castro (1864-1907), Manuel M. Ponce (1882- 1948) ou Alfredo Carrasco (1875-1945), dont les accents bucoliques et surannés rappellent la grande époque du cinéma muet, Raúl Herrera nous raconte la saga de sa famille, étroitement liée à l’histoire de ce Mexique lointain.

Felipe Villanueva (1862-1893) : Vals Poético, Troisième Mazurka
Alfredo Carrasco (1875-1945) : Huitième Mazurka
Ernesto Elorduy (1855-1913) : Nebulosa, feuille d’album
María Luisa, mazurka de salon
Ricardo Castro (1864-1907) : Polonaise n°1 opus 11
Valse – Caprice, opus 1 ; Valse Bluette
Manuel M. Ponce (1882-1948) : Intermezzo n°1
Guateque, tempo di danzón ; Balada Mexicana
Franz Liszt (1811-1886), Liebestraum n°1 ; Valse Oubliée n°1

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