Philippe Jaroussky et Valer Sabadus

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Opéra Royal de Versailles , Versailles

Le 03 juillet 2020
Durée : 1h30 sans entracte

MUSIQUE & DANSE

,

Concert

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Musique classique

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Tête d'affiche

Les deux contre ténors Philippe Jaroussky et Valer Sabadus unissent leurs voix pour interpréter les cantates italiennes de Luigi Rossi, à l'image des premiers castrats à Paris.
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Philippe Jaroussky et Valer Sabadus

De

Luigi Rossi

Direction musicale

Christina Pluhar

Avec

Philippe Jaroussky

,

Valer Sabadus

Aucun compositeur d’Italie ne connut autant de succès en France durant le XVIIe siècle que Luigi Rossi, compositeur, harpiste, luthiste, chanteur et organiste.

Elève de Giovanni de Macque à Naples, Luigi Rossi se rend à Rome en 1614. Il entre au service de la famille Borghèse et devient organiste à San Luigi dei Francesi. En 1635, il poursuit sur l’invitation de Ferdinando II de Medici à Florence où il passe plusieurs années. Le point mire de l’activité musicale à Rome à l’époque de Luigi Rossi est la famille Barberini, qui offre à la créativité des compositeurs l’espace qui leur permettra de s’épanouir pleinement. Les figures marquantes de cette dynastie sont le pape Urban VIII (Maffeo Barberini) et ses neveux Francesco et le cardinal Antonio Barberini, qui font du palais Barberini et son théâtre la plaque tournante de l’opéra romain. Ils commandent des messes, des oratorios et des opéras qui sont exécutés au moment du carnaval, des mariages, des événements politiques, des couronnements ou des visites officielles importantes.

Luigi Rossi est engagé par le cardinal Antonio Barberini pour mettre en musique un livret de Giulio Rospigliosi : le Palazzo incantato (1642), inspiré de l'Orlando Furioso, qui connut un énorme succès au carnaval de 1642. Des castrats les plus célèbres de leur époque comme Marc’Antonio Pasqualini, Mario Savioni et Loreto Vittori participaient aux spectacles, des centaines de machines et des centaines de décorateurs et techniciens font de cette œuvre un évènement-spectacle qui dure sept heures.

La dynastie de Barberini prend brusquement fin au moment du décès du pape Urban VIII où le nouveau pape découvre que les fonds officiels du Vatican étaient détournés par la famille Barberini pour financer leurs spectacles... Ce qui oblige les Barberini à choisir l’exil parisien en 1645. Ils amènent avec eux une partie de leurs musiciens comme Marco Marazzoli, la fameuse chanteuse Leonora Baroni, les castrats Atto Melani et Mario Savioni, amis, collègues et exécutants des cantates de Luigi Rossi. À la demande de Mazarin et recommandé par le cardinal Barberini, Rossi vint à Paris à la fin de l'été 1646.

Le mécénat musical du cardinal Mazarin est l’un des aspects saillants d’une ambitieuse politique qui touchait tous les arts et visait à acclimater le goût italien en France. Il ne cessera plus, par la suite, de rechercher des artistes aptes à servir son dessein d’implanter l’opéra italien en France : l’Orfeo (1647) de Rossi, sur un poème de l’abbé Buti, sera l’une des plus ambitieuses productions en ce domaine. Le projet se base sur deux manuscrits précieux offerts à Anne d’Autriche, qui sont conservés à la Bibliothèque Nationale de Paris. Ils contiennent une centaine de cantates italiennes, la plupart composé par Luigi Rossi. Ces deux livres sont décorés avec l’emblème de la famille Barberini, et font témoin de l’exécution de la musique vocale italienne par des chanteurs italiens et français.

Avec l'Arpeggiata.

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