Mademoiselle C.

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Essaïon, Paris
Du 20 août au 16 octobre 2021
Durée : 1 heure

Avis du public

Superbe
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07 juin 2019 à 17:09

Superbe Une prestation superbe
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06 avril 2019 à 11:16

Belle performance d’actrice qui nous fait ressentir avec justesse la descente aux enfers de Camille dans une mise en scène efficace. Un régal !
Inoubliable
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19 août 2018 à 09:28

Inoubliable Si le spectacle de Maude Sambuis n'avait qu'une vertu, ce serait celle de nous faire aimer Camille Claudel, tel qu'elle fut, avec ses fêlures laissant passer la lumière, dirait Audiard. On sort du théâtre Essaïon avec une impatiente envie de voir ou de revoir ses oeuvres ; idéalement de les toucher, avec la sensation de suivre le tracé, tiède encore, des doigts de Camille, charme animiste de la sculpture. La vie de Camille Claudel résiste à toutes les simplifications, même à la dénonciation féministe. Née au milieu du XIXème, elle n'est pourtant ni paysanne, ni ouvrière. Aisée, cultivée, belle, toutes les fées se sont penchées sur son berceau lui offrant le plus beau des cadeaux : une vocation, associée au talent pour la faire éclore. En chemin, elle devient la maitresse du plus grand sculpteur de son temps et son unique élève. Et puis… Pas à pas, presque méthodiquement élaboré par ses soins, s'accomplit… le gâchis complet. La faute aux autres évidemment, à tous les autres, sauf à son père. La faute à un amour qu'elle rêvait absolu et exclusif, mais qui s'est doucement frelaté dans l'ombre tutélaire du maitre. La faute aussi au succès, critique ou commercial, qui demeurera de son vivant une vieille lune. Intolérante à la frustration, Camille s'aigrit, se cabre et s'étiole chaque jour davantage, au point de faire peur à sa famille et ses voisins d'immeuble. L'asile blafard la guette. Toutes les cartes lui glissent des mains, les unes après les autres, ce que Maude nous fait ressentir en touches subtiles. La comédienne-auteure campe d'abord la jeune fille, claire et mutine, puis elle nous entraine sur le chemin radieux et sensuel, non sans épines, de l'emballement pour Rodin, avant d’arpenter un territoire de plus en plus désolé et pavé de rancoeur. Errant sur le sol glacé de son atelier, beauté échevelée et diaphane, Maude Sambuis nous réchauffe l'âme. Du théâtre, du vrai